FMAS-KALM-Jour Mondial de la Terre-Haïti : Des élèves s’engagent sous serment à la cause de l’environnement en Haïti

A l’issue d’une campagne de sensibilisation sur la protection de notre environnement et une marche silencieuse, organisées par la Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS) et KALM, dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Terre le 22 avril dernier, environ une centaine de jeunes élèves de différentes écoles, guidés par la chanteuse et sociologue Tifane (Stéphanie SEJOUR), ont pris l’engagement sous serment de contribuer à la protection de leur environnement et d’adopter un comportement citoyen différent. Kiky Dorival.

« Je jure, avec mon cœur, mon âme et mon intelligence, de travailler désormais à l’amélioration et la protection de mon environnement direct, (…..), et de sensibiliser d’autres jeunes et adultes de mon entourage à emboiter le pas pour une meilleure Haïti », ont prononcé ces jeunes en majorité élèves des Lycées Marie-Jeanne, Jeune-Filles, Cent-cinquantenaire et  Anténor FIRMI.

C’est au Champs-de-Mars, exactement là où Tifane avait implanté en 2009 deux arbres symboliques aujourd’hui inexistants, que les jeunes ont fait ce geste jugé important pour le pays par d’autres spectateurs. Ils étaient accompagnés, entre-autres, de quelques agents de protection de l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherches (IBESR), (Institution grâce à laquelle on a pu transporter ces élèves de leurs écoles jusqu’au Ministère de l’environnement)  et de représentants d’écoles. Parmi ces derniers, le professeur suppléant du Lycée Anténor FIRMIN, Monsieur Isaac NOEL, s’est bien fait remarqué par son dévouement.

En effet, le professeur NOEL ne se contente pas de faire établir la discipline au Lycée dont il est aussi un ancien élève. Il détient également une petite carrière de chanteur-compositeur, ce qui lui a permis d’accompagner de la marche avec un chœur qu’il a chanté avec les participants.

Depuis le départ du Ministère de l’Environnement (dont les sponsors ont encore une fois brillé par leur absence) pour aboutir au Champs-de-Mars, les jeunes ont défilé le long des rues avec des dizaines de pancartes en main sur lesquelles sont inscrits des messages adressés à la population en général, tels :

-« Latè ap pale avèw, koute’l » (La Terre s’adresse à vous, prêtez l’oreille »

-« Ayiti konte sou nou, pa lage’l » (Haïti compte sur nous, ne l’abandonnons pas »

-« Anviwònman se kòz nou tout » (L’Environnement, c’est notre cause à tous)

-« Yon Ayiti vèt e prop, pou yon pi bèl peyi » (Une Haïti reboisée pour un plus beau pays)

-« Nou se rasin Tè a » (Nous sommes les racines de la Terre)   

-« Ou gen wòl ou pou jwe, jwe’l » (Vous avez votre rôle à jouer, alors agissez)

-(…)

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Les enfants de l’école « LEA KOKOYE DE NERETTE » comptent sur  le support de tout un chacun pour trouver le salaire des professeurs  de l’année académique 2012-2013 et ainsi, éviter leur démission. Donnez ce que vous pouvez de ce que vous avez, vous n’allez pas regretter d’avoir supporter l’éducation d’un enfant ou d’un groupe d’enfants. Cette école accueille en majorité les enfants démunies de la zone.

L’ECLKN a été reconstruite par la fondation Maurice A. SIXTO (FMAS)  en lieu et place de l’école  « la Promesse d’Evangélique »  effondrée le 7 novembre 2008 faisant 86 morts  parmi les élèves, 6 disparus du côté des professeurs et environ 100 blessés grave.

A toutes les personnes qui aimeraient faire un don aux enfants, de déposer leur cotisation au : IBAN BE69 3101 9169 0978

BIC : BBRUBEBB

En Haiti: UNIBANK compte en gourde 105-1021-00673036 compte $US 105-1022-00673044

 

Téléphones : Bruxelles  32-2-512-3364/32-477-279092 et en Haïti 718-355-8201

 

Aux États Unis la FMAS a un compte via Paypal.

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Manuel du Programme de Parrainage

 

 

 

MANUEL DU PROGRAMME DE PARRAINAGE

 

 

  

La Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS) a conçu ce programme de parrainage pour donner une chance aux enfants vulnérables de ce pays, Haïti, qui doit connaître un nouveau départ depuis le séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Nous sommes d’avance, très reconnaissants à tous ceux qui veulent bien s’atteler à cette noble tâche qui nous interpelle.

 

S OM M A I R E

 

LE PROGRAMME DE PARRAINAGE  DE LA FMAS

Pourquoi et comment ?

Fonctionnement du programme

Critères d’éligibilité

Les ambitions de l’organisation

 

PROCEDURES  D’ENREGISTREMENT

Introduction de l’enfant dans le programme

La forme d’enregistrement

L’histoire sociale de l’enfant

La photo de l’enfant qui sera envoyée avec son histoire sociale

 

MODALITES DE COMMUNICATION

Communication de l’enfant, de la communauté ou de FMAS avec le parrain

Communication du parrain avec l’enfant, ou la communauté 

CONTRIBUTION PAR PARRAIN/MARRAINE  PAR PAYS

CONCLUSION

 

 

LE PROGRAMME DE PARRAINAGE de FMAS

Au regard de tant de problèmes économiques ou socio- politiques auxquels confronte le pays, les enfants d’Haïti, plus que les autres, ont un besoin urgent de soutien multiforme pour survivre. Il leur faut des garanties élémentaires pour leurs droits et leur développement. De toutes les actions à entreprendre, certaines relèvent directement de l’État qui seul peut concevoir et réaliser une politique de l’enfance garantie par une législation fiable, pour sa protection. Des ONG, Associations  et divers Organismes humanitaires, au niveau national et international, étudient différentes formes d’interventions et mettent à exécution, au fur et à mesure, des programmes pouvant pallier la gravité de la situation dans les domaines de la santé, de l’éducation, des loisirs…etc. Mais beaucoup reste vraiment à faire.

La Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS) a fait le constat de la triste réalité des enfants vivant dans ce pays et a compris la nécessité d’agir de manière prompte et efficace, en parfaite symbiose avec les autres acteurs du terrain. A l’issue de plusieurs concertations et rencontres des membres de son équipe, la FMAS a opté pour une approche communautaire ayant pour finalité la protection et l’insertion sociale des enfants, par le biais de la complicité de la famille mais aussi celle de la communauté auxquelles ils appartiennent tous. L’initiative vise, en tout premier lieu, à emmener les différents acteurs concernés par le bien-être de l’enfant, à jouer chacun, de la façon la plus déterminante, le rôle qui lui est assigné, pour le plein épanouissement de l’enfant. Le rôle de FMAS sera donc, de les aider à prendre conscience de l’importance de ce devoir envers la jeune génération dans l’implantation de ce projet de parrainage.

Comme synthèse des diverses formes d’interventions étudiées par l’équipe, FMAS a élaboré un programme de parrainage visant à donner à l’enfant un encadrement de proximité et à favoriser le développement des dynamiques nécessaires, pour son évolution au sein de sa famille, d’un foyer d’accueil et de sa communauté de base. Le but final d’une telle entreprise est d’arriver à harmoniser le rapport conflictuel de l’enfant avec le reste de son environnement social et familial. Ce programme vise également à lui faire reconnaître sa valeur en tant qu’être humain, à magnifier sa culture et à valoriser certains dons naturels qu’il pourrait avoir, au sein d’un environnement revisité, où il lui sera possible d’ouvrir ses horizons sur le reste du monde.

 

POURQUOI ET COMMENT?

Tel que conçu, le  programme de parrainage de FMAS se veut un ultime mécanisme par lequel  l’organisation entend collecter des fonds, afin de pouvoir encadrer autrement qu’on ne l’a fait jusqu’ici, les enfants des communautés rurales les plus défavorisées du pays, secteur après secteur, zone après zone, région par région. Parmi ses priorités figure l’absolue nécessité de les aider à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires et à s’occuper des problèmes aussi cruciaux et urgents, que le développement global et entier de l’enfant.

Le lancement du programme dans une communauté et/ou une école se fera en deux temps :

Au cours de la première phase, FMAS développera des parties standards du programme qui ont comme priorités  la création d’activités de promotion des droits de l’enfant,  le développement d’un plan d’éducation formelle et informelle, le renforcement des capacités des groupes répertoriés dans la localité, des sessions d’alphabétisation intégrée à la problématique du genre et la question économique.

La seconde phase tiendra compte des ressources disponibles et des particularités constatées par les partenaires de terrain, pour une adaptation spécifique du programme à la zone.

LE  FONCTIONNENEMENT

Une personne ou un groupe, une institution, une maison de commerce en Haïti ou à l’étranger, peut décider d’aider un enfant au sein d’une communauté affiliée à la FMAS. Dès lors, à partir de la banque de données établie par la FMAS pour la zone d’intervention considérée, ce donateur reçoit en retour la fiche sociale de l’enfant. Le parrain ou la marraine sera tenu (e) informé (e) des activités réalisées avec sa contribution financière pour le développement de son (sa) protégé (e) ou de  la  communauté en question, qui travaille à l’épanouissement de l’enfant parrainé. Il ou elle  recevra un rapport trimestriel, faisant état des progrès de l’enfant et des différentes activités organisées au sein de la collectivité. Il ou elle recevra une photo de son (sa) protégé (e) tous les deux ans et la fondation supervisera et garantira la correspondance entre lui ou elle et l’enfant pendant toute la durée de son support au programme.

LES CRITERES DE PARTICIPATION  D’UN ENFANT

Les critères établis pour  faciliter l’intégration de tout enfant au programme

Sont les suivants :

L’enfant doit appartenir a une école affiliée à la FMAS ou domicilier dans l’aire géographique couvert par le programme;

L’enfant doit être âgé (e) de 3 à 11, 3 à 17 ans pour les enfants souffrant de déficience physique. Ni le sexe, ni son appartenance religieuse, ses capacités physiques ou mentales ne sauraient être des préalables à son adhésion au programme.

Un regard particulier sera porté sur la précarité de la situation financière

des parents, dans le but de fixer les priorités et l’ordre des urgences

 

LES AMBITIONS DES INITIATEURS.

Par ce programme, la Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS) déploie tous ses efforts pour essayer de structurer le tissu social des zones rurales, afin que chaque élément se retrouvant dans son contexte au sein de sa communauté de base, puisse parvenir à une articulation dynamique permettant la satisfaction de ses besoins  les plus élémentaires. La finalité de l’initiative vise le développement harmonieux des capacités des bénéficiaires, mais aussi la possibilité des initiateurs de trouver le meilleur angle possible pour poser convenablement certains problèmes cruciaux de société tels que : le devenir de l’enfant haïtien dans un contexte tenant compte de tous les paramètres, la  protection des droits de l’enfant et de son environnement.

En apportant votre contribution à ce programme, vous participez à la construction d’un autre avenir pour ce pays en donnant la chance à l’enfance haïtienne, pour approuver Nelson Mandela qui disait : « qu’un pays qui ne donne pas de chance à ses enfants est un pays sans avenir’ ». C’est sur eux que devraient se porter toutes les attentions, tous les regards. Par la régularité, la teneur et la vigueur de notre volonté, nos différentes activités aideront comme nous l’espérons, à poser notre pierre à l’angle de cet édifice que nous appelons de tous nos vœux toute la nation haïtienne à bâtir pour ses enfants, au nom de la raison, de l’amour, de leurs droits, surtout au nom de notre devoir de les protéger, de les guider et de leur permettre de s’épanouir dans un environnement sain, en tout point de vue

Pour atteindre cet idéal, nous avons conçu ce programme de manière à créer un climat propice de solidarité dans les communautés. L’argent sera mis au service non exclusif de quelques individus fussent-ils les enfants mêmes pour qui nous nous battons, mais dans une caisse commune pour la promotion de tous et de chacun, dans un idéal communautaire. Ceci créera un ultime élan de solidarité, évitera les jalousies ou toute forme de conflits. Ainsi, les sommes collectées iront seront utilisés au profit des activités d’une école ou de la communauté afin que tout le monde se sente bénéficiaire.

Nous vous remercions d’avance, vous qui nous soutenez dès maintenant en approuvant l’idée pour agir ensuite concrètement. Nous pouvons d’ores et déjà vous assurer, que vous serez tenus informés régulièrement de l’évolution du programme, avec le droit de regard sur tout ce que nous ferons ainsi que des informations prioritaires, précises et régulières,  sur l’évolution de l’enfant que vous supportez.

 

PROCEDURES  D’ENREGISTREMENT

Introduction de l’enfant dans le programme

Le  processus d’introduction de tout enfant dans ce programme se fera de la manière suivante:

-  Un formulaire, minutieusement étudié et  dûment conçu par la FMAS,  est rempli par les animateurs de terrain, les professeurs ou toute personnalité du foyer d’accueil et de la communauté impliqués dans les activités du programme.

-  Une première photo de l’enfant, respectant le maximum de critères déontologiques requis, est attachée à ce premier volet du dossier destiné au parrain ou à la marraine, pour l’identification de l’enfant concerné.

Le formulaire d’enregistrement

Le formulaire d’enregistrement du dossier est lui aussi initié par la FMAS,  mais devra être rempli par les animateurs de terrain, les responsables du foyer d’accueil ou les professeurs de l’école en charge de ce travail  bien spécifique. Il devra comporter toutes les informations relatives à une vision globale de l’état physique et moral de  l’enfant, avec des informations capitales sur sa communauté et sur sa famille naturelle.

L’histoire sociale de l’enfant

Elle est confectionnée sous  forme d’un texte concentré, dont l’essentiel en trois paragraphes présente l’enfant d’abord, sa communauté, son école ou son foyer d’accueil et enfin sa situation  socio-économique. Les éléments de base viennent des informations fiables, recueillies dans son environnement immédiat, par le biais d’enregistrements audio ou audiovisuel, si possible.

Toutes ces informations de première main sont accompagnées d’une autre photo de l’enfant, pour plus de précision et de connaissance sur la situation sociale, la santé et le moral de l’enfant concerné

MODALITÉS DE COMMUNICATION

Modalités de communication  entre l’enfant, sa communauté, la Fondation Maurice A. SIXTO et le parrain ou la marraine

Pour minimiser les coûts d’affranchissement de toute correspondance entre son/sa parrain/marraine et un enfant du programme, le rythme du flux sera réduit à un cycle mensuel. Ainsi, toute relation épistolaire et toutes les dispositions d’échange de courrier entre l’enfant parrainé et son tuteur  ne dépasseront pas 30 lettres par mois de par et d’autres, dont une seule réponse sera donnée comme résumé à l’ensemble de l’échange de correspondance.

Le 30 juillet de chaque année, un rapport de progrès plus détaillé de toutes les données sur les progrès accomplis par l’enfant,  sur ceux ayant trait à toutes ses activités durant toute cette année tant dans sa communauté de base que dans tout autre domaine où évolue l’enfant parrainé, sera envoyé au parrain ou la marraine.

Si, entre temps, au cours de l’année un parrain désire recevoir des informations supplémentaires ou des prises de vue sur  l’enfant qu’il supporte et ne peut attendre le mois de juillet, ce parrain sera aimable d’accepter de supporter les coûts de réalisation desdites informations, prises de vue ainsi que le prix de leur expédition.

Pour une meilleure protection du parrain contre tout harcèlement et toute indiscipline de la part d’un membre de la famille de l’enfant ou alors de la part de quiconque ne respecterait pas les dispositions des textes régissant ce programme et qui agirait à l’insu des responsables du programme, les adresses du parrain ou de la marraine seront soigneusement gardées au bureau de la Fondation en Haïti. Ces dispositions servent surtout à protéger le parrain, mais aussi à sauvegarder la dignité de l’enfant, de son foyer d’accueil et celle de sa communauté. Toute forme de mendicité,  de plainte ou toute autre indélicatesse de la part ou vis à vis de l’enfant en direction de son parrain sera ainsi poliment évitée. Le programme de parrainage est un outil de développement pour l’enfant. Il est une source d’informations propices  à l’accès aux éléments essentiels d’une autre culture pour le parrain ou la marraine.  C’est le nord et le sud qui se donnent par ce biais la main,  pour une bonne cause.

Communication du parrain avec l’enfant, son école, la fondation (FMAS), le foyer d’accueil et  la communauté de base de l’enfant.

Le procédé de la communication entre le/la parrain/marraine et son/sa protégé/e, est conçu sous forme d’une communication suivie, avec le regard vigilant de tous les responsables du programme sous la coordination  de la FMAS.

Une première correspondance du parrain est adressée à l’enfant via les services compétents de la FMAS. Celle-ci  peut être suivie de plusieurs autres, avec si possible : des photos, des cartes postales, des images ou tout autre présent, qu’on peut acheminer par la poste. C’est le coût de gong d’un important échange épistolaire et de bons procédés, que nous appelons de tous nos vœux et souhaitons qu’il vive le plus longuement possible.

Des cadeaux, que la fondation reçoit au nom de l’enfant pour son bien-être et celui de sa famille, sont acheminés aux destinataires en temps réel.  C’est le parrain qui se chargera dans ce cas précis, de tous les coûts de transport qu’incombe l’envoi d’un tel pli, dont nous n’assurerons que l’intermédiation jusqu’à la remise aux bénéficiaires.

Toutes les informations requises par le parrain pour mieux connaître la communauté, l’école ou le foyer d’accueil dans lesquels évolue l’enfant bénéficiaire de ses largesses, sa famille ou tout autre ayant-droit moral sur l’enfant, seront bien reçues et promptement traitées pour une réponse alerte dans un délai de rigueur ne dépassant pas huit (8) jours. A toutes fins utiles, de performants outils de gestion seront développés et mis à la disposition des animateurs et responsables du programme, pour traiter cas par cas toutes les demandes et sollicitations des généreux donateurs et/ou parrains.

Tout parrain/marraine désireux/se de visiter le site d’intervention où vit son ou sa protégé (e), est le bienvenu. Pour un meilleur accueil possible par la fondation, par l’enfant, son école, son foyer et ladite communauté, le visiteur prendra soin toutefois d’annoncer à l’avance sa visite.

 

CONTRIBUTION DES PARRAINS PAR PAYS ET PAR MOIS

Considérant tous les facteurs possibles entrant dans la prise en charge globale d’un enfant en milieu défavorisé, nous proposons aux généreux bienfaiteurs la grille financière  suivante, pour une meilleure prise en charge des bénéficiaires:

Zone géographique

Marraine/parrain

Coût de prise en charge mensuelle par enfant

Coût total annuel

pour versement global

Amérique du Nord

40.00 Dollars US

480 Dollars US

Europe et Moyen Orient

30 Euros

360 Euros

Haïti

1.000 Gourdes

12.000 Gourdes

Les Docteurs Jacques DEROOVER  et Laurence COBIN ont ouvert un compte bancaire en Belgique pour soutenir les efforts de la Fondation. Je demanderais,  pour une meilleure gestion à toute personne désireuse de parrainer un enfant, de déposer sa cotisation au :

IBAN : BE69 3101 9169 0978

BIC : BBRUBEBB

 

En précisant  que vous parrainez un enfant du programme de la Fondation Maurice A. SIXTO.

En Haïti : UNIBANK compte en gourde 105-1021-00673036 cpt US 105-1022-00673044

Aux États Unis la FMAS a un compte via Paypal

Téléphones : Bruxelles  32-2-512-3364/32-477-279092 et en Haïti 718-355-8201

Nous voudrions par la présente, vivement remercier d’avance, Toutes les bonnes volontés qui, répondant à notre appel, voudront bien prendre un enfant par la main et allumer sur son chemin hasardeux, une petite bougie dont la lueur domptera les ténèbres, pour un avenir moins sombre.

Nous souhaitons par la même occasion, qu’une fois une telle relation établie, elle ne cesse jamais pour que nous puissions, la main dans la main, apporter notre contribution, si petite soit-elle, à l’avènement d’un monde plus apte à semer l’espoir que l’effroi, dans notre planète sans cesse menacée d’étranglement par le doute, l’égoïsme et la froideur des calculsaltruistes de beaucoup de ses habitants…Afin que la lumière soit, pour tout le monde.

Nous tenons également à dire que ce programme conçu par la Fondation ne saurait en aucune façon et sous aucune forme, être perçu comme un processus quelconque d’adoption d’enfant. Nous l’avons imaginé comme une solidarité Nord-Sud ou Sud-Sud, pour une meilleure chance à donner à chacun de nos enfants pour une société meilleure.

 

 

 

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Devenez Membre de la FMAS

 

 

 

La Fondation Maurice A. SIXTO comprend les quatre (4) catégories suivantes de membres:

1.      les membres fondateurs

2.      les membres adhérents

3.      les membres associés

4.      les membres d'honneur

 

Les membres de la Fondation Maurice A. SIXTO doivent être majeurs, jouir de leurs droits civils et politiques et n'être sous le coup d'aucune condamnation afflictive et infamante

Le membre fondateur est signataire des présents statuts et a contribué à sa mise en œuvre.

Le membre adhérent pourra participer à tous les conseils, comités et assemblées de la Fondation avec voix délibérative. Peut-être admis en qualité de membre adhérent, toute personne qui adressera à la Fondation une demande écrite d'admission comportant adhésion aux statuts et aux règlements internes.

