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sensibilisation de masse dans les marchés de Port Salut, de Tiburon et de Rôche à Bâteau.

Les 23, 24 et 25 octobre 2018, la Fondation Maurice A Sixto (FMAS), ses mobilisateurs de terrain et les agents de terrain de l’Acted (Lamarre et Philippe) ont travaillé de concert pour réaliser des séances de sensibilisation de masse dans les marchés de Port Salut, de Tiburon et de Rôche à Bâteau. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le travail domestique des enfants, implémenté par ACTED, et financé par le Canada, à travers Unicef.

Au cours de cette deuxième mission dans le département Sud dans le cadre des séances de sensibilisation de masse, nous avons travaillé le 23 octobre à Port Salut, le 24 octobre à Tiburon et le 25 octobre à Rôche à bâteau. Dans ce rapport nous aurons à mettre l’accent sur les différentes interactions et l’importance des messages clés véhiculés, expliqués et débattus dans le cadre desdites séances. Voici donc une brève présentation de notre plan d’intervention pour les trois (3) jours d’activités réalisées dans les côtes du Sud.


Sistèm Restavèk la ak konsekans li ;

Pi bon mwayen ki genyen pou nou pwoteje pitit nou yo, se pa bay yo rete ak moun. Lè timoun nan rete kay moun, li sibi tout kalite vyolans, e vyolans sa yo pral gen konsekans grav nan lavi timoun sa yo.

1- Kisa Vyolans sou timoun ye ?

2- Kisa ki ka fe yon timoun viktim vyolans ?

3- Ki enpak, ki konsekans vyolans lan ka genyen sou lavi timoun nan ?

4- Mesaj pou kominote a.

5- Mesaj kle.

23 Octobre 2018, Port Salut, au marché Carrefour Maçon

Notre première séance de sensibilisation a débuté à Port Salut au Marché « Carrefour Macon », de 11 heures AM à 2h PM. Au cours de cette séance, les habitants de la zone se sont montrés très intéressés par rapport aux messages véhiculés. Bien qu’ils ne fussent pas aussi nombreux qu’on l’espérait, nous avons eu plus d’interaction dans cette zone que dans les deux autres communes. Dans le cadre des différentes interactions qu’on a eues avec les gens, on a pu constater que ces derniers n’arrivent pas à délimiter l’enfance qui se situe de 0 à 17 ans et la période adulte qui s’étend de 18 ans à X. (Pourquoi ?) Selon eux, quel que soit l’âge de l’adulte, s’il ne travaille, s’il habite la maison de ses parents on le considère comme un enfant à charge.

Ce constat nous a permis d’intervenir sur les intérêts supérieurs de l’enfant qui doivent être respectés dès le berceau.

24 Octobre 2018, Marché de Tiburon

Nous avons parcouru un trajet de 10 heures de temps, aller et retour pour atteindre la commune de Tiburon. Et c’est là que nous nous sommes rendu compte qu’à partir de ce travail de sensibilisation, nous avons touché la plaie du doigt. C’est ce qui aurait du être fait depuis longtemps, à savoir, se rendre à la source du problème c’est-à-dire toucher les endroits les plus reculés et difficile d’accès pour aider les parents biologiques à comprendre les vécus quotidiens de leurs enfants envoyés comme domestiques dans les grandes villes. A partir de ce travail, nous avons recueilli plusieurs témoignages de parents, de voisins et même des victimes sur la maltraitance qu’ont subi certains enfants placés en domesticité.

25 Octobre 2018, Marché de Rôche à bâteau

Contrairement aux autres communes, à Rôche à bâteau nous n’avons pas eu de témoignage. Par contre, nous avons eu une audience qui a chaleureusement applaudi le travail que nous faisons et ces gens ont décidé de décourager leurs compatriotes à envoyer leurs enfants en domesticité dans les grandes villes. Ils nous ont encouragés à répliquer le travail un peu partout dans le pays pour combattre ce phénomène deshumanisant.

Pour finir, nous pouvons dire que ces séances de sensibilisation donnent un sens à notre ferme désir de protéger les enfants à risque d’être placés en domesticité. Elles génèrent ent’autre le sentiment que ce phénomène est finalement attaqué à sa source, ce qui sans doute donnera des résultats positifs pour une meilleure société. Si l’ACTED n’est pas venu avec la solution, il aura contribué au changement de ce phénomène pour une amélioration de la façon de traiter et de comprendre les intérêts supérieurs des enfants en Haïti, surtout ceux dans l’arrière-pays.