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Actu FMAS -
Education
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Écrit par fondationmauricesixto.org
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Mercredi, 18 Août 2010 18:30 |
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Suite au séisme du 12 janvier en Haïti, l’aide internationale a fait la Une des journaux, mais des particuliers ont soutenu sans la presse. Tel est le cas du couple Jacqueline et Lowell Murray qui ont accueilli chez eux à Kentucky aux USA Gaëlle Séjour ou elle a pu boucler l’année scolaire.
Gaëlle, une adolescente de 16 ans dont l’école a été complètement détruite, a pu trouver refuge à Kentucky ou elle a fréquenté avec le plein support de Jacqueline et Lowell Murray «Caldwell County High School» (Princeton, Kentucky) en obtenant des possibilités de fins d’études classiques. Dans cet Etat américain situé à la limite entre les États du Nord et les États du Sud, la présence d’Haïtiens est très peu remarquée, mais la famille Murray et leurs deux enfants ont aidé la nouvelle venue à s’adapter à la vie de Kentucky.
«J’ai été accueillie très chaleureusement par les deux enfants de Jacqueline et Lowell Murray, Marion et Jonathan qui fréquentent le même établissement scolaire que moi. Ils m’ont en peu de temps considérée comme un membre de leur famille. Et depuis, je regarde Jacqueline et Lowell comme de vrais parents » a raconté l’adolescente, ajoutant qu’elle a été tout aussi bien reçue par les enseignants et les élèves de l’école.
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Mise à jour le Mercredi, 18 Août 2010 18:44 |
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Videos -
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Écrit par fomdationmauricesixto.org
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Mardi, 24 Août 2010 16:17 |
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Guiler Junior Mercier. Ce nom peut ne rien vous dire sur le champ, mais il sonne déjà très fort dans plusieurs petites Antilles telles : Antigua, Barbade, Surinam, Trinidad et Tobago. La raison ? Il y en a une pléiade. Guiler Junior est un jeune talentueux haïtien qui non seulement, veut à tout prix faire connaitre ses capacités artistiques de partout, mais cherche également à hisser le plus haut possible le drapeau haïtien. En effet, juste après le drame du 12 janvier, Guiler Junior a eu la chance de réaliser une tournée dans quelques petites Antilles où les gens ont été pour le moins surpris de ses potentiels comme de sa nationalité.
« D’après ce qu’on voit à la télévision sur Haïti, tu ne peux pas être Haïtien, tu en es en fait le contraire de ce que montrent les médias ». Cette déclaration des antillais, faite à l’égard de l’artiste peintre, musicien, chanteur et comédien lors de ses expositions, prestations sur scène ou participations à des émissions télévisées, a pour le moins frappé notre compatriote. C’est ainsi qu’il a pris la ferme décision de contribuer à changer cette image négative de sa patrie par le biais de ses multiples talents.
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Mise à jour le Mardi, 24 Août 2010 16:35 |
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Droits Humains -
Droit de l'Enfant
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Écrit par fomdationmauricesixto.org
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Samedi, 21 Août 2010 18:47 |
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La Fondation Maurice A Sixto (FMAS) continue son vaste mouvement de sensibilisation sur le système « Restavèk » en Haïti. Après avoir sensibilisé des centaines de gens à Port-au-Prince (Ouest), -où le travail est loin d’être terminé-, et à la Vallée de Jacmel (Sud-est), la Fondation s’est rendue à Petit-Goâve, le dimanche 15 août dernier, à l’occasion de la fête Patronale. Elle a rencontré, entr’ autres, des personnes logées dans deux camps de fortune de la ville, ainsi que des membres de leurs comités respectives.
« Sensibiliser autour du phénomène « Restavèk » n’est pas un jeu, et si vous êtes là avec nous, à cette conférence, vous devez vous engager dans cette lutte qui sera longue et difficile, mais bénéfique pour Haïti à l’ère de sa reconstruction », a défendu l’officière de terrain de la Fondation Gerda L. Morin en guise d’introduction. Elle a ensuite procédé à une présentation sommaire de la FMAS et de la Pan American Development Foundation (PADF), ainsi que des mission, objectif et sphère d’activité de ces deux institutions.
Cet appel lancé par Mme Morin, dès le départ, a semblé atteindre les participants qui en ont témoigné en posant des questions sur un possible rassemblement des forces pour pallier au problème, ce qui a débouché sur des réflexions profondes sur la situation des enfants « Restavèk » avant et après le séisme. Une femme de Petit-Goâve a pris la parole en premier pour soutenir l’idée selon laquelle il n’existerait plus de Restavèk dans cette ville. Mais par la suite, presque tout le monde, majoritairement des femmes, s’est entendu sur le fait que le sort des enfants s’est aggravé en ce sens après le 12 janvier, d’où la nécessité de redoubler les efforts.
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Mise à jour le Samedi, 21 Août 2010 19:28 |
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Écrit par Fondation Maurice A. Sixto
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Vendredi, 04 Juin 2010 19:37 |
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Ce 23 mai 2010 marque le 91ème anniversaire de l’éminent professeur de littérature, humoriste et conteur haïtien Maurice Alfredo Sixto. Pour ceux qui ne l’ont connu que par ces œuvres, ils se rappellent bien encore de « Sentaniz », » Gwo moso », « Bos chaleran », « lea kokoye »…ect. Oui, Maurice sixto ‘’lodyanseur’’ par excellence pour s’appuyer sur le terme `` lodyans’‘ proposé par Justin Lherisson; raconte bien ! Ses récits, sans effets spéciaux, ni bruitages se tiennent d’eux même par la description du décor, du contexte et de tous les personnages que Sixto interprète lui-même, étant lui aussi « maurice » ou « moy », un des leurs.