Le membre associé est celui qui, par son intérêt, son rayonnement et sa contribution financière poursuit des objectifs analogues, ou peut aider la Fondation à atteindre ses objectifs. Il a voix consultative aux assemblées générales.

La qualité de membre d'honneur est conférée à toute personne physique ou morale qui apporte une contribution spéciale ou exceptionnelle à la FONDATION "MAURICE A. SIXTO."

Dans tous les cas, l'admission est prononcée par le Conseil d’Administration à la majorité des deux tiers (2/3)

La qualité de membre de la Fondation se perd:

1)    Par démission

2)   Par non-paiement des cotisations et/ou tous autres motifs jugés graves par le comité de coordination. Dans ce cas, le membre concerné peut faire appel de la décision en assemblée générale. Seule l'assemblée générale peut adopter une décision finale.

3)    Par décès

 

   Par radiation prononcée par l'assemblée générale sur dossier soumis par le comité de direction. La décision de l'assemblée générale sera finale.

5)      Par condamnation de justice à une peine afflictive et infâmante

La cotisation due à la date de démission ou de la radiation reste exigible.

Le montant des cotisations annuelles à verser par les membres fondateurs, par les membres adhérents, par les membres associés est le suivant:

                                Gdes. 2,000.00 pour les membres fondateurs

                                Gdes. 1000.00 pour les membres adhérents

Le montant  de cotisation pour  un membre d’honneur ou associe n’est pas limité.

Les cotisations annuelles sont payables en un seul terme entre le premier (1er) et le trente (30) janvier de chaque année. Le membre qui est accepté en cours d'année paiera une cotisation calculée au prorata du nombre de mois qui reste à courir pour l'année.

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Haïti-Domesticité: Torturée, elle fuit sa maison d’accueil puis référée à la FMAS

A l’occasion de la Noël plusieurs milliers d’enfants haïtiens n’espèrent même pas un sourire de leur entourage comme cadeau. Ils sont tout simplement invisibles. Là où ils sont placés, ils sont considérés comme des objets. Tel a été le cas pour Jeanine.

Jeanine de son nom d’emprunt est âgée de douze ans à peu près. Difficile de savoir son âge exact, car elle n’a pas été remise à cette famille à Pétion-Ville, avec son acte de naissance, si toutefois elle en a un ; Le problème d’identification des enfants à la naissance, surtout en milieu rural, étant constitué jusqu’à aujourd’hui la plus grande faiblesse de l’Etat civil haïtien.

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Kalm-ME-FMAS: 22 avril, Célébration de la Journée Mondiale de la Terre

DOSSIER DE PRESSE

Introduction

À l’occasion de la Journée Mondiale de la terre, célébrée chaque année à la date du 22 avril à travers le monde par plus de 196 pays depuis 1970, Tifane, en partenariat avec la Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS), dans le cadre de son projet Kalm qui est un programme de sensibilisation de la jeunesse contre la tolérance à la violence et la dégradation de l’environnement, compte organiser  tout au cours du mois d’avril un ensemble d’activités visant à attirer l’attention du public et de toutes les instances concernées sur l’état d’extrême dégradation de l’espace physique haïtien et sur la nécessité d’entreprendre des actions aussi urgentes qu’efficaces pour enrayer cet état de fait.

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Discographie

Les publications de Maurice A. Sixto:

 

Oeuvres Déjà Publiées

•    Volume I 
o    Lea Kokoyé
o    Madan Ròròl

o    La petite veste de galerie de Papa

•    Volume II

o    Zabèlbòk Berachat
o    Bòs Chaleran

•    Volume III

o    Ti Sentaniz
o    Madan Senvilus
o    Lòk Tama
o    Pè Tanmba

•    Volume IV

o    Gwo Moso
o    Ti Kam
o    Tant Mezi
o    Ronma lan ekspò
o    Priyè devan katedral

•    Volume V

o    J'ai vengé la race
o    Dépestre
o    Le corallin du Célibataire
o    Les ambassadeurs à Kinshasa

•    Volume VI

o    Madan Jul
o    Ton chal
o    L'homme citron
o    Men yon lòt lang
o    Pleyonas
o    Téofil
o    Le jeune agronome
o    Général Ti Kòk

 

•    Inédits

o    Dictatures
o    Tonton Jamil
o    la boutique de Mantilò
o    La prescription
o    Le directeur
o    Ki klas ou fè?
o    Pa achete kredi
o    Ti kana
o    Pa nan Betiz
o    Emil toutou
o    Antèman Bèlmè
o    Solisyon chimik
o    Machann poul
o    mantoutoun ak Krisyan
o    Chofè taksi
o    Fèt nan Bèlè
o    Mantoutoun ak mesye Marè
o    Macahnn pwason Kwa-Bosal
o    Machann fritay ri Doktè Obri
o    Gede san fil
o    La morale de l'histoire

•   Inédits à venir

o    Maître Zabèlbòk ministre des affaires coutumières
o    Léa Kokoye Ministre de l'Education Nationale
o    Azibe
o    Les Perles du Général

 

et Un dvd : Maurice Sixto en 6 cd, éditon 2011

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Une Histoire de Sentaniz

Si vous la voyez un jour sur votre chemin, ne riez pas d’elle. Ne riez pas d’elle si un jour sur votre chemin elle vous regarde avec ses grands yeux de feu qui expriment sa colère, sa désolation et toutes ses misères.

Ne la bousculez pas, ne la repoussez pas, car elle a vraiment besoin de vous, elle a vraiment besoin de nous. Pensez à votre fille de neuf ans, celle que vous aimez bien, celle que tout le monde aime, qu’on châtie et protège. Elle qui a déjà un avenir assuré. Bien sûr… bien sûr que vous n’osez comparer votre tendre fille à une domestique hideuse… vous avez tellement de préjugés. Vous en avez tellement que vous oubliez… vous oubliez qu’elle … elle également est un enfant, un être humain qui a elle également des droits.  

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Haïti-France-Musique-Solidarité : Tifane et Léopold récoltent environ 4000 dollars US à leurs deux concerts

 

En tournée en France du 7 au 21 avril dernier dans le cadre de plusieurs activités socioculturelles, les artistes haïtiens Tifane et Léopold Ciné ont pu récolter, à leurs deux concerts, près de 4000 dollars avec pour chacun un guichet ouvert à 5 euros par personnes.  Cette toute recette sera utilisée à des fins sociales en Haïti par le biais de la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS).

 

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FMAS-KOREN-USAID : L’Ecole Communautaire Léa Kokoye de Nerette officiellement inaugurée


La Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS) et Konbit pou Rebati Nerette (KOREN) ont procédé, ce jeudi 27 octobre 2011, à l’inauguration officielle de l’Ecole Communautaire Léa Kokoyé de Nerette (ECLKN) en présence de plusieurs personnalités importantes du monde des ONGs, de l’USAID,  de la presse parlée, écrite et  télévisée. Cette école, qui portait jadis le nom de « La Promesse Evangélique », a été effondrée le 7 novembre 2008, faisant 86 morts parmi les élèves, 6 disparus du coté des professeurs et environ 100 blésés graves.

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FMAS-Droits humains-Sensibilisation : « Ti Sentaniz » en dessin animé disponible dans les barques

La Fondation Maurice A Sixto (FMAS) avise le public en général que l’adaptation en dessins animés du conte de Maurice A Sixto « Ti Sentaniz » est désormais disponible dans les barques. Cette œuvre, de l’ancien Citoyen du monde, vise tout d’abord à mettre la réalité de la domesticité infantile à la portée de tous, en particulier des enfants et des jeunes.   

Ce premier dessin animé haïtien est une réalisation de Jud-Alix François de Ayiti Komik. Son adaptation est présentée de telle sorte que le spectateur tend à sentir, à vivre et à compatir à la situation et à la souffrance du personnage. A la quatrième de couverture de la pochette du DVD se trouve un superbe texte la Coordonnatrice Adjointe de la FMAS Marie-Carmel Pérodin autour du thème du concours littéraire : « Ki fanm Ti Sentaniz ap ye an 2050 si anyen pa fèt pou chanje sistèm Restavèk la ».  

Le texte de Maurice A Sixto n’est  pas modifié, et il est disponible en sous titrage en deux (2) langues (Anglais, Espagnol ). Toutefois, dans la conclusion, un personnage explique, d’une façon accessible aux enfants, que la domesticité est un drame vécu par des milliers d’enfants en Haïti et que tant qu’elle dure, elle restera une menace pour celui qui regarde ou un de ses proches.

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Choléra et l'application des Règles d'hygiène

 

 

 

  

FONDATION MAURICE A. SIXTO

 

Rapport de l’enquête autour de la  thématique : Choléra et l’application des Règles d’Hygiène.



Année 2010 : 15 au 25 novembre


RAPPORT DE L’ENQUETE DU 15 AU 20 NOVEMBRE 2010

MISE EN CONTEXTE :  Après la découverte des premiers cas de choléra le 19 Octobre 2010, et sa propagation rapide de la maladie faisant en moins d’un mois  plus de 800 morts et 11 000 cas infectés, la FONDATION MAURICE A. SIXTO, vu qu’elle œuvre dans le social, a entamé une série d’enquête auprès des habitants des camps de fortune et des écoliers de certaines écoles de Pétion-Ville afin de les sensibiliser sur l’urgence d’évoluer dans un espace où l’application des règles d’hygiène occupe une place primordiale. 
DUREE ET OBJECTIF DE L’ENQUETE : La Fondation Maurice A. Sixto a réalisé l’enquête durant la semaine du 15 au 17 novembre 2010. Elle  visait d’une part, à recueillir des informations sur les mesures de précautions prises par les gens vivant dans les camps de fortune et  les écoliers de certaines écoles de Pétion Ville pour éviter la propagation du  choléra et d’autre part, à sensibiliser les gens  sur la nécessité de maintenir sain l’espace environnemental.  Entre autres, cette enquête  a permis d’entrevoir les conditions de vulnérabilité et l’ignorance de la population sur l’urgence de protéger l’environnement.
PRESENTATION DES DONNEES POUR LES CAMPS
Dans le cadre de l’enquête  quatre camps de fortune de Pétion-Ville (camp Guatemala, camp Nerette, camp Place Boyer, camp Place Saint Pierre) ont été retenus.
La méthode  porte-à-porte fut utilisée  pour la quête des données.

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FMAS-LFHH : Maurice A SIXTO, un véritable anti-corruption

Maurice A SIXTO, plus connu comme étant le père de la dénonciation du système Restavèk en Haïti, s’est révélé aussi un véritable anti-corruption à travers une bonne part de ses œuvres. Dans une conférence-débat à le Plazza Hôtel au Champs-de-Mars le 18 août dernier, il a été démontré que l’ancien Citoyen du monde avait mis l’accent sur la corruption sous toutes ses formes en Haïti.

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Le plaisir de la broderie

 

Un grand foulard noué sur la tête, une longue robe à l’allure du boubou africain, la tenue de Micheline Jean reflète parfaitement le travail qu’elle fait. Sur ce trottoir, devant le Choucoune Plaza, à la rue Lamarre, elle produit des œuvres dont l’esthétique attire les clients les plus exigeants. Avec ses doigts et cette longue aiguille à broder, une bobine de fil peut prendre n’importe quelle forme. Il suffit que son esprit puisse la concevoir. D’un chapeau, en passant par un chemisier, pour arriver à une robe ou une jupe, tout dépend de ce que veut le client. « Je trouve souvent des gens qui me demandent des choses très compliquées. Par exemple, un dessin d’un objet particulier sur une robe, des formes complexes sur un chapeau ou une nappe de table ou autre chose. Heureusement j’arrive toujours à leur donner ce qu’ils veulent et à les satisfaire convenablement », raconte Micheline Jean, pour qui la broderie est une source de plaisir intense. 

Ce métier, elle le pratique depuis son plus jeune âge. Elle raconte avoir l’habitude, à Anse-à-Veau, sa ville natale, de broder avec du « pikan zoranj ». Elle n’avait alors que treize ans. « À l’époque, explique-t-elle, c’était difficile pour nous de trouver des aiguilles. Les gens qui en avaient les gardaient si précieusement qu’on n’avait pas d’autre choix que d’en concevoir une avec du ‘piquant’. » Cette passion de la broderie, elle va la garder jusqu’à son établissement définitif à Port-au-Prince. Et c’est là qu’elle va entreprendre le métier et en faire l’activité principale de sa vie.
 

Aujourd’hui, tout ce qu’elle possède résulte de sa manipulation de l’aiguille et du fil. « Avec ce travail, j’envoie tous mes enfants à l’école. Ils apprennent leur métier grâce à cela », souligne Micheline Jean, 55 ans, mère de neuf enfants. Ses trente ans devant le Choucoune Plaza où elle établit son atelier lui auront permis de vivre dignement. « L’artisanat peut permettre à quelqu’un de vivre correctement. Même lorsque l’on ne vend pas beaucoup. Mais quand c’est le cas, on fait un peu d’argent. C’est ça », confie-t-elle. Elle affirme par ailleurs avoir toujours fait preuve de courage pour surmonter les obstacles dressés sur son chemin durant ces trente dernières années. Si elle estime avoir fait un parcours satisfaisant, c’est bien pour cette raison. « Rien n’est facile dans ce pays. Mais lorsqu’on aime quelque chose, on lui dédie toute sa vie et on oublie les difficultés. On ne s’en rend même pas compte », lance-t-elle calmement, les yeux rivés sur ce chemisier qu’elle est en train de terminer. Cette force qui l’anime n’est pas forcément celle anime tous les artisans. Si elle ne se laisse pas aller au découragement (ce ne sont pas les occasions qui ont manqué), c’est tout simplement parce que son amour pour son métier est plus fort que toute autre chose. « Quand je suis malade, mes enfants ne s’en rendent même pas compte, car je suis toujours au travail. C’est comme de la drogue, je ne peux pas passer un jour sans broder ou faire des crochets. J’aime énormément ce que je fais. Je pense même que je suis née pour cela », raconte-t-elle.
 

C’est sans doute cette passion qui lui a valu d’être décorée par la fondation Maurice Sixto et Belle Production de Zschea Caze, le 28 avril dernier, au cours d’une cérémonie à laquelle sept autres femmes ont été honorées pour leur contribution à la société haïtienne. Cette décoration était pour elle la consécration de sa carrière. « J’accorde beaucoup de valeur à cet acte. C’est un privilège pour moi. Et, il faut le dire, cela motive. Il renforce ma détermination à travailler plus ardemment et améliorer au jour le jour ma production », explique Micheline Jean, qui exprime sa gratitude envers les responsables de la fondation Maurice Sixto, et particulièrement à sa coordonnatrice, Mme Gertrude C. Séjour.
 

Micheline croit que des reconnaissances de ce genre compensent le manque d’intérêt accordé au travail des artisans. Elle dit regretter qu’un grand nombre de personnes n’accordent pas à l’artisanat toute son importance dans la société haïtienne. Elle appelle à une meilleure compréhension et une plus grande valorisation du travail des artisans. Sa peine la plus profonde est de voir ses frères de métier, avec tout leur talent, vivre dans la gêne financière. Elle ne veut rater aucune occasion de sensibiliser les autorités étatiques au sort des artisans. Aujourd’hui, elle fait office de porte-parole : « Permettez-moi de profiter de cette occasion que vous m’offrez pour demander à l’État d’accorder un minimum d’attention à ce que font les artisans haïtiens. Mes frères et sœurs. Les encadrer est le plus gros cadeau que je souhaiterais recevoir, car l’artisanat fait la valeur d’Haïti. »
 

Mais avant son sort personnel est à prendre en compte. La décision des autorités municipales d’interdire les activités commerciales aux coins des rues la préoccupe énormément. « Je suis là depuis trente ans. Je n’ai pas eu la chance d’avoir un grand atelier. Je suis donc obligée de me servir du trottoir comme espace de travail. Je n’ai aucun problème à être déplacée, mais il faut me mettre quelque part ou je pourrai produire calmement et vendre mes œuvres », lance-t-elle comme un cri de désespoir. Elle en appelle à la compréhension des autorités et à leur engagement, dit-elle, dans le développement du tourisme et de la production nationale.
 

En attendant que la décision des autorités la frappe personnellement Micheline Jean continue de broder et de faire des crochets pour le plus grand plaisir de ses clients.

Patrick Réma
Leredacteur509@gmail.com

 

 

 

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Ann rebati Ayiti san restavèk


Nom de l’Organisation : 
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)



Sites du Projet : 45 écoles  et 15 camps de la zone métropolitaine



Nombre de personnes touchées  8844.



Titre du projet : Ann rebati Ayiti san restavèk



Période couvert par le rapport : Du 10 au 31 janvier 2011.



Qui a préparé le rapport : Monsieur Léopold CINE



Fonction : Attachée de Presse /



Assistant Coordonnateur de projet

Février 2011

1- Introduction :

Le projet consiste à poursuivre la campagne nationale de sensibilisation sur la domesticité infantile et sur la violence faite aux filles et aux femmes initiée par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) suite au passage du séisme du 12 janvier 2010.

Cette étape de la sensibilisation fait suite directement au grand concours littéraire organisé par la FMAS à la fin de l’année 2010 sur le même thème, récompensant une vingtaine de jeunes élèves et universitaires de Port-au-Prince et ses environs. Cette continuité vise à toucher le plus de jeunes possibles en les mettant face la réalité de la domesticité infantile en Haïti par le biais du dessin animé « Ti Sentaniz », œuvre du célèbre conteur haïtien Maurice A Sixto.

Pour ce qui est de la pédagogie de ce dessin animé, l’adaptation est présentée de telle sorte que le spectateur tend à sentir, à vivre et à compatir à la situation et à la souffrance du personnage. Le texte de Maurice A Sixto n’est  pas modifié. Toutefois, dans la conclusion, un personnage explique, d’une façon accessible aux enfants, que la domesticité est un drame vécu par des milliers d’enfants en Haïti et que tant qu’elle dure, elle restera une menace pour celui qui regarde ou un de ses proches.

« Ti Sentaniz » en dessin animé a servi de matériel éducatif dans la mesure où on a pu également juger de ses résultats pour renforcer la sensibilisation dans le domaine des droits de l’enfant et des femmes.

2-Contexte du projet

Les jeunes (élèves et universitaires) sont appelés à être les responsables et les cadres de demain. Il est donc un impératif d’attaquer la mentalité à sa base, en leur permettant de se reconstruire en tant que personne humaine avant de parler de reconstruction physique d’Haïti. Ils seront aptes à transmettre les leçons apprises à d’autres jeunes et contribuer l’enclenchement d’un changement de la pensée haïtienne vis-à-vis des enfants et aux femmes.

3- Objectifs

- Sensibiliser les jeunes sur les méfaits de la domesticité infantile et la violence de toutes sortes à l’égard des filles et des femmes.

- Permettre aux jeunes de prendre conscience de la réalité aggravante du phénomène Restavèk en Haïti surtout après le 12 janvier 2010.

- citer les jeunes à produire des réflexions profondes sur le pourquoi et le comment de cette pratique en Haïti, et en déterminer les causes.

- Encourager les jeunes à sensibiliser d’autres personnes et à dénoncer la pratique.

4- Résultats  attendus

- Un changement de comportement des jeunes face au phénomène restavèk qui les pousse à agir.

- Une sensibilisation des jeunes sur la situation des enfants en domesticité

- Une conscientisation du public en général, et des jeunes en particulier.

5- Activités réalisées

1- Projection de Ti Sentaniz dans 45 écoles et 15 camps

2- Sensibilisation de plus de 8800 personnes sur la domesticité infantile et la violence faite aux filles et aux femmes.

3- Identification des causes et effets de la domesticité infantile.

4- Proposition de solution au problème

5- Prise de conscience et dénonciation

6- Cadre des résultats : Sensibilisation de plus d’élèves possibles à Port-au-Prince et dans les provinces.

7- Appréciations des résultats : Les jeunes ont manifesté leur frustration de différentes manières : certains ont pleuré et d’autres ont dénoncé des cas de domesticité qu’ils connaissent. Ils ont également fait de nombreuses recommandations pour éradiquer le système restavèk en Haïti, parmi lesquelles :

A) Elargissement de cette activité de sensibilisation à travers tout le pays.

B) Utilisation des médias comme force de propagande à travers des émissions radiophoniques et télévisées, des spots de sensibilisations, des musiques et des pièces de théâtre dénonçant le système.

C) Mise en place de lignes téléphoniques gratuites pour recevoir les doléances et dénonciations. D) Sensibilisations de l’Etat haïtien.

8- Retard, difficultés et solutions

- Certaines faiblesses de coordination entre l’équipe qui intervient et celle responsable des matériels de projection, causant ainsi parfois des retards. Solution : Attribuer des matériels de travail privés à la Fondation Maurice A Sixto.

- Fatigue enregistrée au niveau de toute l’équipe après chaque longue journée de travail. Solution : Penser à offrir au moins à boire aux membres de l’équipe.

- Insultes et agressions verbales enregistrées dans certains camps. Solution : Travailler uniquement avec des écoles, ou dans les camps mais avec que des jeunes.

