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Rapport final du Projet Therapie Par les Arts pour les enfants de Delmas 2, 3, 4, 5, 32, 40 et 60

Dernière mise à jour : 22 févr.

Le début des week-ends du mois d’août marque l’animation des ateliers de la section théâtre, danse et Macramé pour les enfants du projet Thérapie par les arts, s’articulant entre formation manuel pour le macramé, formation corporelle, artistique pour ceux de la danse et du théâtre. Pour ces derniers les ateliers sont conçus autour de l’art dramatique et la création d’un spectacle de fin de projet. Ce projet « Thérapie par les arts », qui se réalise dans les locaux de l’école Frans Beda Académie, située à Delmas 32, que nous résumons en les termes de redonner du sourire à l’Enfant, le cas échant lui redonner espoir et goût du vivre a pour bénéficiaires 100 enfants et jeunes âgés de 9 à 18 ans venant des localités de Delmas 2, 3,4,5 du Camps de Delmas 5(de l’Eglise St Yves), de Delmas 32, 40 et 60.

NB: Retour en images de la cérémonie de clôture du Projet Thérapie par les Arts le samedi 11 décembre 2021. Lors de cette cérémonie les enfants-participants ont reçu des certificats.


La Formation et son objectif

La formation consiste à permettre aux enfants de s’épanouir à travers des jeux, des travaux manuels, des danses, des chants, et des exercices de relaxation dans l’idée de leur inciter à découvrir leurs corps et de développer leurs sens d’observation et de réflexion par le biais de la lecture, des projections et autres. Une mise en place d’un espace de parole durant les séances d’animations (Activités BLES) leur ont donné la possibilité d’exprimer leurs déboires, leurs rêves, leurs envies et leurs blessures dans les moments de discussions sur des sujets ayant rapport à leurs quotidiens. Cette démarche se révèle d’une importance capitale pour l’animateur en théâtre par exemple, vu que le corps de la création du spectacle devrait être constitué à partir des témoignages faisant partie du vécu des enfants qui participent dans l’atelier.


Tenant compte que les enfants sélectionnés dans le cadre du projet Thérapie par les arts sont en majorités des victimes qui ont été exposés à des violences incommensurables et qui continuent de vivre dans de condition très difficile, Il est important de mentionner que l’objectif de ces ateliers insérés dans le cadre du programme, ne visent pas à faire d’eux des professionnels du théâtre, de la danse et du macramé mais plutôt se veut un moyen de créer un lieu cathartique qui offrent à ces derniers l’occasion de se défouler, se vider, d’utiliser leurs mains pour produire et créer des ouvrages afin qu’ils arrivent à se dépouiller de leurs angoisses quotidiennes.


Bien entendue, le but de cette méthode n’est pas de créer un contenu artistique parfait. Le cas échéant, il ne s’agit pas de se préoccuper de la qualité ou de l’apparence de l’œuvre, mais d’arriver à faire sortir l’enfant de lui-même. Précisément, il faut laisser progressivement surgir des images intérieures, propres à l’Enfant, et, qui peuvent être autant le reflet d'expériences vécues que de rêves auxquels il aspire. A titre d’exemple citons le Synopsis du spectacle de Théâtre.


Synopsis

Le spectacle ayant pour titre : Non sa pa bon, li pa bon, li pa bon, est une création montée avec une quinzaine d’enfants dont 9 filles et 6 garçons, composée de trois tableaux à travers lesquels se défile toute une série de réalité ayant rapport à la vie des enfants faisant partie du programme.


Au début du spectacle, avant l’arrivée des comédiens et des comédiennes, comme décor, le public est exposé face à une scène où se trouve un ban au-dessus duquel on voit des cordes, des livres et des ustensiles de cuisines éparpillées de partout.

Ainsi commence le premier tableau avec l’arrivée d’une foule qui déambule avec des chants d’animation très rythmée qui font référence aux jeux d’enfants à la tombée de la nuit et parfois aux chants traditionnels qui nous rappellent des bandes de raras. Puis, apparait le déroulement d’une scène d’un enfant qui travaille dans une maison, subissant maintes maltraitances et humiliations de la part des enfants et des adultes dans l’indifférence des passants et du voisinage à l’instar de la petite Sentaniz de la fameuse audience de Maurice Sixto.


Le second tableau, raconte les violences vécues par les enfants qui vivent dans les milieux défavorisés, des ghettos par exemple ou autres quartiers de la ville de Port-au-Prince, vu que de nos jours aucune zone du pays n’est exempte de la violence. Souvent ces derniers sont témoins oculaires de la disparition d’un proche ou de la destruction de leurs demeures en raison de l’insécurité que connaisse le pays depuis un bon nombre d’années.


