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| Conférence-Débat, 21 septembre 2010 |
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| FMAS - FMAS |
| Écrit par fondationmauricesixto.org |
| Dimanche, 26 Septembre 2010 16:10 |
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Conférence-Débat, 21 septembre 2010 Concours littéraire de FMAS, en rapport avec le phénomène restavèk (août-octobre 2010) Introduction par la FMAS « Ki fanm Tisentaniz ap ye an 2050 si anyen pa fèt pou chanje sistèm restavèk la »
Tisentaniz , âgée de neuf ans, est une enfant , une fleur à peine éclose dans le jardin de la vie Comme tous les enfants de cet âge innocent, elle ne devrait se soucier que de ses devoirs d’écolière, de ses loisirs, de son désir ardent d’être aimée, acceptée. Hélas, le sort a voulu que Tisentaniz soit étouffée dans l’œuf. A neuf ans, en proie a toutes les vicissitudes de la vie, elle est une rose fanée avant l’éclosion, une mangue bouillie pour en précipiter la maturité, une adulte forcée, parce qu’étant issue, contre son gré, d’une famille tout à fait démunie, inéduquée. En récompense à sa lourde charge d’accomplir tous les travaux domestiques et de satisfaire même les caprices les plus audacieux de tous les membres de la famille, elle est journellement victime de bastonnades, de privations, d’injures de toutes sortes, de mépris. Elle est désormais une vile chose, un robot sans identité.
Aujourd’hui, Tisentaniz joue le rôle d’interprête de toute cette kyrielle d’enfants de sa condition, ces laisser pour compte dénués de toute notion de dignité, voire de droits de l’enfant. Le système restavèk, avec tout son conrtège de douleurs, est une honte. La délinquence juvénile, la prostitution précoce, la tendance à la vengeance, à la haine, ne sont que les fruits du sentiment d’être incompris, abandonné à son sort, sans défense aucune. Nous sommes tous concernés. Nous ne pouvons plus ignorer cette choquante vérité : la domesticité infantile st un crime ! Il faut le stopper, l’éradiquer. Il se fait tard, on doit agir vite, très vite, surtout si la réponse à la question sujet du concours de la FMAS est, par exemple, une Tisentaniz qui, à 41 ans, en paraȋtra 61, ave sous les bras une demi douzaine de Tisentaniz dont les aȋnés auront déjà commencé à produire d’autres Tisentaniz, grossissant par conséquent ce groupe d’enfants désemparés qui, tantôt nous admirent et voudraient ressembler à nos enfants, tantôt nous fuient pour éviter nos durs regards. Que de fois ils pourraient penser à nous faire sentir, à leurs manières, ce qu’ils endurent, mais il sne sont pas si méchants. Ils ne demandent qu’à ETRE. Ils espèrent toujours un mieux-être. Comme tous les enfants, ils ont soif d’amour, de notre amour. La question se pose, la réponse s’impose: faire quelque chose, maintenant, ou continuer à se turlupiner la conscience, si on en a une. Marie Camelle Pérodin Coodonatrice adjointe de la FMAS Merci
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| Mise à jour le Dimanche, 26 Septembre 2010 16:34 |