9- Leçons apprises et conclusion.

« La sensibilisation des Haïtiens, en particulier les jeunes, sur des problèmes sociaux dont la domesticité infantile et la violence faite aux filles et aux femmes, doit être le premier pas à poser dans une perspective de reconstruction d’Haïti »

« Une bonne planification amène de bon résultat »

« Le public ne cache pas sa satisfaction devant un travail bien fait et a laissé sentir sa soif d’agir pour changer »

10- Pourquoi prolonger une telle activité ?

a) Les impacts de cette première phase sont multiples : Les jeunes des écoles touchées ont beaucoup apprécié le travail et souhaiteraient qu’une telle activité couvre tout le territoire haïtien et toucher ainsi plus de gens.

b) Toutes les écoles de la capitale n’ont pas encore été touchées, et aucune de celles des provinces.

c) Certaines personnalités, qui ont entendu parler de l’activité, ont contacté la FMAS en vue de bénéficier de cette campagne de sensibilisation qu’ils jugent importante.

d) Toucher toutes les écoles du pays semble être un grand pas dans le processus de sensibilisation sur la domesticité infantile sur un plan national.  

e) Le travail a provoqué une forte demande de décentralisation chez  plusieurs institutions et associations intéressées par  cette problématique.

f) Certains responsables d’écoles ont appelé la fondation  pour demander des suivies*.

g) Nombreux écoliers (ières) avouent que vue l’importance d’un tel travail qu’ils (elles) seraient disponibles pour intégrer le staff.

h) L’éradication du système n’est pas pour demain, le travail doit continuer si on veut obtenir le resultat recherché.

11- Quelques retombés significatifs enregistrés

a) Des enfants restavèk ont décidé de ne plus se laisser bafouer en faisant des révoltes douces. 

Ex : A la TIMKATEC à Pétion-Ville, une adolescente de 16 ans du nom de Jésula Noel en est une preuve. Suite à une sensibilisation sur la domesticité, en passant par les droits et devoirs de l’enfant, cette orpheline de père, et dont la mère vit à Jacmel, a exigé le respect et la participation de tous les gens vivant avec elle dans les tâches ménagères. Aujourd’hui elle réussi tant bien que mal à se fondre dans la famille de l’étranger où elle est accueillie.

b) Nous recevons des appels à la Fondation de personnes qui veulent dénoncer des pratiques de domesticité infantile rencontrées dans leur quartier. Des suivis sont en cours de réalisation.

c) La Fondation reçoit, en personne, des gens qui viennent faire part de leur doléance, soit sur la maltraitance, soit sur autre forme de violence dont ils sont victimes. Le dernier cas enregistré est cette jeune fille de 19 ans nommée Mirlande Siméon qui est constamment battue par son père souvent ivre, face à une mère impuissante devant cette agressivité. Mirlande a rapporté qu’elle a failli être violée par son propre père. Un dossier a été préparé et soumis au Commissaire Renel Costumé, Directeur de la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), une institution de la Police Nationale d’Haïti (PNH) qui travaille en partenariat avec la FMAS. M Costumé a ensuite conduit la victime à son bureau au DCPJ. Plusieurs coupables de viol, de maltraitance d’enfants et de détournement de mineurs ont été arrêtés grâce à ce partenariat

d) Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF), par son Directeur Général Gozague Désir, n’a pas caché sa satisfaction quant à cette activité qui, selon le Directeur, doit atteindre au moins toutes les écoles de Port-au-Prince et des provinces car les impacts lui sont aussi arrivés à l’oreille par des personnes ne faisant pas partie du MCFDF.   

La liste de quelques écoles ayant demandé un prolongement d’une telle activité

1-   College Neson Mandela,

2- Centre de Formation Culturel de Pétion-ville dirigé par Me Belarus

3- Collège René Descartes

4- Collège Le Louverturien dirigé par Me Gédéon Samuel

5- Institution Mixte Hadassah dirigée Pasteur Jn Marc

6- Collège Marie Dominique Mazzerello (Sœurs Salésiennes de Jacquet)

7- Collège Roussan Camille

8- Institution la Sainte famille dirigée monsieur Laurore  Cérosier

9- Centre Polytechnique de Pétion-Ville (Cette école n’a pas été visitée, mais a entendu parler de l’activité)

 

Point de vue général de la Fondation Maurice A Sixto


Cette expérience qui a duré un mois nous a fait découvrir l’unité, le degré de volonté  d’agir pour améliorer la force de travail chez chaque employé, et le désir de bien faire pour réussir. Des talents d’animation, de rassemblement et de sensibilisation ont fait surface au cours de cette activité d’équipe d’une durée d’un mois environ.

Le 23 mai 2009 avec la grande conférence internationale au Karibe Convention Center qui avait réuni plus 500 participants venant des dix départements. Suite aux multiples catastrophes survenues durant l’année 2010 nous avions été obligés d’aller vers les victimes dans les camps pour sensibiliser sur la violence faite aux filles et aux femmes et donner un appui psychologique aux femmes et enfants en situation difficile. Mais, le challenge, l’impact de notre travail durant ce mois de janvier 2011 nous a fait comprendre que la sensibilisation et l’éducation sont le chemin qui mène au changement.

Durant tout le mois janvier, à la fin de chaque semaine, tout le personnel était crevé, mais la satisfaction éprouvée par le travail  accompli  change toute fatigue en foi et en joie.

Réflexion de Sébastien ChristianDolcé (quatrième au concours littéraire « Ti Sentaniz » en 2050)

« La fondation Maurice A Sixto m’a offert une grande chance en me permettant de participer à son programme de sensibilisation. C’était pour moi une expérience nouvelle et enrichissante. La fatigue a été au rendez-vous mais je crois bien qu’elle en vaut bien la peine. Je recommencerais s’il le fallait. Il est encourageant de constater combien les élèves se sentent concernés par la problématique de la domesticité infantile. Leurs recommandations ne sont pas des moindres. »

Léopold Ciné

Attaché de Presse

Assistant Coordonnateur de projet

Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

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Tisentaniz remet en question la société

FMAS/Concours littéraire

Au commencement était la parole. La parole de Maurice Sixto a germé. Elle s’est manifestée en albums sonores, en livres, article de journaux et, depuis 2004, la Fondation Maurice A.  Sixto vulgarise les œuvres de l’auteur et sensibilise la société haïtienne sur le phénomène restavèk. C’est dans ce contexte que la fondation a lancé un concours littéraire sur la problématique du système restavèk en Haïti.

La Fondation Maurice A. Sixto (FMAS) a lancé lors d’un point de presse en son local à Pétion-Ville, le mardi 21 septembre, un concours littéraire sur la problématique du système « restavèk » en Haïti. « Quelle femme sera Tisentaniz en 2050 si rien n’est fait pour changer le système restavèk ? » est le thème choisi pour ce concours littéraire qui s’adresse aux écoliers et étudiants haïtiens âgés de 18 à 23 ans.

 

Deux pages (8 1/2 x 11 ) dactylographiées est le format imposé à ce concours incitatif, généreux en envers les participants : vingt prix seront offerts aux gagnants. Toute une gamme : computers, DVD players, portables, caméras numériques, imprimantes aux dix premiers gagnants. Dix autres primes de consolations seront également distribuées.

« Un frais de participation de cinq cent gourdes est réclamé au moment de l’inscription. Signalons qu’après l’inscription du participant au local de la FMAS, 28, rue Gabart à Pétion-Ville, une brochure accompagnée du CD « J’ai vengé la race » de Maurice Sixto lui sera remis », a précisé devant un parterre de journalistes, la coordonnatrice générale de la FMAS, madame Gertrude Séjour.

Les deux langues officielles, autrement dit, le créole et le français sont admises, a-t-elle ajouté, notant avec une pointe de satisfaction dans la voix et le regard, que « Maurice A. Sixto, le célèbre auteur de Tisentaniz savait utiliser avec art les richesses du français et du créole dans ses textes à caractère pédagogique ».

 

Matière à réflexion

Ce concours, selon madame Gertrude Séjour, « offre une matière à réflexion aux jeunes haïtiens qui, en 2050 seront dans la quarantaine. Parmi eux, nous retrouverons des citoyens dans les sphères de décisions politiques. » La FMAS, dans sa démarche didactique, opère à la manière de la semeuse de grains. En suivant la voix de Sixto, la Fondation se lance décidément dans des activités de sensibilisation qui bousculent des mœurs enracinés dans une société qui piétine encore les droits de ses enfants.

Le regard porté par la coordonnatrice adjointe de la FMAS, Marie Camel Pérodin, en dit long sur tous les restavèk enchaînés dans le système que les Pères de la patrie ont brisé. « Tisentaniz, âgée de neuf ans, est une enfant, une fleur à peine éclose dans le jardin de la vie comme tous les enfants de cet âge innocent, elle ne devrait se soucier que de ses devoirs d’écolière, de ses loisirs, de son désir ardent d’être aimée, acceptée.  Hélas,  le sort a voulu que Tisentaniz soit étouffée dans l’œuf.  A neuf ans, en proie à toutes les vicissitudes de la vie, elle est une rose fanée avant l’éclosion », se désole madame Pérodin.

Tisentaniz, à en croire madame Pérodin qui a présenté en 2004 la Fondation sur les fonds baptismaux, « joue le rôle d’interprète de toute cette kyrielle d’enfants de sa condition, ces laissés-pour-compte dénués de toute notion de dignité ».

L’intervention de madame Pérodin rejoint celle de madame Séjour. Toutes deux mises sur la participation de tout un chacun afin que la société haïtienne après le tremblement de terre du 12 janvier soit plus humaine et pose des actions au bénéfice des plus vulnérables, dont les restavèk. En ce sens, pensent-elles, ce concours remet en question le système restavèk en Haïti. Au travail les participants qui ont à labourer le champ de réflexion pour produire des textes littéraires.

Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr

 

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Mise en garde

 AFIN QUE NUL N’EN IGNORE

Je, soussignée Madame Veuve Maurice Alfredo SIXTO, née Marie Thérèse TORCHON, identifiée au # 092419265, demeurant et domiciliée à Philadelphie (USA), informe le public en général  que nul n’est autorisé à utiliser ni en partie ni en entier et ce sous aucune forme et teneur que ce soit, les œuvres de mon feu mari Maurice Alfredo Sixto.

 Je profite pour annoncer à tout un chacun que depuis le mardi 5 septembre 2000, j’ai donné en exploitation à Madame Gertrude Séjour, propriétaire, demeurant et domiciliée en Haïti, identifiée au # 003-003-211-8, les œuvres de Maurice Alfredo SIXTO sous toutes leurs formes et teneurs et donner corrélativement de négocier, transiger, signer tous contrats avec toutes personnes morales et/ou physiques relativement à l’exploitation desdites œuvres.

 En conséquence, la mandataire peut à ce titre, exercer toutes actions en justice, citer et comparaître devant tous tribunaux et Cours de la République d’Haïti à l’effet de faire respecter les droits attachés à l’exploitation et à l’universalité du patrimoine de feu Maurice A. Sixto, recevoir toutes déclarations, évaluations et affirmations nécessaires, et d’une manière générale faire tout ce qui sera nécessaire pour arriver à l’exécution complète des présents pouvoirs.

De ce fait, quiconque compte faire usage de ces dites œuvres doit obligatoirement contacter la Fondation Maurice A. Sixto (FMAS) (NIF : 000-589-917-0, le Moniteur du lundi 10 juillet 2006 No 65), Rue Gabart #28, Pétion Ville Haïti (WI) Tél. 3449-3583, ou sur le Sitewww.fondationmauricesixto.org Courriel : info@fondationmauricesixto.org

 

Mme Vve. Maurice A. SIXTO

Née Marie Thérèse TORCHON

 

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Sensibilisation à la Vallée de Jacmel pour la reconstruction d’une « Haïti Sans Restavèk

La Fondation Maurice A Sixto FMAS) a effectué du 31 juillet au 1e août dernier une tournée à la Vallée de Jacmel (Département du Sud-est) dans le cadre de son projet de promotion de son programme « Rebâtir une Haïti Sans Restavèk ». Réalisé en partenariat avec la Pan American Development Foundation (PADF) et la PHR et financé par la USAID, ce projet a été bien accueilli par des centaines de Valléens et Valléennes. Des réflexions, des conférences-débats et une manifestation culturelle sont entre autres activités qui ont marqué cette journée.

Le travail de la délégation de la FMAS a été entièrement coordonné par Marie Carmel B Pérodin qui est également la coordonnatrice principale de ce projet. Mme Pérodin s’est fait aussi un guide et une historienne, étant originaire de la Vallée de Jacmel. Elle n’a pas caché sa fierté régionale et a dès le départ souhaité succès à tout le staff dans le processus de sensibilisation des plus jeunes aux plus âgés.

La FMAS a jugé stratégique de mener une telle activité le 31 juillet 2010 dans cette zone parce que cette date coïncide avec le centenaire de la Paroisse de la Vallée de Jacmel, une fête qui a réuni plusieurs centaines de personnes venues même de la diaspora. Selon les habitants de la Vallée, une initiative de la sorte s’avère primordiale dans la société haïtienne d’aujourd’hui où les enfants et les jeunes sont voués à eux-mêmes et dont les droits sont foulés aux pieds.

A chaque responsable d’institution visité, le plan général de cette sensibilisation a été présenté, dont les moyens utilisés et les objectifs visés. Le Maire de la ville de Jacmel Edo Zenny, lors d’un entretien avec le staff de la Fondation, a même demandé à la FMAS de réaliser une activité similaire à Jacmel. Une planification qui est déjà en cours.

Au début de la conférence, la Coordonnatrice générale de la FMAS, Gertrude C Séjour a peint le système Restavèk en Haïti comme étant un crime, mais qui n’est malheureusement pas perçu comme tel dans notre société, donc il est toléré. « Nous avons la mission de dresser et de présenter le tableau de cette pénible réalité avec les conséquences qui s’en suivent», a-t-elle souligné juste après une présentation de la Fondation, ses membres ainsi que ses partenaires. Selon les dernières statistiques, environs 500 000 enfants seraient en domesticité en Haïti, a-t-elle ajouté. Un chiffre qui va en grandissant.

Mme Séjour en a profité pour faire comprendre aux habitants de la Vallée de Jacmel que le fait de remettre leurs enfants en domesticité à des gens qui vivent à Port-au-Prince ne signifie pas qu’ils auront une vie meilleure. « S’ils ne sont pas bien traités, vaut mieux les garder, sinon les familles d’ailleurs ne font que former des bourreaux pour demain », a-t-elle signalé, en mettant l’accent sur l’importance de dénoncer les maltraitances et abus des enfants.

L’officière de communication de la FMAS, Gerda Leroi Morin a fait le point sur la situation actuelle des enfants haïtiens en domesticité en établissant le parallèle entre leur martyre d’avant le séisme et celle d’après. Selon l’étudiante finissante en Communication sociale, le sort de ses petits garçons et petites filles laissés pour compte a encore empiré suite au drame du 12 janvier. Des cas flagrants de maltraitance infantile sont rapportés dans plusieurs abris provisoires, par exemple à de Pétion-Ville, a-t-elle aussi souligné.

L’aspect lié aux Droits de l’enfant a été élaboré par l’éducatrice de la FMAS Cherly Régiste en faisant état des conventions internationales signées par la République d’Haïti mais  qui ne sont pas appliquées dans la réalité, comme celle relative aux droits de l’enfant signée le 20 novembre 1989 par plus de 190 Etats dont Haïti qui l’a ratifiée 5 ans plus tard, soit en 1994.

« Vous avez le devoir de sensibiliser vos proches en promulguant le message et en adoptant le bon comportement à l’égard de l’environnement et d’autrui, particulièrement des enfants. Ce sera un bon début pour combattre le fléau de la domesticité juvénile qui ronge la société » a exhorté l’éducatrice qui a perdu son fils unique âgé de quatre ans et demi lors du séisme du 12 janvier.

La chanteuse et sociologue Stéphanie Séjour (Tifane) a pour sa part intervenu au nom de la PSI Haïti, dont elle est l’ambassadrice de leur programme de planning familial auprès des familles haïtiennes. Elle a mis l’accent sur l’importance d’une bonne planification socio-économique avant de décider de procréer. Selon l’artiste, l’éducation d’un enfant doit être faite par les deux parents et elle commence neuf mois avant sa naissance. « Le problème de la domesticité infantile est aussi lié au manque de contrôle du pouvoir de procréation », a-t-elle plus loin ajouté. Le courant a passé entre l’ambassadrice de bonne volonté et le public et l’échange a pris le dessus. Tifane a même fait une sorte de questions-réponses concernant le slogan du programme de la PSI « Plis kontwòl », ce qui a permis aux participants de gagner des T-shirts.

Pour couronner le tout, l’artiste a du interpréter, -sur demande du public-,  une chanson tirée de son album « Anprent » intitulée « Sekrè a », un morceau qui a fait les délices de tout un chacun qui bougeait, chantait avec Tifane. « Je compte sur vous tous pour faire passer tous les messages transmis aujourd’hui, le pays a besoin de citoyens concernés et positifs », a-t-elle lancé a la fin de sa prestation.

Notons que la FMAS a accordé une interview de plus d’une demi-heure lors d’une émission à la radio Fierté de la Vallée de Jacmel au cours de laquelle la philosophie de la fondation, ses réalisations, ses préoccupations et ses projets ont été présentés. La Fondation a également remis un lot de matériels médicaux reçus de la PADF à l’Hôpital de la Vallée de Jacmel. Un notable de la zone, Mr Eddy Berrouet, a remercié la FMAS pour ce don et a salué le « travail combien louable » qu’elle effectue au sein de la population.

Ce programme de sensibilisation sur les droits des enfants en vue de rebâtir une Haïti sans Restavèk devra se tenir dans plusieurs endroits de Port-au-Prince et dans des villes de province. Il rentre dans le cadre du projet « Kore dwa moun » mis sur pieds de la PADF.

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ANALYSE DE LA SITUATION DES ENFANTS EN HAITI

 

 

 

La situation des enfants en Haïti a toujours été un problème préoccupant pour notre société. Elle s’est considérablement aggravée ces dernières années, alors que toute l’attention et toutes les énergies du pays, sont focalisées sur la seule question politique. De la mauvaise gestion des ressources résulte un affaiblissement du pouvoir d’achat des familles haïtiennes qui, pour la grande majorité, sont de nos jours incapables de répondre aux besoins les plus élémentaires de leurs enfants. De ce fait, la condition de vie de ceux-ci a empiré dans des proportions alarmantes. Elle nécessite  une sensibilisation soutenue, dans  tous les secteurs du développement humain et des droits de l’enfant.

 

Ce document s’inscrit dans le cadre d’une proposition concrète d’un ensemble de démarches de sortie de crise, entreprise par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS). Son but principal est de mobiliser l’attention générale sur la gravité de cette situation, afin d’emmener les différents secteurs et institutions concernés par l’enfance, à poser la vraie problématique de sa situation actuelle, dans le but de définir les priorités pour planifier des stratégies capables de résoudre ce dilemme.

 

 

1.1  CONTEXTE NATIONAL ET POPULATION

 

La république d’Haïti est située dans la mer des Caraïbes et occupe le 1/3 occidental de l’ile Hispaniola dont la partie orientale forme la République Dominicaine. Sa superficie est de 27.250 kilomètres carrés pour une population estimée à plus de 8 373 750 habitants selon les derniers recensements de IHSI en 2003, dont 62% sont des jeunes.

 

 

1.2   CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE

 

Une minorité d’individus détient la plus grande part des ressources disponibles du pays alors que la majeure partie de la population croupit dans la misère. La plus grande majorité des Haïtiens, aujourd’hui, mène une lutte indescriptible pour survivre quotidiennement, perdue dans les rouages d’un secteur informel ne bénéficiant d’aucun encadrement minimal. Les infrastructures de base sont inexistantes ou alors insuffisantes.

 

La classe intermédiaire dite moyenne, ne tire son profit que d’une économie de survie. La majeure partie des individus appartenant à cette catégorie sociale ne cesse de guetter la première occasion pour quitter le pays sur la pointe des pieds afin  d’aller se mettre définitivement à l’abri de l’instabilité politique ou d’une économie plus que désastreuse.

 

De nombreuses familles haïtiennes sous perfusion, vivent ainsi exclusivement de l’assistance étrangère venant soit de parents vivant à l’étranger ou de l’aide alimentaire octroyée à compte-gouttes,  par  quelques organisations philanthropiques travaillant dans le pays.