Les lodyans de Sixto nous détendent ou nous font rire à gorges déployées. Dans ses œuvres, l’on sent bien que rien n’est pris au hasard et que tout concours à donner forme et vie au récit. Sixto ne raconte pas à partir de rien, il écoute, voit, questionne, et rend compte. Un récit de Sixto, c’est l’analyse de toute une société au prisme du verbe et de son humour légendaire servi à la sauce culturelle haïtienne en français ou en créole.
Par le talent et l’intelligence que l’on lui reconnait depuis tout jeune, le fils d’Alfredo Sixto et d’Alice De Vastey, dans sa série « choses vus et gens entendus » nous parlent des autres, mais c’est pour s’adresser aussi à nous. En effet, nous contant l’histoire de « Ti Sentaniz », Sixto parle de la situation de plus de 300 000 mille enfants de chez nous…et de modes de vies de nos familles et nos ménages. Ce professeur trop occupé aux choses savantes de son gros livre qui l’empêche de voir la réalité des méfaits du système restavek… c’est peut-être vous ! Ce n’est pas abusé non plus d’avancer que Maurice Sixto à créer un tableau des plus édifiant de la situation de la femme haïtienne (un outil conséquent aux mains de qui est sensible à la question). En effet dans ses œuvres, Maurice dépeint toutes (ou presque toutes) les catégories de femmes de chez nous par rapport à leur situation dans notre société. En exemples ; la vertueuse et responsable léa Kokoyé dont la famille croupi dans la misère ; L’élégante Mirna de classe moyenne, la bien forgée Manzè Sandrine venue prêter main forte à sa commère pour la débarrasser du fameux « Maitre zabèl bok », Sentaniz l’exploitée, madame Jules, la précieuse « LiLi » d’origines bourgeoises …., la femme dans le commerce avec la marchande de médailles et d’images saintes…etc.
Maurice dépeint aussi les politiques (…) et nos fastes (J’ai vengé la race…), le vaudou dans la vie des haïtiens. Il trace le clivage économique et le choc culturel entre haïtien d’ici et de l’extérieur (mais haïtien quand même), ce qui passe bien par la randonnée de « Depestre » musicien fan de la musique du Général Oxide Gentil, face à une population qui manque de tout…d’instruction et de pain ! Et « ti agwonom nan » face au paysan haïtien (très édifiants pour nos comportements aujourd’hui face à l’aide extérieure). Nous tous, nous passons à travers les histoires que nous raconte maurice Sixto. Ecoutez ou réécoutez les bien, bas les masques et vous vous entendrez prendre position, vous vous verrez, et comprendrez votre situation.
L’œuvre de Sixto couvre le passé et nous renvoie malheureusement encore à notre présent. Maurice Sixto avait déjà tiré la sonnette d’alarme de son temps pour dire aux responsables qu’il y avait des choses qui n’allaient pas, pour nous dire aussi que nous sommes victimes certes mais tout aussi coupables et responsables de la situation de notre société.
26 ans après le départ de Maurice, il est triste de constater combien les situations décrites dans ses audiences sont d’actualités. En quoi avons-nous avancé sur le plan humain et social !? En quoi avons-nous avancé dans les rapports avec nos frères et sœurs sur ce coin de terre !?
Maurice Sixto certainement n’a pas su seulement voulu nous faire rire, mais c’était aussi un engagé pour la cause des femmes, des enfants, des plus faibles, pour l’éducation entre autres ; et il a voulu nous faire prendre conscience de notre situation. Aujourd’hui, s’il nous regarde et nous entends (chose vues et entendues !) d’où il est, il aurait produit encore de plus belles pièces tant nous sommes pitoyables dans le fonctionnement de notre société. Le douze janvier en plus d’avoir fait tant de victimes parmi nous, amené son cortège de dégâts matériels et émotionnels ; nous rappelle les grandes failles et fissures qui minent depuis trop longtemps notre société. Pourtant nous nous sommes refusés de les voir et de les adressés depuis tant d’années… ! Maurice a tenté de nous secouer lui aussi depuis si longtemps, mais en douce, avec les mots, avec le rire, avec ses audiences. Si au moins nous y avions travaillés, nous aurions pu espérer un mieux être.
Nous nous étonnons qu’il n’y ait quant à présent sur la place d’armes de Gonaïves, ville où naquit Maurice A. Sixto le 23 mai 1919, une statue du Conteur nous regardant d’en haut sous ses lunettes d’époque, pour nous rappeler que nous sommes observés. Maurice, en plus du caractère exemplaire et singulier de son œuvre, a le mérite d’avoir vu la catastrophe venir de loin et il a voulu attirer notre attention et nous exhorter à faire le nécessaire. Aujourd’hui la situation est critique ; et nous commençons à penser que les paroles de Sixto sont prémonitoires... N’es ce pas lui qui eu à dire : « Il faut vivre pour tout voir et vivre longtemps pour voir le contraire de tout » ». Regardez en vous, chez vous, et autour de vous … Maurice n’a-t-il pas vu juste !?
Pour Maurice, pour nous même et nos enfants, que faisons de ce pays pour le rendre un lieu vivable.
Albert Moleon
23 mai 2010
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Mise à jour le Vendredi, 04 Juin 2010 20:26 |
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