Le troisième tableau consiste à présenter un lieu surréaliste où les enfants proposent avec leurs corps des mouvements et des gestes qui présentent des images qui illustrent des revendications qui disent non à la méchante réalité que connaissent tant d’enfants dans le pays de nos jours. De leurs bouches, des bribes de poèmes se font prétexte pour invoquer le pays qu’ils ont tant rêvé, pour dire que leur plus grand souhait est de voir un pays où tous les enfants peu importe leur appartenance sociale pourraient vivre heureux.


Encore le projet « Thérapie par les arts » a été l’occasion pour les jeunes de découvrir les bienfaits de la lecture. Cette découverte s’est effectuée au travers de Sèt Kle Pou Louvri Je Letènite d’Iléus Papillon. Un livre qui se raconte, qui se dit même à l’innocence de ces enfants des localités de Delmas 2, 3,4 et 5, 32, 40 et 60. Un baptême pour certains d’entre eux, n’ayant jusqu’alors qu’une brève connaissance du monde littéraire.


Aussi, l’écrivain Skason Baptiste dans le cadre de la présentation de notre rubrique modèles de réussite leur a apporté des exemplaires de son livre ‘’Ce que raconte une jeunesse’’. Un livre de motivation qui traite du parcours de son auteur, un jeune ayant grandi dans la pauvreté mais dont cette condition n'a pas empêché de réussir sa vie. Un beau prétexte pour cet auteur, qui s’en est servi pour conseiller aux enfants à ne jamais flancher. Skason baptiste a narré son vécu difficile aux enfants pour leurs aider à toujours croire en eux-mêmes et à ne point considérer leur condition comme étant une fatalité.


Il faut aussi souligner comme d’habitude que nous avions intégré des jeux comme le lago kache, les kach kach liben, sote kòd, bay pikèt, Jwèt kay, Teke mab, Toupie, Football, Woslè, Kay etc. La plupart sont des jeux traditionnels, servant de prétexte pour inculquer la culture du vivre-ensemble et l’idée de réussite collective. C’est aussi une des manières d’apprendre aux enfants à ne pas abandonner s’ils échouent.


Encore une fois, Le programme « Thérapie par les arts » a été pour quelques-uns un lieu de rencontre, le cas échéant un endroit où gisent les opportunités de se créer des amitiés, de se connaitre et de connaitre les autres. Attitudes nécessaires à toute enfance.


Bien évidemment, l’art-Thérapie se veut un prétexte pour se sortir de soi-même, se connaitre, connaitre les autres et ainsi les respecter. Cela dit, il peut s’agir de se responsabiliser à l’endroit de soi-même, des autres et de son environnement. C’est le pourquoi des séances de formation basées sur les manuels BLES (manuel du formateur et celui du participant). Lesquelles séances visent à transmettre des compétences de base adaptées auxdits manuels. Ces derniers sont développés à partir du programme KARY YU ! De la Pan American Development Foundation – PADF de Surinam.


Pour la clôture réalisée le 11 décembre 2021 au Parc Minoré sise à Delmas33, la FMAS a présenté un spectacle dans lequel ont été mis en valeur les compétences et habilités que les enfants ont acquises dans les différents ateliers proposés. En présence de leurs parents, des notables de la commune, des responsables de la Fondation et des cadres de PADF dont Mr Lionel Isaac, Mme Ftamar Jean-Pierre, Monsieur Ariste Daniel le superviseur des activités de terrain de PADF, ces jeunes ont dansé, chanté, déclamé et exposé les différents produits réalisés dans les séances de macramé. Une programmation entièrement réalisées par eux du début à la fin. Sur un total de 100 jeunes bénéficiaires sélectionnés, 97 ont reçus leurs certificats de participation dont 57 filles et 40 garçons. 3 cas d’abandons liés aux horaires scolaires des jeunes sont enregistrés dont 2 filles et 1 garçon.


En conclusion ce projet a fait tache d’huile puisqu’il a permis aux bénéficiaires de rester souder avec un désir de se revoir, rester des amis et mêmes des frères et sœurs. Ils ont créé un groupe whatsapp pour garder un contact serré et pouvoir échanger entre eux.



Par Williamson Ornéus, Gestionnaire des réseaux sociaux à la FMAS

Rapport de Katia Marie Johan Pierre, Travailleuse Sociale à la FMAS et Chelson Ermoza, Animateur de Théâtre

CP : Ewa Photographie



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