 

Depuis le retour à l’ordre constitutionnel en 1994, la situation de misère qui a sévi dans le pays a conduit à l’émergence d’une catégorie d’enfants des deux sexes, appelés ‘’kokorat’’. Ce nom est caractéristique de leur mode de nutrition d’alors. A l’époque en effet, ils vivaient exclusivement des restes de nourritures ou des déchets des marines, qui étaient présents sur le sol haïtien. Depuis, leur situation n’a cessé de se dégrader. Inutile de dire que ces enfants de rues (souvent des anciens restaveks) révoltés sont exposés à tous les risques d’un environnement malsain. Inutile aussi, d’expliquer comment ils enjambent gaillardement leur adolescence de tous les vices appris dans les rues, pour passer sans transition à la marginalité  et deviennent naturellement : gangsters, prostitués, trafiquants de drogue…etc. Dans la plupart des cas, ils sont des mercenaires au service des conflits socio-politiques. Cette situation n’épargne aucun secteur du pays. L’exode rurale des milliers d’enfants venant des campagnes haïtiennes elles-mêmes soumises à la rigueur de la misère, viennent incessamment grossir les rangs des laissés pour compte. Leurs parents ne pouvant plus assumer la moindre petite charge, ils viennent dans les zones urbaines, se prendre en charge eux-mêmes en accomplissant des travaux inadaptés à leur âge, notamment comme domestique. C’est dans cette situation qu’il faut aller chercher l’une des causes de l’insécurité et de la violence qui prospèrent dans la société haïtienne d’aujourd’hui. La violence est présente en permanence, dans l’environnement de l’enfant et, par endroits, elle va jusqu’à faire partie intégrante de sa vie familiale et même scolaire.

 

La famille est impuissante face à cette situation alarmante. D’ailleurs, à cause de leur handicap économique, les parents perdent de plus en plus l’autorité sur leurs enfants. Bon nombre d’entre ces malheureux parents ayant à la charge plus d’un enfant, touchent (encore faut-il qu’ils aient de la chance), à peine le salaire minimum fixé par l’État haïtien,  qui est lui-même un indicateur éloquent du niveau de la pauvreté en Haïti : 200 gourdes par jour, soit moins de US $US5,00.

 

Évidemment, ces problèmes ne se limitent pas seulement à ce niveau, mais ils ont des répercussions tout aussi sérieuses sur d’autres secteurs tels : la santé, l’éducation et le loisir des enfants.

 

1.4   L’EDUCATION

 

Parlant de l’éducation, la situation a atteint un seuil critique. Une réforme en profondeur  du système éducatif et de l’éducation en général, s’avère indispensable en Haïti. Les programmes scolaires ne sont pas adaptés à la réalité du pays. De plus, le nombre d’écoles publiques est restreint et très mal reparti sur l’ensemble du territoire. Conséquence, très peu d’enfants accèdent à l’école, encore moins à une éducation de qualité. Une grande majorité n’arrive pas à boucler le cycle des études secondaires, faute de possibilités financières, l’ignorance et ou la négligence de leurs parents ne sachant pas comment introduire leurs dans le circuit scolaire. Il faut toutefois signaler le manque d’adaptation de programmes scolaires qui ne répondent pas à la réalité, et des problèmes de langues d’enseignement Français-Créole (le créole commence timidement à être utilisé)

 

Haïti, avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010 comptait prêt de 800,000 handicapées de toutes sortes, soit 10% de sa population selon la SociétéHaïtienne d’Aide aux Aveugles (SHAA). Après le 12 janvier on a recensé 4000 amputés, ce qui nous permet d’avancer que le nombre de personnes à mobilité réduite est de 12000.  Les chances pour qu’un enfant handicapé bénéficie d’une bonne éducation en Haïti sont minces, car il existe pratiquement aucune structure pouvant les accueillir. Sur tout le territoire haïtien, on  compte très peu d’écoles spécialisées mal réparties pouvant les prendre en charge. Toujours selon les données de la SHAA, ces écoles n’absorbent que 1% des enfants handicapées d’âge scolaire. Cette situation pose un sérieux problème d’intégration dans la société haïtienne qui déjà est un foyer de toutes sortes de discriminations. C’est d’ailleurs ce qui porte le docteur  Michel Péan, Ex-Secrétaire d’Etat pour l’Intégration des Personnes Handicapées à déclarer : « La société Haïtienne est une société d’exclusion. L’ère que nous vivons ne doit pas être uniquement l’ère de l’Internet ou de la globalisation, mais aussi celle de l’inclusion. L’exclusion crée un vide énorme, et comme la nature a horreur du vide, pour le combler, on ne peut le faire que parl’EDUCATION ». Nul doute que cette situation va s’aggraver, puisque les conditions de vie à travers le pays ne cessent de se détériorer et toujours plus de familles se trouvent dans l’incapacité de nourrir leurs enfants voir les éduquer.

 

Ajouter à l’ensemble de ces maux ambiants le fait est désormais établi, que beaucoup de parents haïtiens n’appréhendent pas la nécessité d’une bonne instruction pour leurs enfants. On comprend dès lors, qu’ils n’accordent pas la priorité qu’il faut à leur éducation.

 

1.5   LES LOISIRS

 

Les loisirs sont le plus souvent organises par les établissements scolaires privés que fréquentent certains enfants. Les familles haïtiennes ne sont pas en mesure de garantir aux enfants la possibilité de se divertir. Confrontées à d’énormes problèmes de survie,  elles réduisent les besoins de l’enfant au strict minimum,  si elles ne vont pas jusqu’à ne pas s’en occuper du tout. Des lors des apatrides sans scrupule organisent pour les besoins de leurs poches ces activités para scolaires appelées ZO KIKI.

 

Les quelques familles qui ont les moyens de faire profiter à leurs progénitures certains loisirs  indispensables à l’harmonie et à la croissance de tout enfant,  ont une économie plus ou moins stable, qui leur permet de les envoyer à l’étranger une ou deux fois l’an, de leur procurer des jeux vidéo, de les emmener à la plage, pas au cinéma puisse qu’il n’existe plus de salle de cinéma…etc.  Les enfants de ce milieu peuvent participer à des journées  récréatives, faire partie d’un club sportif et faire des sorties en groupe, ou tout aussi bien avec leurs parents célébrer des anniversaires, toutes ces activités sont réservées à une toute petite catégorie sociale et ont diminué en quantité et en qualité économique à cause de l’insécurité et la détérioration de la situation économique du pays.

 

Pour les autres enfants de parents pauvres, les jeux auxquels ils se livrent et les activités entreprises se terminent le plus souvent en bagarres donc ne sont pas tolérés par certaines  communautés qui les repoussent ou les interdisent. Le climat politique lui-même, dominé par la violence n’épargne pas les enfants qui font face tous les jours à toutes sortes d’agression tant visuelles que  verbales les rendent nerveux et agressifs et parfois  difficiles à encadrer. Il n’y a pas que le climat de violence et politique qui empêche le bon développement des enfants, il y a aussi le phénomène « Resavek » (enfant en domesticité) qui est néfaste pour l’avenir des enfants haïtiens. Qu’il soit l’enfant domestique ou l’enfant qui bénéficie des services d’un restavek, des deux côtés le problème reste entier. Tous ces facteurs tant physiques que sociaux convergent pour rendre plus intenable la  situation  des enfants en Haïti : la dégradation physique de l’environnement (amoncellement de détritus dans les rues, déboisement à outrance, croissance des bidonvilles), l’extrême  pauvreté des familles ont des effets  négatifs sur le développement et la socialisation des enfants.

 

Du reste, la grande majorité des enfants se trouvent très tôt impliqués à des niveaux divers à beaucoup de problèmes que connaît le pays. L’enfant issu de la campagne qui est en domesticité ou dans les rues, n’a pas le temps de penser au divertissement, constamment occupé qu’il est,  par sa lutte pour la survie.

 

Sensibilisation sur la Domesticité infantile en Haïti

Contexte général`

Dans notre pays, la situation des enfants en domesticité reste critique et alarmante malgré les différents  colloques ou conférences organisés autour de cette problématique, par diverses organisations nationales et internationales. De 1998 à aujourd’hui, le nombre d’enfants en domesticité a augmenté considérablement. Celui-ci  est passé  300.000 en 1998 à environ  500 mille,  selon une statistique de l’Amnesty International. Malheureusement les colloques, les textes de loi  sur les droits de l’enfant en Haïti restent inappliqués et ne sont jamais passés dans les faits. En attendant, les  enfants de ce pays dans leur majorité, notamment les « restavèk »  subissent différentes formes de violences. Violence parfois extrême dont les formes se sont multipliées, aggravées et transposées dans différents secteurs de notre société avec des conséquences très lourdes enregistrées au cours des vingt dernières années. Cette réalité, en partie expliquée, par un contexte historique marqué par les inégalités sociales qui vont de mal en pis et un climat politique instable, n’a cessé de multiplié les victimes au sein de la société haïtienne.

Les violences domestiques dont sont victimes les enfants restavèks prennent des formes diverses les unes plus destructrices, humiliantes et déshumanisantes que les autres. Elles revêtent un spectre très large, allant des propos blessants à des cas extrêmes de châtiments corporels très graves, voire de viols. Le triste et célèbre tableau de Tisentaniz que Maurice A. Sixto a dressé pour résumer le sort de cette catégorie à laquelle nous nous référons illustre de façon éloquente la manière dont les droits de l’enfants sont négligés, bafoués dans notre société, mais surtout comment les conditions d’évolution socio-politique d’Haïti est responsable du drame de ces 500,000 enfants et plus, qui, pour la plupart sont remis très tôt à une famille habitant la ville avec l’espoir qu’ils bénéficieront en échange de leurs services domestiques une éducation, une formation et un meilleur épanouissement. Séparés de leur famille, ces enfants  sont privés de tout ce qui pourrait aider un enfant à se développer normalement. Ils sont privés des nourritures tant émotionnelles qu’affectives nécessaires au devenir positif de l’être humain. A l’âge où ils devraient faire leur première apprentissage social à l’école : connaissance de soi, connaissance de l’autre, développer le sens de l’initiative…, ils sont déjà de rudes travailleurs.

C’est dans ce contexte que la Fondation Maurice A. Sixto en partenariat avec la Fondation de Jean-Robert CADET, afin d’apporter leur contribution dans la lutte pour transformer le statut et les conditions de vie des «Restavèks» et assurer la continuité de la conférence du 23 mai 2009 au

Karibé Convention Center qui a eu pour thème «Mwen Se Ayiti Tou»,  ont décidé, dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation, d’installer au moins quatre (4) grands  billboards  aux quatre coins du pays : Nord-Sud, Est-Ouest pour intensifier cette vaste campagne de sensibilisation incluant une large collaboration avec les médias, les organisations intervenant directement dans le secteur de la domesticité et l’utilisation d’outils de communication de mass ; notamment,  l’objectif de cette campagne étant de gagner le plus de  personnes possibles à la cause des enfants en domesticité.

 

La Fondation Maurice A. Sixto a fait un survol de la situation des enfants en général et ceux en domesticité, mais est consciente qu’au-delà des considérations économiques ou politiques, les enfants d’Haïti ont un besoin urgent d’appui pour survivre et des conditions élémentaires pour garantir leur développement.  De toutes les actions à entreprendre, certaines relèvent directement du gouvernement et déjà, des ONG et des organisations humanitaires ont attaqué le problème en mettant à exécution des programmes a l’intention des parents et des enfants des différentes sphères d’action à sa voire : la santé, l’éducation,  la formation professionnelles  et le contrôle des naissances etc.

 

En guise de conclusion ou de recommandation:

Comment dès lors   notre société de demain avec ces enfants-la devenus adultes? Quels parents, quels professionnels, quels politiciens nos enfants d’hier, ayant survécu à la domesticité, sont ils devenus? Quel est le poids de ce triste héritage dans nos problèmes d’aujourd’hui? Autant de questions qui sollicitent nos considérations et qui nécessitent nos efforts, nos énergies et toute notre capacité à  bien comprendre.

 

 

 

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La problématique des enfants en domesticité

Dans notre pays, la problématique des enfants en domesticité reste critique et alarmante malgré les différents  colloques organisés autour du problème, par diverses organisations nationales et internationales. De 1998 à aujourd’hui, le nombre d’enfants en domesticité a augmenté considérablement. Celui-ci  est passé  300 mille en 1998 à environ  500 mille,  selon une statistique de l’Amnesty International. Malheureusement les colloques, les textes  sur les droits de l’enfant en Haïti restent inappliqués et ne sont jamais passés dans les faits. En attendant, les enfants de ce pays dans leur majorité, notamment les « restavèk »  subissent différentes formes de violences domestiques.

 

Violences domestiques aux plurielles, car ces dernières revêtent des formes diverses les unes plus destructrices, humiliantes et déshumanisantes que les autres. Elles revêtent un spectre très large, allant des propos blessants à des cas extrêmes de châtiments corporels très graves, voire de viols. Le triste et célèbre tableau de Tisentaniz que Maurice A. Sixto a dressé pour résumer le sort de cette catégorie à laquelle nous nous référons illustre de façon éloquente la manière dont les droits de l’enfants sont négligés, bafoués dans notre société, mais surtout comment les conditions d’évolution socio-politique d’Haïti est responsable du drame de ces 300,000 enfants et plus, qui, pour la plupart sont remis très tôt à une famille habitant la ville avec espoir qu’ils bénéficieront en échange de leurs services domestiques une éducation, une formation et un meilleur épanouissement. Séparés de leur famille, ces enfants  sont privés de tout ce qui pourrait aider un enfant à se développer normalement. Ils sont privés de nourritures tant émotionnelles qu’affectives nécessaires au devenir positif de l’être humain. A l’âge où ils devraient faire leur première apprentissage social à l’école : connaissance de soi, connaissance de l’autre, développer le sens de l’initiative…, ils sont déjà de rudes travailleurs.

 

C’est dans ce contexte que la Fondation Maurice A. Sixto (FMAS), afin d’apporter sa contribution dans la lutte pour transformer le statut et les conditions de vie des «Restavèks» et assurer la continuité des sessions de sensibilisation entamées depuis octobre 2009 pour faire suite à la conference du 23 mai 2009 au Karibé Convention Center qui a eu pour thème «Mwen Se Ayiti Tou» et utiliser les pratiques  éducatives de notre Grand Professeur Sixto, pensent qu’il serait utile d’installer au moins quatre (4) grands  billboards  aux quatre coins du pays : Nord-Sud, Est-Ouest pour intensifier cette vaste campagne de sensibilisation incluant une large collaboration avec les médias, les organisations intervenant directement dans le secteur de la domesticité et l’utilisation d’outils de communication de masse ; notamment  L’objectif de cette campagne étant de gagner le plus de  personnes possibles à la cause des enfants en domesticité.

 

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Maurice Sixto, vivant et présent à travers ses objets

Des objets retraçant le quotidien, le parcours de l'illustre conteur, humoriste et « lodyanseur » Maurice Sixto, s'exposent - pour la première fois en Haïti - à l'université Quisqueya.

Maurice Sixto, le plus célèbre diseur et « lodyanseur » haïtien reçoit dans son appartement de Philadelphie, invite à remonter le temps de ses séjours en Afrique (où il fut professeur émérite) et à Philadelphie en passant par sa terre natale. L'essentiel de ce qui peut le rendre vivant et présent est exposé depuis le 18 mai, à l'Université Quisqueya, dans le cadre de sa semaine de l'université. Cette exposition, présentée par les Fondation culture et création et Maurice Sixto, réunit des objets emblématiques de l'illustre conteur : de son pyjama - qu'il portait le jour de son décès dû à de graves brûlures - à son magnétophone - qu'il utilisait pour enregistrer ses invités à leur insu, ceux venus lui raconter des histoires dont il s'inspire pour ses «lodyans» - , de sa canne en passant par l'extrait d'archives de sonacte de naissance à son cigare cubain.

« Il s'agit d'objets patrimoniaux », estime la directrice exécutive de la Fondation culture et création, Colette Pérodin Armenta. « Il y a, poursuit-elle, toute une littérature à travers ces objets ; c'est comme un journal de bord, car Maurice écrit derrière chaque photo, comme celles qu'il envoyait à sa soeur pour lui raconter son quotidien à Léopoldville [actuel Kinshasa, capitale de la République du Congo].» La voix de Maurice Sixto a accompagné le visiteur. Elle se fait entendre dans ses oeuvres majeures diffusées à cette occasion, parmi lesquelles « Zabèlbòk Berachat », « Gwo Moso ». Des extraits de cette lodyans ont été mis en espace par des étudiants de l'uniQ.

L'exposition des objets de Maurice Sixto constitue un hommage à ce grand diseur et conteur, qui, à travers son oeuvre, met à nu la société haïtienne, toutes catégories confondues. « On veut que les étudiants s'approprient les paroles de Maurice Sixto, une des grandes valeurs du pays », souhaite la secrétaire générale de l'UniQ, Darline Alexis.« Les problèmes, les tares que dénonce Maurice Sixto dans ses contes, sont encore d'actualité », pense-t-elle. « Il n'y a pas aujourd'hui une chose qui se passe qui n'ait été décriée par Maurice Sixto. » La peinture de la réalité haïtienne dont Sixto donne à voir les images dans ses «lodyans» se fait sur fond d'un grand humour. Et l'objectif, selon Gertrude Séjour, est « de nous faire changer de comportement».

« Cette exposition des objets de Maurice Sixto est la première à être organisée en Haïti », se réjouit la présidente de la Fondation Maurice Sixto, Gertrude Séjour, dépositaire des droits du «lodyanseur». Cependant, relève pour sa part Colette Pérodin Armenta, les objets doivent être beaucoup plus «documentés», «travaillés». « A la Fondation culture et création, on pense à faire quelque chose de plus approfondi », annonce-t-elle. Cette exposition, l'une des dernières activités de la semaine de l'université Quiqueya sera clôturée par une conférence-débat du Dr Michel A. Péan, un connaisseur de l'oeuvre de Maurice Sixto dont il était aussi très proche. L'exposition « Hommage à Maurice Sixto » est à voir à l'université Quisqueya du 18 mai au 8 juin 2012, au 228 de l'avenue Jean Paul II, haut de Turgeau.

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FMAS-PADF : Sensibilisation à la Vallée de Jacmel pour la reconstruction d’une « Haïti Sans Restavèk »

FMAS-PADF : Sensibilisation à la Vallée de Jacmel pour la reconstruction d’une « Haïti Sans Restavèk »

 

La Fondation Maurice A Sixto FMAS) a effectué du 31 juillet au 1e août dernier une tournée à la Vallée de Jacmel (Département du Sud-est) dans le cadre de son projet de promotion de son programme « Rebâtir une Haïti Sans Restavèk ». Réalisé en partenariat avec la Pan American Development Foundation (PADF) et la PHR et financé par la USAID, ce projet a été bien accueilli par des centaines de Valléens et Valléennes. Des réflexions, des conférences-débats et une manifestation culturelle sont entre autres activités qui ont marqué cette journée.

Le travail de la délégation de la FMAS a été entièrement coordonné par Marie Carmel B Pérodin qui est également la coordonnatrice principale de ce projet. Mme Pérodin s’est fait aussi un guide et une historienne, étant originaire de la Vallée de Jacmel. Elle n’a pas caché sa fierté régionale et a dès le départ souhaité succès à tout le staff dans le processus de sensibilisation des plus jeunes aux plus âgés.

La FMAS a jugé stratégique de mener une telle activité le 31 juillet 2010 dans cette zone parce que cette date coïncide avec le centenaire de la Paroisse de la Vallée de Jacmel, une fête qui a réuni plusieurs centaines de personnes venues même de la diaspora. Selon les habitants de la Vallée, une initiative de la sorte s’avère primordiale dans la société haïtienne d’aujourd’hui où les enfants et les jeunes sont voués à eux-mêmes et dont les droits sont foulés aux pieds.

A chaque responsable d’institution visité, le plan général de cette sensibilisation a été présenté, dont les moyens utilisés et les objectifs visés. Le Maire de la ville de Jacmel Edo Zenny, lors d’un entretien avec le staff de la Fondation, a même demandé à la FMAS de réaliser une activité similaire à Jacmel. Une planification qui est déjà en cours.

Au début de la conférence, la Coordonnatrice générale de la FMAS, Gertrude C Séjour a peint le système Restavèk en Haïti comme étant un crime, mais qui n’est malheureusement pas perçu comme tel dans notre société, donc il est toléré. « Nous avons la mission de dresser et de présenter le tableau de cette pénible réalité avec les conséquences qui s’en suivent», a-t-elle souligné juste après une présentation de la Fondation, ses membres ainsi que ses partenaires. Selon les dernières statistiques, environs 500 000 enfants seraient en domesticité en Haïti, a-t-elle ajouté. Un chiffre qui va en grandissant.

Mme Séjour en a profité pour faire comprendre aux habitants de la Vallée de Jacmel que le fait de remettre leurs enfants en domesticité à des gens qui vivent à Port-au-Prince ne signifie pas qu’ils auront une vie meilleure. « S’ils ne sont pas bien traités, vaut mieux les garder, sinon les familles d’ailleurs ne font que former des bourreaux pour demain », a-t-elle signalé, en mettant l’accent sur l’importance de dénoncer les maltraitances et abus des enfants.

L’officière de communication de la FMAS, Gerda Leroi Morin a fait le point sur la situation actuelle des enfants haïtiens en domesticité en établissant le parallèle entre leur martyre d’avant le séisme et celle d’après. Selon l’étudiante finissante en Communication sociale, le sort de ses petits garçons et petites filles laissés pour compte a encore empiré suite au drame du 12 janvier. Des cas flagrants de maltraitance infantile sont rapportés dans plusieurs abris provisoires, par exemple à de Pétion-Ville, a-t-elle aussi souligné.

L’aspect lié aux Droits de l’enfant a été élaboré par l’éducatrice de la FMAS Cherly Régiste en faisant état des conventions internationales signées par la République d’Haïti mais  qui ne sont pas appliquées dans la réalité, comme celle relative aux droits de l’enfant signée le 20 novembre 1989 par plus de 190 Etats dont Haïti qui l’a ratifiée 5 ans plus tard, soit en 1994.

« Vous avez le devoir de sensibiliser vos proches en promulguant le message et en adoptant le bon comportement à l’égard de l’environnement et d’autrui, particulièrement des enfants. Ce sera un bon début pour combattre le fléau de la domesticité juvénile qui ronge la société » a exhorté l’éducatrice qui a perdu son fils unique âgé de quatre ans et demi lors du séisme du 12 janvier.

La chanteuse et sociologue Stéphanie Séjour (Tifane) a pour sa part intervenu au nom de la PSI Haïti, dont elle est l’ambassadrice de leur programme de planning familial auprès des familles haïtiennes. Elle a mis l’accent sur l’importance d’une bonne planification socio-économique avant de décider de procréer. Selon l’artiste, l’éducation d’un enfant doit être faite par les deux parents et elle commence neuf mois avant sa naissance. « Le problème de la domesticité infantile est aussi lié au manque de contrôle du pouvoir de procréation », a-t-elle plus loin ajouté. Le courant a passé entre l’ambassadrice de bonne volonté et le public et l’échange a pris le dessus. Tifane a même fait une sorte de questions-réponses concernant le slogan du programme de la PSI « Plis kontwòl », ce qui a permis aux participants de gagner des T-shirts.

Pour couronner le tout, l’artiste a du interpréter, -sur demande du public-,  une chanson tirée de son album « Anprent » intitulée « Sekrè a », un morceau qui a fait les délices de tout un chacun qui bougeait, chantait avec Tifane. « Je compte sur vous tous pour faire passer tous les messages transmis aujourd’hui, le pays a besoin de citoyens concernés et positifs », a-t-elle lancé a la fin de sa prestation.

Notons que la FMAS a accordé une interview de plus d’une demi-heure lors d’une émission à la radio Fierté de la Vallée de Jacmel au cours de laquelle la philosophie de la fondation, ses réalisations, ses préoccupations et ses projets ont été présentés. La Fondation a également remis un lot de matériels médicaux reçus de la PADF à l’Hôpital de la Vallée de Jacmel. Un notable de la zone, Mr Eddy Berrouet, a remercié la FMAS pour ce don et a salué le « travail combien louable » qu’elle effectue au sein de la population.

Ce programme de sensibilisation sur les droits des enfants en vue de rebâtir une Haïti sans Restavèk devra se tenir dans plusieurs endroits de Port-au-Prince et dans des villes de province. Il rentre dans le cadre du projet « Kore dwa moun » mis sur pieds de la PADF.

Léopold Ciné

Fondation Maurice A Sixto

 

 

 

 

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Projets Cric Crac

Collaboration pour l'année scolaire 2009/2010 :

Des Nouvelles Fraîches

DESCRIPTION DU PROJET

 

Ce projet permet aux élèves de créer un journal théâtral, comportant les mêmes données qu’un journal télévisuel ordinaire (information nationale et internationale, mini reportage, météo, interview de vedettes) mais en imaginant que ce journal a lieu en 2050.Ce projet se realise dans quatre école: colège Gilbert Albert, école Lea kokoye de Nerette, école St-therese de Pétion-ville, lycee Jean Jacques dessalines.

 

1°) Trois progrès principaux visés chez les élèves au niveau des compétences travaillées :

 

-Amener les participants à exprimer/organiser l’expression de leur vision du futur, leurs points de vue sur des sujets d’actualités, sur leurs peurs et leurs espoirs.

-Susciter et/ou accroître et développer chez les  participants un regard critique sur  le média télévisuel, à travers le traitement de la représentation (caricature, parodie…)

- S’organiser en groupe pour créer un objet artistique cohérent, être capable d’identifier les différents mode de communication (adresse publique, interviews,commentaires) et de les reproduire.

 

2°) Résultats matériels principaux visés par l'ensemble du projet :

-découverte à travers une sortie au théâtre (a sélectionner au plus vite dans le programme de la montagne magique)

-Elaboration d’un spectacle et  présentation devant d’autres classes

 

3°) Nature des spécificités du (des) domaine(s) disciplinaire(s) choisi(s) :

Le projet touche à la fois les domaines de l’écriture et du théâtre.

4°) Brève justification du choix des acteurs culturels des artistes impliqués :

Elsa Poisot : A la demande du professeur, j’ai conçu un projet qui permet aux élèves de pouvoir s’exprimer sur des sujets variés , d’exploiter les thématiques du programme scolaire et d’exprimer leur point de vue sur le monde à travers l’expression soit d’une utopie (le monde serait devenu meilleur) soit d’une dystopie (catastrophe en 2050)

 

5°) Diverses méthodes envisagées pour travailler les compétences ciblées :

-Exercices de prise de parole

-Travail vocal et équilibre de plateau

-travail d’observation et de recherche sur leur vision du futur

-Travail d’improvisation

-travail d’exploration scénique

-Atelier d’écriture

 

6°) Description des étapes méthodologiques structurant l'ensemble du projet :

I)Initiation au théâtre et analyse du journal

Recherches

1.Exercice de cohésion de groupe, de confiance

2.Exercices de prise de parole

3.Recherche des sujets d’actualité

4.Recherches autour du canevas scénique  et atelier écriture

 

II recherche autour de la mise en scène des différents composantes

Initiation au jeu dramatique

1.jeux de concentration et d’écoute

2.introduction aux notions élémentaires d’espace et d’équilibre de plateau

3.proposition scénique autour des différentes composantes de la création et des écritures

 

Elaboration du spectacle

1.Sortie au théâtre

1.répétitions

2.Présentation devant public

 

7°) Brève description des modalités d'implication des enseignants dans le projet :

Le projet s’imagine en collaboration avec le professeur.

-Etablissement d’une série de compétence commune au programme scolaire et à la matière artistique.

-Participation régulière aux activités dans un respect du programme

- proposition de documents et supports sur les différents sujets et accompagnement des élèves dans leurs recherches

- élaboration de matériel pédagogique  et suivi approfondi de l’étape d’écriture

 

8)° Brève description des modalités assurant la participation active des élèves dans le projet :

Exercices de prise de parole individuels

Exposé en groupe autour d’un sujet d’actualité

Elaboration de la création

 

9) Enoncé des prolongements envisagés dans les mêmes ou dans d'autres domaines disciplinaires :

VOLUME DES ACTIVITES PREVUES DURANT LE TEMPS SCOLAIRE

Nous souhaitons travailler avec une classe.

Nous estimons le travail réalisable en 20 sessions de travail (1session représentant 1 demi-journée)

5 sessions sont organisées en dehors du temps scolaire.

 

Participation de l’école : frais de la sortie au théâtre (transport et places)

 

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Les abris de fortune de Nerette, entre stress et inhumanité

Les abris de fortune de Nerette, entre stress et inhumanité

 

Le quartier de Nerette à Pétion-Ville loge depuis le séisme du 12 janvier 5 camps de fortunes. Les sinistrés, en plus de vivre quotidiennement un stress du au fait qu’ils occupent des terrains privés, évoluent dans des circonstances infrahumaines.

 

De concert avec Jimmy Germain, Président de « Komite pou rebati Nèrèt » (KOREN), la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) et la Pan American Development  Foundation (PADF) ont effectué au cours du mois de mai une visite guidée dans ce quartier qui a vu s’effondrer en novembre 2008 l’établissement scolaire La Promesse Évangélique.

Les deux institutions ont pu remarquer que les gens logés dans les cinq camps d’hébergement de Nerette sont en train de vivre une situation plus que lamentable. La promiscuité qui caractérise ces camps rejette tout critère lié à l’intimité des femmes et aussi des hommes, toute convenance a l’égard des enfants, bref l’être humain est réduit à sa plus simple expression.

« Nous vivons un stress quotidien qui provient du fait que les cinq terrains logeant ces abris sont tous des propriétés privées », a expliqué Jimmy Germain, ajoutant que certains propriétaires réclament déjà leur bien et d’autres ont fait placer des pancartes sur lesquelles est inscrit : « Propriété privée ». D’autres personnes ont choisi de vivre hors des campements, a proximité de leur maison sous des tentes, mais sont tout aussi bien des victimes de l’inhumanité qui a envahit Nerette.

En effet, l’ensemble des habitants sont exposés à toute sorte de maladie. Le quartier étant poussiéreux quand il fait soleil et boueux après la pluie. Ils n’ont aucun accès à l’eau potable et ils n’ont aucun système de toilette. « Nous ne recevons jamais aucune aide que ce soit d’ONG depuis le 12 janvier, nous sommes voués à nous même », s’est plaint une refugié aux représentants de la Fondation Maurice A Sixto.

Quant aux enfants, ils ne vont pas à l’école. Ils restent chez eux tous les jours à observer tout de qui se passe et écouter tout ce qui se dit entre adultes. La vulgarité est devenue monnaie courante même parmi eux. N’ayant aucune forme de distraction, aucun contrôle parental significatif, les enfants et adolescents ont presque tous les droits, mais aucun devoir. Des habitants de la zone ont rapporté que certains enfants vivent en concubinage des l’âge de 14 ans.

Le quartier de Nerette est particulièrement préoccupant pour la Fondation Maurice A Sixto qui travaille, depuis ses activités psychosociales organisées là-bas le 2 mai dernier, avec les membres de son comité (KOREN) de manière à régulariser la situation de la population, particulièrement celle des femmes et des enfants, étant les deux catégories les plus vulnérables.

Suite a une première activité qui a été très bien accueillie par les habitants, la FMAS a jugé nécessaire de renouveler l’expérience. C’est ainsi que le dimanche 23 mai, une rencontre de quelques heures a lieu entre la FMAS et le comité de Nerette sur la question de santé qui s’avère très précaire dans la zone. Trois étudiants en Médecine, un étudiant finissant en Service social ont échangé avec les responsables sur la possibilité d’organiser une journée de clinique mobile (19 ou 20 juin prochain) en vue d’apporter des soins médicaux à la population.

Selon le travailleur social Jean Jude Auguste, pour mieux canaliser les services, il va y avoir cinq différentes sections médicales, dont la gynécologie, la dermatologie et la médecine interne, qui vont offrir des soins aux personnes les plus nécessiteuses qui seront présélectionnées par les institutions de concert avec le comité de Nerette. Elles seront au nombre de 150 : 50 hommes, 50 femmes et 50 enfants.

Notons que la Fondation Maurice A Sixto se dit prête déjà a offrir 35 toilettes aux abris provisoires de Nerette, a fait savoir la Coordonnatrice générale de la Fondation Gertrude C Séjour, cependant le quartier n’a pas la structure adéquate pour les accueillir

Les cinq camps de Nerette hébergent environ 500 familles, soit près de 3800 personnes.

 

Léopold Ciné

Fondation Maurice A Sixto

 

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Haïti-Post-séisme : Les Abris provisoires de Juvénat et de Nerette reçoivent les activités psychosociales de la FMAS et la PADF

Haïti-Post-séisme : Les Abris provisoires de Juvénat et de Nerette reçoivent les activités psychosociales de la FMAS et la PADF

 

Après le camp d’hébergement de Sainte Thérèse, c’est au tour de ceux de Juvénat et de Nerette de bénéficier, le week-end écoulé, des activités psychosociales mises sur pieds depuis le 6 avril par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) et la Pan American Development Foundation (PADF).

 

Une centaine de personnes, 50 femmes-mères et 50 enfants de chacun des deux camps, ont pris part à cette formation d’une journée au cours de laquelle l’expérience du 12 janvier a été relatée et des conseils de conduite ont été promulgués. Une telle activité, financée par la USAID, rentre dans le cadre du Projet Kore dwa moun (Supporter les Droits Humains) lancé l’an dernier par la PADF.

Le week-end du 30 avril au 2 mai a été riche en émotion tant du côté des formateurs que des bénéficiaires à Juvénat comme à Nerette. Des larmes se sont mêlées aux rires, et en général la satisfaction a primé sur le reste. Le texte de Ti Sentaniz a aussi atteint la sensibilité des participants.

Il y a eu des chants, de la danse et des jeux pédagogiques, façon de les mettre à l’aise. Ensuite, les enfants ont eu à réaliser un dessin de leur choix. Tout un ensemble d’idées ont été illustrées. Un gamin de 7 ans a fini par dessiner un avion qui traine derrière lui une banderole sur laquelle est inscrit « Ayiti pa restavèk » (Haïti n’est pas en domesticité) ainsi qu’une maison sur laquelle on peut lire « Yon Ayiti san Restavèk » (Une Haïti sans domesticité).

« Les enfants ont réagi positivement à la formation, ils ont exprimé leur peur, leur frustration, leur angoisse et ont laissé sentir leur soif de distraction et leur envie d’apprendre », a révélé le travailleur social Jean Jude Auguste, l’un des formateurs.

Lors des entretiens individuels menés par le psychologue Zachary  Morin, plusieurs cas nécessitant une prise en charge ont été signalés. Une petite a pleuré en expliquant la perte d’un ami. Une autre a révélé qu’elle était monoparentale (vivant avec sa mère) et que son père ne venait jamais la voir, elle semblait préférer la solitude. Quant à un petit garçon, il restait muet du début à la fin. Le psychologue a plus loin donné des conseils en ce qui concerne le comportement à adopter  vis-à-vis de l’environnement, des catastrophes naturelles et des précautions à prendre.

Après l’accompagnement des enfants, les formateurs ont enchainé avec celui des femmes-mères. Elles sont divisées en deux groupes de 25, formant un cercle, avec pour chacun deux accompagnateurs. Lors de l’entretien, certaines femmes ont montré qu’elles étaient encore traumatisées suite au drame du 12 janvier et sont devenues depuis émotives et hypertendues.

« La question de l’éducation des enfants quant aux activités sismiques et comment réagir face à elles est une priorité », a martelé Zachary Morin, s’adressant aux mamans, leur disant que tous les enfants ne réagissent pas de la même façon. « Si vous êtes tristes, vos enfants peuvent le ressentir aussi, vaut mieux toujours exprimer le courage et la détermination devant eux même dans les moments difficiles ».

Une manifestation culturelle a clôturé chaleureusement les deux jours de formation avec des artistes des deux quartiers qui ont présenté des sketchs, des danses et des chants.  La dernière touche est apportée par Stéphanie Séjour (Tifane) en Haïti depuis le 28 avril. Tifane a donné deux prestations envoutantes ayant permis aux spectateurs de se défouler, de danser et de chanter en cœur des morceaux de l’artiste comme « Mwen merite lanmou », «Sekrè  Fanm kreyòl », « Bèl moun », « W’ enève’m » et « Se kòm Si ».

Les habitants de Juvénat et de Nerette n’ont pas caché leur appréciation vis-à-vis d’une telle initiative jugée importante pour eux. « Si des fois on nous apporte à manger et à boire, c’est la première fois qu’on a pensé à notre mental, l’aspect psychologique qui joue un rôle primordial dans l’agir de chacun », a reconnu une mère à la fin de la formation qui souhaite le renouvellement de cette activité.

Notons aussi que la situation des gens dans les cinq abris provisoires de Nerette est pour le moins hypothétique. Mis à part le côté poussiéreux de la zone et l’absence de latrine, les réfugiés évoluent hors de toute discipline, principalement les enfants qui, ont remarqué les représentants de la FMAS et la PADF, vivent dans certains cas en concubinage dès l’âge de 12 ans. « Dans neuf mois, les résultats seront là », a souligné un réfugié.

Les membres du comité de Nerette, KOREN, ont remercié la FMAS et la PADF pour leur appui psychosocial apporté aux habitants de la zone qui en plus du traumatisme du 12 janvier vivent encore le stress qu’ils peuvent être à tout moment délocalisés car les cinq camps de fortune de Nerette sont montés sur des terrains privés dont certains sont déjà réclamés par leurs propriétaires. « Nous espérons que cette activité est le début d’une longue et fructueuse partenariat », a conclu le président de KOREN Jimmy Germain.

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RAPPORT FINAL DE PROJET: Ti Sentaniz en Spectacle de Danse

RAPPORT FINAL DE PROJET

Numéro du projet : HT-FCC-11-045

Nom de l’Organisation : Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS)

Nom du projet : « Ti Sentaniz en Spectacle de Danse »

Date effective de démarrage du projet : 28 décembre 2011

Date de réalisation du projet : 28 janvier 2012

Localisation du projet : Auditorium Ste-Rose de Lima (Port-au-Prince)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé du projet : Créer un spectacle de danse en Collaboration avec une association de jeunes Socioculturelle ASCJPP pour sensibiliser d’avantage de personnes sur la problématique de la domesticité infantile au moyen de l’art.

Qui a préparé le rapport : Monsieur Léopold CINE

Tel : 509 34 40 60 70

Fonction à FMAS : Attaché de Presse /

Assistant Coordonnateur de projet

31 Janvier 2012

 

 

1) Activités mises en œuvre dans le cadre du projet:

- Description (synthèse) des principales actions mises en œuvre pendant la durée du projet

- Principales modifications par rapport au projet initial :

REPONSE :

Depuis la conception du projet intitulé : « Ti Sentaniz en spectacle de danse », la Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS) et son partenaire dans le cadre dudit projet, en l’occurrence l’Association Socio Culturelle pour les Jeunes vers la Pensée Progressiste ASCJPP, ont joué pieds et mains dans le seul objectif d’atteindre un résultat appréciable et du même coup toucher le public visé. En résumé, voici les différentes actions mises en œuvre pendant la durée de ce projet :

1-Conception du projet et montage du spectacle

-Choix des danseurs et danseuses

-Recherche d’une salle de répétition adéquate

-Schedule des répétitions

-Représentation devant un public restreint pour évaluation

-Planification pour la grande présentation

2-Cibler le public écolier:

-Réalisation des travaux graphiques (Flyers, cartes d’invitation, T-shirts)

3-Location de salle pour la grande représentation

a3) Le choix des institutions et personnalités à inviter

a4) Sonorisation pour le spectacle

a5) Conception et confection des costumes

a6) Acquisition des matériels et équipements nécessaires à la représentation

a7) Choix d’un personnel de soutien (maquilleur/euse, décorateur/trice, Maitre /tresse de Cérémonie, Manager de scène, vidéographe)

a8) Période de sensibilisation médiatique avant le spectacle

 

Notons que certaines modifications ont été portées par rapport au projet initial telles que :

1-La date de représentation. Elle a été modifiée à deux reprises : 22 juin devient 20 novembre avant d’être finalement 28 janvier.

2-Les invitations. Du côté des élèves, elles ont été réduites en raison de la petite capacité d’accueil de l’auditorium du Collège Sainte-Rose de Lima.

 

2) Difficultés éventuelles rencontrées dans la mise en œuvre du projet et des partenariats

-Difficultés de mise en œuvre du projet

-Difficultés liées à la participation des partenaires (rôle effectif des partenaires, nationaux et internationaux)

Impacts sur le budget et sur calendrier prévus

REPONSE :

Un ensemble de difficultés sont rencontrées durant toute la période de la réalisation de ce projet qui a exigé de chacun : temps, concentration et argent.

1-Certaines dépenses ont du se faire alors qu’elles n’étaient pas mentionnées dans le budget (soit par oubli, soit par imprévu).

2-Les séances de répétition ont été augmentées par rapport à celles prévues dans le dossier de projet, alors que le budget est resté inchangé. Le documentaire prévu d’être projeté avant la représentation n’a pas pu aboutir par faute de moyen financier exigé par ce travail (NB : il n’était pas figuré dans le budget). D’autres difficultés sur le plan humain ont été également rencontrées. Toutefois, le partenariat entre la FMAS et l’ASCJPP a été une réussite.

3) Résultats atteints (chiffrables) : données quantitatives

-Nombre de personnes directement concernées par l’action (par tranche d’âge et genre)

Nombre de bénéficiaires indirects de l’action : préciser les catégories (ex. spectateurs dans le cas d’une représentation, participants dans le cas d’un événement sportif, nombre de parents impliqués dans les actions concernant leurs enfants, …)

REPONSE :

La grande première de « Ti Sentaniz en spectacle de danse » a accueilli le 28 janvier à l’Auditorium Ste-Rose de Lima plus de 300 personnes, parmi elles comptaient des élèves de différentes écoles de la zone métropolitaine, de représentants d’organisations de Droits humains (Ministère des Affaires Sociales, Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, Bien-être Social, IBESR,), ainsi que des représentants d’ONG (Médecins du Monde, Plan Haïti, Oxfam, Save The Chlidren…), d’Organisation Internationale, etc. Plusieurs medias on retranscrit le spectacle, parmi lesquels la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), la Radio Signal FM, Culture 509, etc. Plusieurs personnes, jeunes et adultes, n’ayant pas été à la représentation, ont pu découvrir l’essence de cette manifestation par le biais de la Presse parlée, écrite et télévisée.

4) Impacts qualitatifs du projet sur le public cible :

-Public cible du projet : quels effets a eu l’action sur les problèmes du public ciblé ?

-L’action a-t-elle permis de renforcer votre ancrage auprès de vos publics cibles ? Comment ? D’élargir vos publics cibles ?

-Impacts de l’action menée : le projet a-t-il permis de consolider vos partenariats avec les partenaires publics, d’autres associations locales ou nationales, internationaux ?

REPONSE :

Comme nous l’avons prévu, tous les jeunes du pays sont directement concernés par une telle action de sensibilisation sur le phénomène de la domesticité infantile qui ronge la société haïtienne. Ils sont notre public cible dans le cadre du spectacle de danse, car nous estimons qu’ils peuvent être eux aussi conscientisés et en retour sensibiliser leurs parents, oncles et tantes sur le phénomène de la domesticité infantile en Haïti. Ils ont été visiblement touché et certains d’entre eux ont même manifesté leur sensibilité par rapport à la souffrance de Ti Sentaniz jusqu’à prendre conscience des conséquences du phénomène « Restavèk » sur le futur d’Haïti. Des responsables du Collège Ste-Rose de Lima et d’ONG ont salué cette initiative. Quant au Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, les représentants ont souhaité une continuité du projet. Suite à la grande première, des représentants de l’Ambassade du Brésil en Haïti ont sollicité une représentation à leur centre culturel à Pétion-ville. Nous espérons en effet qu’il s’agit là du début de la consolidation des collaborations avec ces institutions. Nous pourrons en servir pour élargir nos publics cibles.

 

 

5) Impacts qualitatifs de l’action menée sur l’association :

L’action a-t-elle permis, et si oui, comment : De renforcer votre ancrage auprès de vos publics cibles ? D’élargir vos publics cibles ? D’élargir les territoires ciblés ? De consolider vos partenariats avec les partenaires publics ? Avec d’autres associations locales ? Nationales ? Internationales ? Avec des nouveaux bailleurs de fonds ?

REPONSE :

Ce spectacle a pu réunir des personnes très sensibles quant à la question de l’exploitation et la maltraitance des enfants. Ceci vient s’ajouter à la longue liste de réalisations de la FMAS dans sa lutte contre la domesticité infantile en Haïti. Avec la réaction encourageante de la grande majorité des spectateurs suite au spectacle, la FMAS renouvelle son engagement de contribuer, aux côtés d’autres instances et personnes, à éradiquer ce fléau dans la société. Il n’y a pas encore de nouveaux bailleurs de fonds, cependant les contacts avec des personnes anti-Restavèk ont augmenté. La FMAS reste ouverte à tout partenariat visant à combattre le phénomène Restavèk.

 

6) Etat détaillé des dépenses engagées et des autres ressources financières obtenues

Joindre un tableau (de préférence sous Excel ; à défaut, sous Word), comportant au moins le détail de :

-   Frais de fonctionnement, avec une ligne séparée pour les achats et fournitures liées à l’action

-   Locations de matériels

-   Investissements (achats de matériels) pour réaliser l’action financée

-   Rémunération, en séparant les salaires (et charges sociales) des permanents d’une part et les honoraires des vacataires, sous-traitants, consultants d’autre part

Ressources : détailler les montants et préciser le nom de chaque financeur

REPONSE :

Vous trouverez tous ces détails sur le canevas des enregistrements des transactions. Veillez consulter cette partie. Merci

 

7) Témoignages des bénéficiaires et des acteurs de l’action (cadres, animateurs du projet…) et photos de l’action menée (mettre les légendes des photos dans le rapport), ou fourniture éventuelle d’autres documents (articles de presse, documents de promotion…)

REPONSE :

Selon les témoignages recueillis à la fin de la représentation de « Ti Sentaniz en spectacle de danse », la leçon est comprise par la majorité : « La domesticité infantile est antisociale et infrahumaine, donc, doit être éradiquée pour le bien-être de tous et pour un avenir plus certain ».

Les félicitations n’ont pas manqué non plus vis-à-vis des danseurs et danseuses qui, à en croire certains spectateurs, se sont donnés à fond « pour livrer un travail pareil ». Apparemment, la fillette incarnant « Ti Sentaniz » a épaté le public. « Elle a joué son rôle comme une véritable actrice », a lancé une dame. Toutefois, les spectateurs sont repartis avec une soif de continuer à savourer l’ambiance. « Tout est parfait, mais j’aurais aimé avoir plus encore », a avoué un élève du collège Sainte-Rose de Lima. Quant au chorégraphe, le spectacle s’est bien passé, et « si les gens ont voulu encore plus, c’est que la représentation n’a pas été lassante ».

Les critiques du côté de la presse ont été favorable également. La Radio Signal FM, par exemple, a fait sortir un article qui a traduit au mieux le sentiment qui a pu traverser les organisateurs et les danseurs du spectacle, ainsi que les spectateurs.

 

Voici le lien de l’article pouvant être consulté sur internet :

http://www.signalfmhaiti.com/index.php?option=com_content&view=article&id=4378:ti-sentaniz-danse-contre-la-domesticite&catid=38:culture&Itemid=55

Ci-dessous l’article dans son intégralité :

Ti Sentaniz danse contre la domesticité

Mardi, 31 Janvier 2012 14:54

« Merveilleux, d’une brillance rare », tels sont les propos des spectateurs avisés ayant assisté au spectacle intitulé, ’’ Ti Sentaniz en Spectacle de danse’’ à l’auditorium de Sainte Rose de Lima. Le titre évoque bien le parcours du personnage à travers les différentes formes artistiques.

Qui ne connait pas Ti Sentaniz ?

S’il est vrai que l’on est bien servi que par soi-même, chacun voudrait avoir un enfant qui n’est pas le sien à son service. Donc, nul ne peut prétendre ne pas connaitre Ti Sentaniz. Ce personnage de fiction créé par l’audienceur Maurice Sixto a l’avantage de devenir aujourd’hui une arme contre la domesticité. Un outil de sensibilisation ! D’où son adaptation  au cinéma et en bande dessinée. Il ne restait plus que de tenir le pari au niveau de la danse. Un pari risqué: l’éducation par l’art.

 

Le chorégraphe Hugue Hamilton Dupiton s’est mis à l’épreuve le samedi 28 janvier. Le projet inquiétait la dépositaire des œuvres de Maurice Sixto, Gertrude Séjour : « J’ai eu peur. Franchement, j’ai eu la trouille ».

 

Une appréhension fondée. Car, mettre en discours le corps pour illustrer les calamités de Ti Sentaniz et le burlesque de la mère de Chantoutou, cela relevait vraiment d’un défi. Mais, la chorégraphie a été réglée avec maestria. Au fait, c’était un spectacle entre danse et théâtre.

 

Tous les acteurs étaient à la hauteur du récit et laissaient leurs corps s’exprimer amplement pour prêter vie et folie aux personnages. Sa-Nwey-Dja Toussaint, Pierre Primitif, Enoue Dimanche, Kymmarha Confident, Cyprien Maxi, Sénatus Soraya, Kenya Dunois émerveillaient le public. Cependant, le montage chorégraphique misait  beaucoup plus sur la maman de  Chantoutou, interprétée par la danseuse Jessica Dic dont le corps a complètement épousé la voix de Maurice Sixto.

 

Les mouvements des danseurs ont dessiné, étape par étape, les séquences du récit. La diction corporelle de Cyprien Maxi jouant le rôle du père de Sentaniz a été remarquable. Sa gestuelle articule dans les moindres détails le chaos dans lequel vit sa famille, et qui l’oblige à confier sa fille de (9) neuf ans en domesticité.

La route de la domesticité est longue et à la tête dure. A la fin du spectacle, Ti Sentaniz a adressé un message  au public; « Pa lage-m nan wout ».  L’ « esclave » ne peut espérer que l’esclavage sera meilleur, plus humain demain. Il faut qu’il n’y ait plus de Ti Sentaniz ; mais chacun veut faire de son enfant une Chantoutou. Or, l’une n’existe pas sans l’autre. Fort de cette concomitance, l’enfance en Haïti n’est-elle pas à repenser ?

Robenson D’Haïti de Signal FM

 

8) Pensez-vous pouvoir reconduire votre action dans les années qui viennent ? Si oui, avec quels moyens et quels financements ?

REPONSE :

La FMAS et l’ASCJPP souhaitent vivement offrir d’autres représentations de « Ti Sentaniz en spectacle de danse » pour un plus large impact d’une part, et pour une meilleure performance des danseurs et danseuses d’autre part. Cette grande première peut être considérée comme étant une réussite, et tenant compte de la réaction « positive » du public, il serait intéressant que d’autres personnes puissent assister à une telle activité. Plus près de nous, il est fort probable que nous ayons deux représentations, l’un en mars et l’autre en mai prochains, respectivement sous la demande de Brigitte Wooding et l’Ambassade du Brésil en Haïti. Cette tournée sera supportée par la personne ou entité l’ayant sollicitée. Cependant, la FMAS et l’ASCJPP solliciteraient un financement spécial pour d’autres représentations du spectacle à travers la zone métropolitaine et dans les villes de provinces comme nous l’avons bien mentionné dans le document initial du projet. Il suffit de trouver les fonds nécessaires à cette démarche socioculturelle qui vise à éliminer la domesticité infantile chez nous.  Le renouvellement du support de la Fondation de France et la Fondation Culture Création serait très bien accueilli dans le cadre de ce projet.

 

9) Vos remarques et suggestions sur l’appel à projets, les documents et les procédures :

-          diffusion et information des appels à projets

-          canevas du dossier de demande, procédure et délais d’instruction

-          canevas du rapport d’avancement et du rapport final

- canevas du journal de dépenses

REPONSE :

Selon la FMAS, il n’y a aucune remarque pertinente à faire concernant l’appel à projets. Tout a été parfait pour nous autres, même si nous aurions souhaité que la diffusion soit un peu plus large et le temps pris pour répondre a une demande de support plus court. Pour le canevas du dossier de demande, la procédure est quelque peu difficile, et nous en avons mis du temps avant de tout répondre sans aucune erreur. Toutefois, nous estimons que cette rigueur détermine la valeur de votre contribution et le niveau de sérieux auquel doit répondre le demandeur. En ce qui a trait au canevas du rapport d’avancement et rapport final, tout est ok. C’est pareil pour le canevas du journal de dépenses.

 

Annexe 2

 

Appel à projets 2011 « Pour la relance du secteur culturel haïtien », FIL CULTURE HAITI

Canevas du rapport final (RF)

 

Ce rapport final a pour but de faciliter l’évaluation de l’impact du projet tel qu’il s’est déroulé, et non tel qu’il était prévu qu’il se déroule au moment du dépôt du dossier de demande de subvention.

L’envoi de ce rapport est obligatoire et conditionne le versement du solde du financement accordé.

Ce rapport ne doit être envoyé que lorsque le projet est terminé ou que la subvention attribuée a été entièrement utilisée.

Il doit être accompagné du bilan financier de l’action qui a été menée

 

 

FONDATION MAURICE A. SIXTO

Pour la Promotion de l’Education et la Culture Haïtiennes

28, Rue Gabart, Pétion-Ville, Haïti, (W.I)

www.fondationmauricesixto.org / info@fondationmauricesixto.org

Tél.: (509) 3449-3583 / (718) 355-8201

 

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FMAS-EDLARD : Un avant-goût réussi de « Ti Sentaniz » en spectacle de danse

 

 

 

En prélude au grand spectacle de danse « Ti Sentaniz », annoncé le mois dernier par la Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS), le danseur professionnel Hugues H. DUPITON et ses collègues ont offert une prestation qui a fait les délices d’un public petit, mais chaleureux, le vendredi 15 juillet dernier à l’Ecole de Danse Louis Antoine Renel DELSOIN, sise à la Rue Clervaux à Pétion-Ville. 


En effet, en guise d’avant-goût à cette représentation aussi originale que créative du spectacle de danse à partir de la pièce « Ti Sentaniz » de Maurice A. SIXTO, plusieurs dizaines d’amoureux du 5ème Art ont pu délecter le « Réveil de Chantoutou » sous les applaudissements longs et anticipés d’un public encourageant. Malgré un petit retard causé par la pluie, les spectateurs ont fait preuve de patience et n’ont cessé de crier : « bis, bis », après chaque présentation.

Les Docteurs Valerio Vital-Herne et Frantz Bijoux, tous deux accompagnés de leurs épouses, n’ont pas caché leur satisfaction à prendre part à ce mini-spectacle de levée de fonds qu’ils ont jugé « très enrichissant », et ont vivement souhaité d’être là lors de la grande représentation.

D’autres prestations ont marqué cette soirée-test au travail réussi d’un staff de danseurs déterminés et infatigables, parmi lesquelles celles de notre diva nationale Tifane (Stéphanie SEJOUR), Le couple Léopold et Nathalie, Marodie PIERRE et un saxophoniste. Un groupe de danseurs dits amateurs par leur chorégraphe, mais professionnels aux yeux du public, ont donné un show à couper le souffle sous le rythme d’un ancien grand succès du chanteur afro-américain R Kelly intitulé « World’s greatest » (Le plus fort du monde). 

A la fin du spectacle, La Coordonnatrice Générale de la FMAS et le chorégraphe de « Ti Sentaniz » en spectacle de danse Hugues H. DUPITON ont tour-à-tour remercié le public d’avoir fait le déplacement et ils ont profité pour expliquer le bien fondé de cette initiative.

Notons que ce projet vise à sensibiliser d’une part la société en général sur les conséquences du phénomène de la domesticité et d’autre part, les familles sur la question de l’amélioration des conditions de vie des enfants. Le spectacle de danse sera utilisé comme support à la sensibilisation autour de la problématique de la domesticité.     

Léopold CINE
Attaché de Presse
Fondation Maurice A SIXTO (FMAS)

 

 

 

 

 

 

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FMAS-RAFINAJE : Vers la valorisation de la jeunesse haïtienne dans un esprit de solidarité

 

 

 

La cérémonie du lancement du réseau Rayon de Fierté Nationale de la Jeunesse (RAFINAJE) a lieu ce dimanche 17 juillet 2011 à Alvarez Resto Club à Port-au-Prince. A l’occasion, des membres représentants les différents partenaires de ce mouvement ont fait part de leur satisfaction de constater l’enthousiasme dont sont animés certains jeunes à mettre en évidence les multiples capacités de la jeunesse haïtienne tout en prônant l’entraide et la solidarité.


En effet, selon les membres fondateurs de RAFINAJE, Il s’agit d’un « réseau national de clubs sélects socioculturel, à but non lucratif qui offre l’opportunité aux jeunes de se rencontrer dans une perspective positive, où tout se dit avec franchise, et où l’entraide, le bénévolat, le partenariat s’expérimentent dans un vaste projet à vocation entrepreneuriale ».

A en croire les représentants, RAFINAJE se veut aussi un lieu de formation, d’information, de créativité et de récréation, où la vie se fête quotidiennement. C’est également un espace de mise en valeur des capacités latentes où le raisonnement est le fil conducteur. 

Mme Gertrude C. SEJOUR, Coordonnatrice Générale de la Fondation Maurice A. SIXTO (FMAS), a salué cette initiative qui, d’après elle, contribuera à orienter les jeunes haïtiens en quête de modèle. Absente à la cérémonie, elle a confié aux représentants de la FMAS, qui étaient sur place, de faire part de ses quelques mots : « Rien de bien se fait facilement, surtout dans un pays comme le notre où les bonnes actions sont rarement récompensées, mais tenez bon avec ce mouvement et soyez sûrs d’une chose : la FMAS est avec vous ».


La FMAS est en fait l’un des principaux partenaires de RAFINAJE aux cotés du Bureau Haïtien du Droit d’Auteur (BHDA), ARAKA et CLEDARTS. 

Le Maitre de Cérémonie et Président de CLEDARTS, M. Pierre Antoine JOSEPH a mis l’accent sur les objectifs d’une telle organisation qu’il n’a pas hésité à énumérer :
1.    Faciliter la rencontre des jeunes dans une perspective positive.
2.    Former et informer les jeunes en quête de repère.
3.    Créer un espace de bonheur où la tristesse n’est qu’un intrus passager
4.    Former une élite juvénile maniant très bien les technologies modernes, faisant foi dans l’entreprenariat, respectant le protocole et surtout planifiant leur ascension sociale, économique, physique et, par-dessus tout, intellectuelle.
5.    Développer des talents artistiques chez des jeunes entrepreneurs.
6.    Recouvrir la fierté des jeunes.

Le Directeur Général du BHDA, M. Emmanuel DERIVOIS, présent à la cérémonie, a saisi l’occasion pour expliquer aux jeunes son histoire qui retrace la difficulté à laquelle il a fait face lorsqu’il devait aller faire une maitrise en Génie civil en Espagne. « Soyez tenaces et positifs dans tout ce que vous faites, ne baissez jamais les bras et poursuivez votre rêve », a-t-il conclu. 

Notons qu’un espace culturel a permis à plusieurs artistes de démontrer leur talent de chanteur et de musicien. Ils en ont profité pour saluer la mémoire du grand chanteur-tambourineur haïtien Azor de « Rasin Mapou », décédé le 16 juillet dernier.

Une pléiade de grandes personnalités ont pris part à la cérémonie de lancement de RAFINAJE, parmi elles le DG du BHDA Emmanuel DERIVOIS, le professeur et psychologue Jean-Robert CHERY, le professeur-écrivain et journaliste Max EXAVIER, le docteur-acteur et réalisateur Réginald LUBIN, la présentatrice Caëlle Jean-Baptiste.

Léopold CINE
Attaché de Presse
leopoldcine@yahoo.fr



 

 

 

 

 

 

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FMAS-Muncheez : Clôture de l’année scolaire 2010-2011 avec les enfants du CAFT

 

 

 

La Fondation Maurice A Sixto (FMAS), sous l’invitation de monsieur Gilbert Bailly, a organisé une activité socioéducative et récréative en faveur de plus d’une vingtaine d’enfants de Nerette à Muncheez à Pétion-Ville le dimanche 26 juin dernier. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la clôture de l’année scolaire 2010-2011. Ces petits, heureux et fiers de se retrouver pour la première fois en ce lieu fréquenté par des gens aisés, en ont profité pour discuter, dessiner, manger et danser.   


« Où êtes-vous les enfants ? », leur a demandé la Coordonnatrice Générale de la FMAS Gertrude C Séjour une fois là-bas, « Nous sommes à Muncheez », ont-ils répondu à l’unisson. Ces 21 enfants, dont neuf (9) filles, viennent tous du Centre d’Apprentissage et de Formation pour la Transformation (CAFT). Ils ont intégré l’école que construit la Fondation à Nerette.

Ils se sont montrés disciplinés et bien éduqués dans leur comportement tout le long de l’activité. Après une courte prière, des fournitures (papier, crayon couleur et noir, effaceur) leur ont été distribuées de façon à ce qu’ils dessinent quelque chose de leur choix en guise de remerciement aux enfants de l’Ecole Plein Air de la Belgique. La majorité d’entre eux ont dessiné soit une fleur, soit une maison. Dans le premier cas, ils ont laissé sentir le besoin d’aimer l’autre et de partager, dans le second cas ils optent pour l’idée d’avoir une maison par famille. Ce qui s’explique, puisque ces enfants vivent tous encore sous des tentes depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010.


Par surprise, suite à la remise de leurs travaux, les enfants ont appris qu’ils ont pris part à un concours de dessin. Mme Darlène Antoine, désignée comme membre de jury, a du choisir, pas sans difficulté, les cinq (5) meilleurs. Le petit Fredgy Nau, 10 ans, a remporté les deux premiers prix du concours avec ses deux dessins remis. L’une des œuvres de Fredgy représente un enfant en santé et plein d’énergie portant un t-shirt sur lequel est écrit : « Les enfants sont l’avenir d’Haïti ».

Les cinq premiers gagnants ont reçu des cadeaux tels des jouets divers (voitures, motos, poupées, etc…). Toutefois, tous les enfants ont eu au moins un cadeau et un vêtement (robes, pantalon, maillots) qui est une courtoisie de la Fondation Jean-Robert Cadet (FJRC), des parents de l’école Plein Air de la Belgique et du Docteur Laurence Cobin de la Belgique.

La deuxième partie du programme est la plus appréciée de la majorité : Dégustation de pizzas avec boissons gazeuses offertes gracieusement pas Monsieur Gilbert Bailly, PDG de Muncheez. Certain ont du doubler, voir même triper leur plat. « J’aime beaucoup la pizza, j’aimerais en manger tous les jours », a lancé Kendy Dorvilier âgé de 11 ans.

La chanteuse et sociologue Tifane, présente à cette activité, s’est adressé aux enfants qui étaient très contents de la voir. L’interprète de « Bèl moun » a saisi cette occasion pour les accompagner dans une mini vidéo où les enfants remercient Gilbert Bailly de Muncheez ainsi que les amis de Bruxelles qui supportent la reconstruction de l’école de Nerette et collectent  des jouets, des vêtements et des matériels pédagogiques pour Haïti. Cette la vidéo sera envoyée prochainement à Bruxelles. « Merci Gilbert, merci à nos amis de Bruxelles pour votre support », ont-ils dit ensemble. 

Le programme a été clôturé par la danse. Tout le monde s’est rendu sur la piste faisant sa démonstration de danseuse ou de danseur. Le champion en dessin, Fredgy Nau, s’est encore distingué dans sa façon de bouger, attirant l’attention de tous les autres. « Je me suis bien amusé, et je souhaite revivre un tel moment que je n’oublierai jamais », a-t-il avoué à la fin de l’activité. Mme Séjour de la FMAS dit souhaiter organiser une activité de la sorte une fois tous les mois avec d’autres enfants affiliés à la Fondation. 

Ce programme a été réalisé par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) avec le support de Gilbert Bailly.

NB : L’inauguration de l’école de Nerette, nommée Ecole Mixte Leya Kokoyé (EMLK), est prévue pour le mois de juillet prochain. Elle remplacera l’Ecole la Promesse Evangélique effondrée à Nerette en novembre 2008 ayant fait près d’une centaine de morts, dont 86 élèves. Les inscriptions pour l’année académique 2011-2012 seront reçues à partir du 1er juillet 2011.

Cette démarche suit le dernier souhait de Maurice A Sixto qui avait dit : « Pas de gloire posthume si ce n’est la création d’écoles techniques, modernes aux quatre coins d’Haïti, des écoles Leya Kokoye ».

Léopold Ciné
Attaché de Presse
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)
leopoldcine@yahoo.fr



 

 

 

 

 

 

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FMAS-Association les Rescapés-CAD-Journée Nationale de l’Enfance : Vers la valorisation de la créativité et des talents des enfants haïtiens

 

 

 

« Mettre en exergue la créativité et les talents des enfants haïtiens », c’est dans cette optique que la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) et l’Association les Rescapés ont célébré la Journée Nationale de l’Enfance dans les locaux du Centre d’Appui pour le Développement (CAD) sis à Ganthier dans l’arrondissement de la Croix-des-Bouquets.


Environ deux cents enfants ont pris part à cette journée socioculturelle organisée le dimanche 12 juin dernier sur fonds de vulgarisation de leurs droits et devoirs. Ils se sont réunis devant les locaux de la FMAS dans la matinée en vue de se rendre tous ensemble à Ganthier. Après une courte prière dans le bus, les enfants ont commencé l’animation par des chants divers et prennent ainsi le contrôle sur les animatrices elles-mêmes.

En arrivant à destination, enthousiastes, ils n’ont pas tardé à rejoindre l’un des quatre ateliers mis sur pieds par l’Association Les Rescapés. Selon leur affinité et talent, les enfants ont intégré la Danse, le Chant, le Théâtre ou la Peinture. En seulement une demi-journée, le talent de chacun de ces enfants a été retracé et mis en valeur dans l’après midi à travers un spectacle multidisciplinaire. Toutefois, ils ont tous suivi une formation sur la Convention relative aux droits de l’enfant.


La révélation de la journée a été le petit Erick Junior Fidelus, un artiste de neuf (9) ans, qui s’est imposé par sa voix perçante en charmant le public dans la chanson : « Forever Young ». Erick maitrise tout aussi bien le style Rap et l’a prouvé à travers un deuxième morceau où il rappelle aux adultes que Maurice A SIXTO, Franck ETIENNE et Michel MARTELLY ont eux aussi été des enfants. Etant en 4ème année fondamentale, il chante depuis l’âge de 7 ans et souhaite poursuivre sur cette même lancée.

Les enfants ont présenté des pièces de théâtre, ils ont chanté, dansé et exposé leurs œuvres de peinture. Les quatre (4) ateliers de travail, aussi riche que divertissant, a pu être préparé en seulement une journée. 

Plus loin, un concours de questions-réponses, sur des sujets se rapportant aux droits des enfants, a opposé un groupe de garçons à des filles. Ces dernières l’ont remporté, cependant tous ont été récompensés avec des cadeaux offerts par la FMAS.  

Il n’est pas inutile de noter que, contrairement à ce que certains disent, le deuxième dimanche du mois de juin marque la Journée Nationale de l’Enfance, et non la Journée Internationale des Droits de l’Enfance célébrée le 20 novembre.

Cette célébration de la Journée Nationale de l’Enfance, réalisée par la Fondation Maurice A SIXTO et l’Association les Rescapés, a été rendue possible grâce au précieux concours de la Fondation Sogebank et la Fondation Voilà, avec la collaboration du Centre d’Appui pour le Développement.

Léopold CINE
Attaché de Presse
Fondation Maurice A SIXTO (FMAS)
leopoldcine@yahoo.fr  

 

 

 

 

 

 

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Haïti-USA-Droits Humains : L’ISPCAN nomme la Fondation Maurice A Sixto l’institution de l’année

 

 

 

La Fondation Maurice A Sixto (FMAS), organisation à but non lucratif œuvrant dans les domaines de la Culture, l’Education et les Droits humains, a été récompensée pour ses multiples actions posées en faveur des Droits des enfants en Haïti par the International Society for Prevention of Child Abuse and Neglect (ISPCAN) basée aux Etats-Unis d’Amérique.  


En février dernier, la FMAS a été nommée institution de l’année, faisant d’Haïti la grande gagnante sur un total de 25 pays à travers le monde œuvrant pour l’avancement du respect des Droits de l’homme et de la femme, particulièrement ceux des enfants. 

Cette distinction a permis à la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) de recevoir également la « Récompense honorifique d’adhésion » à cette société internationale. Grâce à cette fonction de membre à part entière de l’ISPCAN, la FMAS pourra participer aux grandes réflexions internationales sur la prévention des mauvais traitements des enfants dans le monde.

La FMAS aura droit aussi à un abonnement du journal international de l’ISPICAN. Ledit journal sert de forum multidisciplinaire qui rassemble à travers le monde en coupe de professionnels engagés à œuvrer pour la prévention du mauvais traitement, la négligence et l’exploitation des enfants à un niveau mondial.


Il convient de rappeler que la FMAS a été fondée le 4 mai 2004 en se basant sur la philosophie de l’auteur du même nom Maurice A Sixto né le 23 mai 1919 et décédé le 12 mai 1984. Ce conteur haïtien, parti avec le titre de « Citoyen du monde » a légué un ensemble d’œuvres qui ont renfoncé la littérature haïtienne. 

Aujourd’hui encore, ses multiples préoccupations sociales et ses critiques fondées sur les pratiques haïtiennes sont toujours à leur heure de gloire, considérant, entre autres, le traitement des enfants en domesticité, la violence de toutes sortes à l’égard des femmes, la bidonvilisation du pays, la relâche de la production nationale, l’insalubrité. Autant de problèmes qui, malheureusement, continuent de s’aggraver au fil des jours.  

La FMAS avait lancé en avril 2009 une campagne nationale de sensibilisation sur la domesticité infantile en Haïti sous le thème « Yon Ayiti san Restavèk » (Une Haïti sans enfants en domesticité) qui a été reformulé après le 12 janvier 2010 comme suit : « Ann bati yon Ayiti san Restavèk » (Bâtissons une Haïti sans enfants en domesticité ».   

La Société internationale pour la prévention des mauvais traitements à enfants, fondée en 1977, est la seule organisation internationale multidisciplinaire qui rassemble à travers le monde en coupe de professionnels engagés à œuvrer pour la prévention et le traitement de la maltraitance, la négligence et l'exploitation dans le monde. 

Léopold Ciné
Attaché de Presse
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)
leopoldcine@yahoo.fr


 

 

 

 

 

 

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FMAS : Clôture du « Mois Sixto » par messe d’action de grâce

 

 

 

Le mois de mai, consacré « Mois Sixto » par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS), a été clôturé le 31 mai dernier par une messe d’action de grâce à l’Eglise Sainte Thérèse de Pétion-Ville en présence de responsables de diverses institutions de droits humains, des enfants de TIMKATEC,  des représentants d’écoles et des élèves.


Déjà 27 ans depuis qu’il a quitté ce monde, l’auteur de « Ti Sentaniz » et « Lea Kokoye » demeure encore bien vivant dans la société haïtienne à travers ses critiques des pratiques socioculturelles et politiques en Haïti et dont les problèmes continuent malheureusement de s’aggraver. 

Etant le premier à vraiment attaquer la problématique de la domesticité infantile en Haïti, cela l’aurait arraché le cœur de constater ce nombre grandissant d’enfants « Restavèk » dans le pays en 2011.  


La FMAS, pour continuer sa vaste campagne de sensibilisation sur la domesticité lancée au départ autour du thème : « Yon Ayiti san Restavèk » (Une Haïti sans enfants en domesticité) et rebaptisé, après le séisme du 12 janvier, « Ann rebati yon Ayiti san Restavèk », a réalisé le dessin animé « Ti Sentaniz » à partir de l’histoire du même nom. Sous demande du public, cette réalisation sera dans les barques dans les jours à venir. 

Le mois de mai a été décrété « Mois Sixto » pour plusieurs raisons : Tout d’abord, Maurice A Sixto a vu le jour le 23 mai 1919 aux Gonaïves (Haïti) et a rendu l’âme le 12 mai 1984 à Philadelphie (USA). De plus, la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) a été créée le 4 mai 2004. Il n’est un secret pour personne que l’ancien Citoyen du monde est décédé étant aveugle, le 31 mai est la Journée Caribéenne des non-voyants. 

Mais, plus sérieusement, un mois est consacré « Mois Sixto » pour susciter des réflexions plus approfondies sur la personne de Maurice A Sixto, sa carrière et ses œuvres, façon d’inciter les jeunes à utiliser la philosophie de ce grand conteur haïtien pour agir et prendre part à la transformation positive de la société.  

Rappelons que la troisième réédition des CDs du célèbre conteur haïtien Maurice A Sixto est parue en février dernier sous le thème « Sa l wè, sa l tande » (Ce qu’il a vu et entendu). Une trentaine de textes y sont regroupés, dont les histoires à succès : « Ti Sentaniz », « Lea Kokoye », « Maître Zabèlbòk » et « Gwo Moso ».  

Léopold Ciné
Attaché de Presse
leopoldcine@yahoo.fr   
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

 

 

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LA FONDATION MAURICE A. SIXTO (FMAS) A SEPT ANS

 

 

 

Fondée le 4 mai 2004 et dédiée à la mémoire de l’auteur de « Leya Kokoye », la Fondation Maurice A. SIXTO est une institution laïque à but non lucratif œuvrant dans le domaine de la promotion de l’éducation comme outil de développement, de la culture haïtienne et de la communication.

Depuis sa création en 2004, elle compte à son actif de nombreuses activités à caractère social et éducatif. Au mois d’octobre 2004, elle a initié la célébration du « Mois du créole » sur une base annuelle. Au cours de cette même année, elle a lancé un site internet résumant sa vision, ses objectifs et ses activités : www.fondationmauricesixto.org 

En 2005, elle a réédité les CDs des contes de Maurice A. SIXTO avec le support de la compagnie de téléphonie mobile VOILA. La fondation Maurice A. SIXTO  a également collaboré avec la « Facultad Latino americana de Ciencias Sociales (FLACSO) »  sur le problème de la migration visant le respect des droits des migrants vers la République Dominicaine. Dans ce même ordre d’idées, deux étudiants de la Faculté des Sciences Humaines, l’un en sociologie et l’autre en Psychologie, ont pu présenter leur thèse au Chili et leurs textes sont parus dans un livre publié par FLACSO, par la suite. Toujours en 2005, la fondation a pris part, en collaboration avec des artisans qui y sont affiliés, à diverses foires nationales dont « Femme en Production », « Salon de Noël » du Ministère du Commerce.


En 2006, les étudiants de l’Université Notre Dame d’Haïti ont ouvert « l’Année Maurice SIXTO » avec la représentation de Lea Kokoye, une pièce de théâtre de l’auteur  et ont aussi présenté ce dernier à la presse comme un modèle vivant pour la jeunesse. Le 1er mai 2006, une équipe de travailleurs sociaux de la fondation a effectué une étude sur la situation de l’artisanat à Jacmel et du Rara à Léogâne.  

En 2007, pour rendre un hommage international à Maurice SIXTO, la fondation a réalisé un mois d’activité : mois de mai, à l’occasion du double anniversaire de la naissance (23 mai) et de la mort (12 mai) de M. SIXTO. La fondation a accordé à certaines Institutions telles: « Foudizè », « l’Académie de Danse Régine Montrosier Trouillot (RMT) », « Rideau Rouge », l’autorisation d’utiliser les œuvres de Maurice SIXTO dans le cadre de leurs activités culturelles ou éducatives.  Avec le support de Plan Haïti, Volontariat pour le Développement d’Haïti (VDH) et de TNH, elle a réalisé le concours « Chak timoun se yon talan » (Chaque enfant représente un talent) qui ambitionnait de présenter les enfants des rues dans ce qu’ils ont comme talent et potentiel artistique. 

En 2008, la FMAS a réalisé au Parc Historique de la Canne à Sucre, en collaboration avec Belle Productions, un grand concert en hommage à la femme haïtienne, question de participer aux diverses célébrations du 8 mars, Journée Internationale de la Femme. 

En 2009,  il y a eu la reprise du concert en hommage aux Femmes en collaboration avec Belle Production. Sous le thème « Mwen se Ayiti tou » (Je suis Haïti aussi), une grande conférence internationale sur la situation des enfants en domesticité organisée en partenariat avec la Fondation Jean-Robert Cadet, a réuni au Karibe Convention Center plus de 500 participants comprenant des représentants des dix départements géographiques du pays, des membres de la Presse nationale et internationale, etc. 

En 2010, avec le support de PADF/PHR, la FMAS a réalisé, de juillet à décembre, des séances d’intense sensibilisation sur le phénomène « restavèk » dans les écoles et dans certaines villes de province (Petit-Goâve, La Vallée de Jacmel, Kenscoff, etc.).  Pour mieux évaluer ce travail, un concours littéraire à l’intention des écoliers et universitaires fut lancé en octobre et finalisé en décembre. A l’issu de ce concours, dont les résultats furent proclamés au Karibe Convention Center devant une audience de plusieurs centaines de personnes, les lauréats reçurent des laptops, imprimantes, livres, téléphones etc., et bénéficièrent de plusieurs bourses d’études aux USA offertes par la Fondation Jean Robert Cadet.

De janvier à décembre 2010, plusieurs activités sociales ont été réalisées par la FMAS  (appui psycho-social, ateliers de réflexion sur les Droits de l’enfant, distribution de kits dans les camps de fortune, séances de formation en journalisme avec les enfants du foyer TIMKATEC, enquêtes sur les conditions de vie des habitants des camps de fortune et sur l’impact du cholera dans ces camps, etc.).

Une autre activité d’importance fut la réalisation de « Tisentaniz » en dessin animé dont la projection se poursuit depuis dans plusieurs écoles et camps de fortune, en vue de sensibiliser tout un chacun sur la problématique du système restavèk avec le thème « An nou bati yon ayiti san restavèk » (Rebâtissons une Haïti sans le système Restavèk). « Tisentaniz » fut aussi traduit en anglais et en espagnol par la fondation. 

En 2011, au mois de février, une nouvelle édition des CD de Maurice SIXTO, comprenant les textes inédits de l’auteur, fut lancé. De plus, en partenariat avec la Faculté des Sciences Humaines des étudiants sont reçus comme stagiaires à la FMAS. 

La sensibilisation sur le phénomène « Restavèk » se poursuit dans les écoles en janvier 2011. Nous avons pu toucher un total de 45 écoles et 15 camps de fortune, sensibilisant ainsi près de 9000 personnes.

Du 24 au 29 Mars 2011
La Fondation a eu la visite du magazine ELLE de France, au cours de laquelle nous avons échangé les expériences de notre travaille sur la situation des Restavèks an Haïti. Son représentant, Monsieur Philippe Trétiack, a assisté à une de nos séances de sensibilisation sur la situation des enfants en domesticité. M. Tretiack en a profité pour visiter l’école du soir de Guatemala à la Rue Rebecca à Pétion-Ville où il s’est entretenu avec beaucoup d’enfants Restavèks et leurs professeurs.

Du 24 au 28 mars 2011 
Voyage de Tifane en Belgique pour rencontrer les parents de l’Ecole Plein de Belgique qui veut créer un lien solide entre les enfants belges et ceux de l’Ecole la promesse Évangélique de Nerette effondrée en Novembre 2008. Cette école est reconstruite en contre plaque grâce au support financiers des parents et enfants de l’école  plein Air dirigée par Monsieur Leclef.  

Du 7 au 21 avril
La Fondation, avec le support de l’Air Caraïbe, a permis a deux artistes haïtiens Tifane et Léopold CINE de prendre part à plusieurs concerts de levé de fonds à Toulouse en France. L’invitation à ces manifestations socioculturelles en solidarité avec Haïti a été faite par le Club de Services YMCA de Colomiers. Les fonds ont été versés à la FMAS en vue de continuer ses multiples activités sociales ainsi que la reconstruction de l’école de Nerette effondrée en novembre 2008.    

Le 11 Avril 2011 a lieu une grande sensibilisation sur la domesticité à l’Institution Mixte Sainte Famille à Pétion-Ville. Un nombre de 250 participants, élèves et professeurs, y ont pris part.

La Fondation a eu d’autres visites de la presse internationale telle que la chaine de télévision Al Jazeera et CBS.

Plusieurs projets sont en cours de réalisation pour le reste de l’année 2011.

Léopold Ciné
Attaché de Presse
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)
leopoldcine@yahoo.fr

 

 

 

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Haïti-France-FMAS-YMCA : Tifane et Léopold ont visité le Club de Services YMCA

 

 

 

Les deux artistes haïtiens Tifane et Léopold Ciné, lors de leur tournée de solidarité en France du 7 au 21 avril dernier, en ont profité pour visiter le 11 avril les différents sites de l’Association YMCA de Colomiers. Ces sites accueillent tous des personnes adultes, hommes et femmes, victimes de handicaps physiques, mentaux ou sociaux.

L’Atelier Protégé Altariva, qui dépend de l’Association YMCA, a été le premier visité par les Ambassadeurs de bonne volonté. Cet Atelier, où travaillent 230 personnes, est dispersé sur plusieurs départements. Il s’adresse aux personnes handicapées les plus proches du retour à l’emploi. Réalisant des travaux pour le compte d’entreprises donneurs d’ouvrage, il reçoit quelques aides pour compenser le manque de compétitivité. 

Tifane et Léopold se sont ensuite rendus sur le site de la Capitaine. Etant le dernier site acheté par l’YMCA de Colomiers en 1988, il héberge le siège administratif de l’Association et les ateliers de production. Il se situe en pleine zone industrielle « pour une meilleure immersion dans le tissu industriel et pour restituer une image plus proche de la réalité pour les handicapés ».


Les ateliers de production proposent des activités de sous-traitance. Certaines servent essentiellement à maintenir un minimum d’activité pour les usagers de l’YMCA comme le conditionnement, un travail simple et répétitif. D’autres apportent une réelle plus value aux stagiaires en matière de savoir-faire professionnel comme le marquage pour l’industrie aéronautique. 

Cette visite a permis aux deux artistes de découvrir des ateliers comme : le marquage industriel de pièces pour l’aéronautique, l’électromécanique (montage de pièces pour les feux d’artifice), la reprographie (impressions d’affiches, de documents, mise en page…), la buanderie industrielle qui entretient le linge de l’école de police, d’hôtels, de cliniques, de grandes enseignes de la distribution.

Plus tard, les artistes ont été au Site du Cabirol ouvert en 1975. Il accueille les ateliers occupationnels et l’hébergement des personnes handicapées dont l’autonomie n’est pas suffisante pour accéder à un logement en ville. L’hébergement est assuré dans de petits pavillons éparpillés dans un parc de manière à éviter la concentration sur un seul bâtiment. 

Le site du Cabirol accueille également un « foyer de vie ». Cette unité permet de garder dans l’institution des personnes handicapées vieillissantes ou trop fatiguées pour continuer à travailler. Elles ont des activités de loisirs : peinture, décoration et autres.

Plus récente, une unité dite « de temps libéré » fait la transition entre les ateliers de production et le foyer de vie. Les personnes handicapées y viennent à mi-temps pour pratiquer encore quelques activités de soutien, de la relaxation, etc. la deuxième partie du temps est consacrée à du repos ou des activités libres. La chanteuse Tifane, Ambassadrice des personnes handicapées en Haïti, s’est dit très inspirée de ce modèle de traitement. « Je souhaite le proposer aux responsables haïtiens », a-t-elle promis.

Plus loin, Tifane et Léopold Ciné ont été sur le site du Couderc. C’est le berceau historique de l’Association YMCA de Colomiers. Il a été ouvert en 1959, dans la maison de maître du Couderc, pour accueillir des réfugiés handicapés, amputés, blessés après la guerre d’Espagne et les premiers handicapés civils. 

Aujourd’hui, le site accueille l’unité « formation » de l’YMCA. Cette unité répond à des demandes de l’Etat et des collectivités publiques. Elle ne s’adresse pas aux personnes handicapées physiques ou mentales. Elle permet à des personnes exclues du milieu du travail de se former pour essayer de retrouver un emploi. Le Couderc abrite aussi une petite unité de soutien pour le suivi spécifique des traumatisés crâniens. 

D’autres rencontres de poids ont marqué cette tournée en France des deux artistes. Avec les membres du Club de services, anciens salariés de l’YMCA : Le bureau est sous la présidence de Jean Gaddoni ; Avec le conseil d’administration : Le Président est Michel-Joseph Durand et le Directeur Général de l’Association YMCA est Patrick Delacroix.

Fondation Maurice A Sixto (FMAS)
info@fondationmauricesixto.org
Tel : 509 34 49 35 83 / 718 355 8201

 

 

 

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Droits humains-Musique : Tifane et Léopold en France pour Haïti

 

 

 

Les artistes haïtiens Tifane et Léopold se rendront en France du 7 au 21 avril prochain dans le cadre de trois concerts de levé de fonds pour Haïti et d’une pléiade de rencontres avec des personnalités importantes du monde politique, culturel et éducatif français. L’argent collecté sera versé à la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS) pour poursuivre ses multiples projets sociaux dans la lutte pour le respect des Droits des enfants et des femmes en Haïti.

Les deux chanteurs seront accueillis par le Club de Service YMCA-UCJG qui est une émanation de l’Association YMCA de Colomiers, elle-même unité du mouvement mondial des YMCA. Engagés dans le même esprit, les membres de ce club envisagent de mener des actions à visée humanitaire qui permettraient à la fois de partager sur le plan culturel et de recueillir des fonds pour Haïti.

Une kyrielle d’activités sont programmées pour le séjour en France de la chanteuse de « Vin montre m » et du chanteur de « Ayiti konbit ». Le Maire de Toulouse les recevra et les remettra la médaille de la ville. Le Conseil d’administration et le Conseil municipal des jeunes prévoient aussi de rencontrer Tifane et Léopold respectivement sociologue et communicologue.  


Ils présenteront des conférences en faveur des jeunes sur les Droit humains, particulièrement les droits de l’enfant en Haïti, ainsi que sur les questions de violence (sur les femmes entre autres). Ils en profiteront pour parler des divers travaux réalisés par la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS) dans le domaine du respect des Droits des enfants et de la femme en Haïti, spécialement des droits des enfants en domesticité.     

Il convient de souligner que la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS) a reçu une distinction dans le social et sacrée institution de l’année 2011, sur 25 pays représentés, dans la protection des Droits de l’enfant en Haïti par International Society for Prevention of Child Abuse and Neglect (ISPCAN). 

Cette tournée en France de Tifane et Léopold est rendue possible grâce au précieux concours de l’Air Caraïbes, le Club de Service YMCA-UCJG de la France et la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS).   

Fondation Maurice A SIXTO (FMAS)
info@fondationmauricesixto.org

 

 

 

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Communiqué de Presse

A l’attention des boursiers (2011-2015) de la Fondation Maurice A SIXTO (FMAS) pour Berea College dans l’Etat de Kentucky aux USA.


La Fondation Maurice A SIXTO (FMAS) porte à la connaissance des gagnants de son concours littéraire, organisé en décembre 2010 autour du thème : « Ki fanm Ti Sentaniz ap ye an 2050 si anyen pa fèt pou chanje sistèm restavèk la ? », que leurs dossiers pour les bourses d’études de quatre ans au « Berea College » à Kentucky aux Etats-Unis sont attendus au local de la Fondation au numéro 28 de la Rue Gabart à Pétion-Ville. La date limite pour les déposer est fixée pour le mardi 31 mai 2011.   

Le dossier de chacun des gagnants doit contenir :  


1-Une demande internationale d’admission qui officialisera l’obtention de la bourse d’étude, incluant une dissertation personnelle.
2-La présentation de la situation financière des parents.
3-La présentation des documents officiels de l’école secondaire (Relevés de note de Troisième, Seconde et Rhéto) ainsi que les derniers résultats d’examen (Baccalauréat première partie).
4-L’obtention d’une moyenne d’au moins 600/1000 dans l’un des examens suivant : TOEFL, IELTS, ACT ou SAT I.
5-La présentation de deux (2) lettres de recommandation, dont l’une d’elles rédigée par un professeur, actuel ou ancien.
6-Un formulaire de références financières.
7-Une moyenne générale de 6/10 des trois dernières années.
8-Le versement de la somme de deux milles huit cent (2800) dollars américains couvrant les frais de dossier, incluant les quatre années d’études. 

NB : Après réception complète des dossiers, Monsieur Jean-Robert Cadet, de la Fondation qui porte son nom, fera le suivi pour la FMAS auprès de l’Université dont le site web est : www.berea.edu. 


Léopold Ciné
Attaché de Presse
Fondation Maurice A SIXTO (FMAS)
leopoldcine@yahoo.fr

 

 

 

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La liste des 20 gagnants au concours « Ti Sentaniz en 2050 » organisé par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

 

 

La Fondation Maurice A Sixto (FMAS) avait réalisé à la fin de l’année 2010 un concours littéraire dont les impacts ont permis à sa campagne de sensibilisation de prendre une autre dimension dans la lutte contre la domesticité infantile en Haïti.  La FMAS a découvert une volonté endormie chez les jeunes élèves et universitaires haïtiens, celle de prendre part à l’éradication de l’esclavage moderne des enfants, à en croire les textes soumis. Ainsi, la Fondation a décidé de publier les noms des 20 gagnants de ce concours littéraire organisé autour du thème : « Ki fanm Ti Sentaniz ap ye an 2050 si anyen pa fèt pou chanje sistèm restavèk la » (Quelle femme Sera Ti Sentaniz en 2050 si rien n’est fait pour changer le système restavèk).

1-Lemkey DORCENT. 
19 ans, élèves de Philo à l’Institut Saint-Louis de Gonzague. Primes obtenus : Une bourse d’études de quatre (4) ans aux Etats-Unis d’Amérique ; un laptop ; une imprimante ; une génératrice ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

2-Jimmy VOLCY. 
23 ans, étudiant à l’Université Quisqueya. Primes obtenus : Un laptop ; une imprimante, une caméra numérique ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

3-Charles-Raphaël FRANCILLON.
24 ans, étudiant en Communication sociale à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Primes obtenus : Un laptop ; une imprimante ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

4-Sébastien Christian DOLCE.
19 ans, ancien élève à l’Institut Saint-Louis de Gonzague. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

5-Julie BERGEAU. 
19 ans, élèves de Philo au Lycée National de Pétion-Ville. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

6-Emmanuel Mathieu ARISME.
22 ans, étudiant à l’Université Polyvalente d’Haïti. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

7-Rebecca CHARLES.
20 ans, ancienne élève à l’Institution du Sacré-Cœur. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

8-Réginald MEROVE.
20 ans, étudiant. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

9-Marie Carine BRIOCHE.
18 ans, élèves de Philo chez les Sœurs de la Charité de Saint-Louis. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

10-Carla Maurena LEONARD.
18 ans, élève de Philo chez les Sœurs de la Charité de Saint-Louis. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

11-Tasma-Ludips DALTON DORGELY.
17 ans, élèves de Philo au Collège Marie Dominique Mazzarello. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

12-Wilclair CLERGER.
Elève au Collège Adventiste. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

13-Yfils LOUIS.
25 ans, élève de Philo à l’Institut Gloria. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

14-Marie Gabrielle JOSEPH.
24 ans, étudiante à BIWI. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

15-Ismaëla JEAN.
20 ans, élève de Philo au Collège Marie Dominique Mazzarello. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

16-Marie Christine AUGUSTIN.
17 ans, élève de Rhéto chez les Sœurs de la Charité de Saint-Louis. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

17-Christci LIBERTIN.
19 ans, élève du Collège Marie-Anne. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

18-Woodeline GUERRIER.
18 ans, élève de Philo au Collège Marie Dominique Mazzarello. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

19-Marie Paulette PIERRE.
19 ans, élève de Philo au Lycée National de Pétion-Ville.  Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet.

20-Riyolie PORTIN.
20 ans, élève de Philo au Collège Marie Dominique Mazzarello. Primes obtenus : Un téléphone ; un dictionnaire ; un CD, un livre et un poster de Maurice A Sixto ; un livre de Jean-Robert Cadet. 

Léopold Ciné
Attaché de Presse
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)






 

 

 

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Le texte de Lemkey DORCENT qui lui a valu le premier prix du concours littéraire de « Ti Sentaniz en 2050 » organisé par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

 

 

« Quelle femme sera Ti Saintanise en 2050 si rien n'est fait pour changer le système "restavek"? »


"Tout est à reconstruire et je veux en être”. Cette citation, de Jean Marie de la Mennais, prononcée il y a plus de deux cents ans, pourrait être le cri de tous les "restavèk" d'Haïti. Chez nous, il existe un cas flagrant de maltraitance infantile, communément appelé "restavèk". Ti Saintanise, personnage crée par Maurice Sixto en 1976, est la figure emblématique qui représente toute cette kyrielle d'enfants de la société haïtienne dont les conditions de travail s'assimilent à l'esclavage. Malgré les efforts de l'Etat haïtien et l'appui de certaines organisations de défense des droits humains, ils sont nombreux à être victimes d'abus de toutes sortes. Qu’adviendra t-il de l'avenir de Ti Saintanise: "si rien n'est fait pour changer le système restavèk ? "Que devons nous faire pour déraciner toutes sortes de discriminations dans notresociété ? Dans les quelques lignes qui vont suivre nous dégagerons nos points de vue sur la domesticité, et essayerons d'apporter des solutions concrètes, efficaces en vue d’une plus grande sensibilisation de la population. 

Maurice Sixto en écrivant Ti Saintanise, caressait le rêve d'une société caractérisée par l'inclusion, l'éducation pour tous, le respect des droits de l'enfant et de la dignité humaine..., il ne voulait pas seulement amuser son auditoire, il souhaitait surtout faire passer un message, à savoir sensibiliser la population sur la problématique des enfants en domesticité. Son rêve, c'était de voir les progénitures de Dieudonne et de Charitable, Ti Saintanise surtout, égales en droits avec Chantoutou et Robert. Plus de vingt ans après sa disparition, notre société patauge encore dans la médiocrité. Nous sommes dans un état de déliquescence. Selon les estimations officielles, plus de 250.000 enfants, en majorité des petites filles, sont en domesticité. Pourquoi sont-ils si nombreux? Agissons vite avant qu'il ne soit trop tard, prenons conscience et proposons des solutions aux problèmes qui rongent notre société, afin que ne s'aggrave le cas de tous ces enfants éparpillés à travers le pays. Comment pourrons-nous améliorer leur sort?

Les raisons pour lesquelles les familles biologiques placent leurs enfants en domesticité dans des familles d’accueil sont multiples. Tout d'abord, ces familles qui résident le plus souvent en milieu rural sont très pauvres et elles ont en moyenne six à huit enfants par ménage, ce qui représente une charge financière très lourde. Ensuite, les parents sont convaincus que le placement de leurs enfants en domesticité peut être une chance pour eux, un moyen facile de socialisation urbaine, une étape vers une promotion sociale par le biais de nouvelles fréquentations. La famille d'accueil promet oralement de bien traiter et d'envoyer à l'école les enfants en service, ce qui n'est jamais fait ou sinon ce qui est fait rarement. Parfois, les familles hôtes sont de faible moyen. En réalité, les enfants "restavèk" permettent à des familles de conditions moyennes qui n'ont pas les possibilités d'employer un serviteur rémunéré, de faire face à l'ensemble des tâches ménagères de leur foyer. Il serait tentant de croire qu'elles perpétuent les pratiques de la période de l'esclavage. Comme si la dialectique du maître et de l'esclave a traversé les générations et habite encore l'inconscient collectif des haïtiens. Ainsi la pauvreté de nos villes exploite la misère de nos campagnes.

Très souvent, nous sommes aveugles sur le sort des enfants qui sont en domesticité dans notre propre maison. À nos yeux, Ils sont considérés comme des marginaux, des rejets de la société, dénués de toute notion de dignité. Nous refusons catégoriquement de toucher la plaie du doigt, nous ne nous rendons pas compte du mal que fait le système "restavèk" à notre pays. Nous ne devons pas rester les bras croisés, il ne suffit pas d'éprouver de la compassion pour eux, aussi il faut éviter de dire que nous ne pouvons rien faire, tant s'en faut, nous devons nécessairement répondre à cet appel au réveil. Quelles que soient les raisons couramment avancées pour comprendre les fondements de la domesticité des enfants, rien ne saurait justifier une telle pratique, aussi massive et contraire aux droits de l'enfant. Quels moyens devons-nous mettre en place pour donner à Ti Saintanise, le goût de vivre?

Ti Saintanise, comme tout enfant digne de ce nom, ne doit pas être négligée. Ses droits doivent être respectés, avant tout, elle est une enfant comme les autres. Sa scolarisation est indispensable, et ceci sans heures de différence comparativement aux enfants de son âge. S’il y a un point auquel on doit porter beaucoup plus d’attention, c’est son éducation, car c’est la seule issue pour sortir dans l’impasse où elle se trouve. Il faut penser à lui restituer son enfance, elle ne doit plus regarder jouer les autres, elle doit pouvoir s’amuser follement comme tous les enfants de son âge. Afin que son avenir ne soit pas gâché, il faut penser à lui donner des soutiens sur les plans éducatif, psychologique, moral et affectif. Si dans quarante ans on souhaiterait voir Ti Saintanise comme ambassadrice des enfants en service, dès à présent on doit lui donner la chance de s’exprimer, d’aborder les grandes personnes sans qu’elle ne soit victime de discriminations. Le visage actuel de Ti Saintanise représente l’image de notre chère Haïti: si nous crachons sur sa face, si nous lui lançons des propos malsains, c’est à notre propre patrie que nous faisons du mal. Par quels moyens devons-nous montrer à Ti Saintanise qu’elle a de l’importance à nos yeux ?

De Prime abord, il nous faut une prise de conscience collective devant déboucher sur des actions immédiates et constantes. Ensuite, nous devons utiliser des armes puissantes, à savoir la presse et les médias considérés comme le quatrième pouvoir, les institutions scolaires et universitaires, les églises et les péristyles, tout ceci pour une plus grande propagande devant conduire à l'éradication progressive du système "restavèk". Ces institutions auront pour mission de dénoncer ce système malhonnête d'exclusion, de sensibiliser et de former les familles qui vivent dans les milieux pauvres à ne plus placer leurs progénitures en domesticité tout en leur permettant d’accéder au travail et au crédit. Ceci n'empêche que dans quelques cas exceptionnels des parents mettent leurs enfants dans des familles d'accueil qui ne négligeront pas leurs droits, tel est le cas dans quelques rares familles. L'Etat par le biais des Ministères des affaires sociales, de la Justice, à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, ainsi que la Police Nationale d’Haïti, et les institutions œuvrant dans le domaine du social telles: FMAS, CAD, IBESR, NCHR,..., doivent s'engager à travailler davantage sur le renforcement et l'application des législations relatives aux droits de la femme et de l'enfant. Point besoin de promulguer les lois si l'on refuse de les appliquer. Une bonne législation donnera au gouvernement et à la police des structures nécessaires et protègera les enfants en situation de "restavèk ". L’Etat haïtien doit adopter plusieurs mesures, à savoir un nouveau recensement des enfants en service, ensuite un cadre contraignant de protection des "restavèk " à travers un code de l’enfant et un code de la famille, puis une campagne nationale d’information sur le droit des enfants placés chez des familles d’accueil. De strictes sanctions doivent être envisagées en cas d'inapplication. Les législateurs doivent s'engager dans des actions concrètes en faveur des femmes et des enfants, car le système "restavèk "est une honte, un crime à éradiquer. Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps.

A l'heure où nous parlons de construction, de reconstruction ou encore de refondation d’Haïti, avant même de concevoir des édifices physiques, il faut d'abord penser à l'édification de la personne humaine, de la mentalité de l'homme haïtien. On aura beau de belles infrastructures qui répondent aux exigences nationales et internationales, de jolies maisons, de grands hôpitaux,..., tout cela ne servirait à rien si la mentalité fissurée, brisée de l'homme haïtien n'est pas reconstruite sur de bonnes bases. L’heure a sonné de finir une fois pour toutes avec cet esclavage moderne que connaît notre société depuis environ deux siècles.

Par conséquent, la lutte contre le système "restavèk" sera longue et même sans fin si rien n'est fait pour un éventuel changement. Elle sera d'autant plus difficile que les conditions de vie des personnes qui résident en milieu rural continuent à se détériorer. Cependant, grâce aux efforts des organisations œuvrant dans le domaine, nous pouvons être sûrs qu’en 2050 Ti Saintanise sera une FEMME cultivée, instruite, moderne et civilisée. Son désir ne sera pas de se venger de ceux, qui à un certain moment, avaient abusé d'elle, mais elle sera là pour encadrer les enfants, et faire respecter leurs droits .Mais alors, à l'heure où Ti Saintanise sera vue dans le "gros livre", qu’adviendra t-il de Léa Kokoye qui aujourd’hui encore ne sait à quel saint se vouer avec ses diplômes ?..


Lemkey DORCENT
Novembre 2010

 

 

 

 

 

 

 

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Le texte de Jimmy VOLCY qui lui a valu le prix de Vice-champion au concours littéraire « Ti Sentaniz en 2050 » organisé par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

 

 

Sou tan lakoloni, Ayiti te chaje ak kolon blan. Blan sa yo te konn fòse yon pakèt nèg ki te sòti nan divès peyi lafrik, nan lane 1503 pou premye fwa, travay san pran souf lajounen tankou lannuit. Nèg sa yo pa t’ lib pou yo te fè sa yo vle; yo te rele yo esklav. Sistèm ki t’ap kraze zo yo a te pote non ”sistèm esklavaj ”. Nan lane 1803, desandan nèg ginen sa yo, nan tèt kole ak milat yo, te rive chase kolon blan yo yon fason pou yo te kapab viv lib e libè nan peyi a. Men malgre sa, depi kèk tan

yon lòt sistèm ki sanble tèt koupe ak sistèm esklavaj la, ki gen pou non “sistèm restavèk”, fin pran peyi a pou li. Sistèm sa a pa sispann kapte atansyon plizyè antite k’ap goumen pou respè dwa moun. Se konsa, refleksyon Fondasyon Maurice A. Sixto te fè sou tretman ti fi restavèk yo ap sibi, te pouse li poze keksyon sila a: “Ki fanm Tisentaniz ap ye an 2050, si anyen pa fèt pou chanje sistèm restavèk la.” An n’ale nan nannan pwoblèm nan pou n’ ka jwenn repons pou keksyon sa a.

Chak jou Bondye mete, move lavi melanje ak chomaj ki gen an Ayiti, lakòz anpil paran pa gen mwayen pou okipe ni tèt yo ni pwòp pitit pa yo. Pou sa, pi fò ladan yo konn mare senti yo epi voye youn osnon plizyè pitit rete ak yon seri moun ki gen plis mwayen pase yo. Se sa ki fè yo rele timoun sa yo ”restavèk”. Lè timamay sa yo fenk rive kay “moun lavi miyò” sa yo, yo souvan resevwa yo ak kè kontan epi ba yo bèl akèy. Men tout sa se mannigèt! Paske nan de tan twa mouvman, devan pòt vin tounen dèyè kay: yo vin fè timoun sa yo travay tankou ti bourik sele. Se vre wi ! Yo fè yo travay anviron dizuit(18) èd tan pa jou. Men yo pa janm peye yo senk kòb pou sa. Alòske, atik 96 kòd travay la deklare: « Dire  nòmal pou yon moun travay pa jou se uit (8) èd tan ». Kidonk, se eksplwate yo eksplwate kouraj tilezany sa yo.


Pou n’ale pi lwen, restavèk yo sibi plizyè lòt kalte soufrans. Nan sa ki gen pou wè ak lamanjay, se lè ”sak pou jwenn” fin manje gwo bout vyann, yo voye zo a ba yo. Epi ki zo atò? Anplis de sa, akòz yo pa janm fin travay, nan lannuit yo blije ap volè domi tankou chèf k’ ap fè lagad gwo minui. Sa pa rete la : ane ale, ane vini yo pa janm voye ti inosan sa yo lekòl. Kidonk, pandan pitit gwozouzoun ap pale ak ekri bèl franse, restavèk yo ki se pitit soyèt, pa konn pa ki lèt pwòp non yo komanse. Ale wè pou yo ta konn kijan pou yo ekri li ! Mete sou sa, yo derespekte timoun sa yo pi mal ke anba plan pye. Ti krik ti krak, jouman leve yo, jouman kouche yo. Epi tout sa k’ vin anba men se matinèt pou krabinen tout ti kò yo. Imilyasyon ak desepsyon se kwa pa yo. Kadejakè k’ ap fè dap piyanp sou yo gwo midi menm, se pa pale.

Depi lè ti konkonb t’ap goumen ak berejèn, timoun restavèk yo ap sibi anpil move tretman. Tranbleman tè ki te pase douz(12) janvye 2010 la nan peyi a vin mete abse sou klou. Paske kokenchenn evènman sa a te lakòz anpil paran ak moun ki t’ap okipe restavèk fè vwèl pou peyi san chapo. Sitiyasyon ekonomik peyi a ki vin bese plat atè apre katastròf sila a, fè avni restavèk yo vin pi menase. Mete sou sa, moun k’ap viv anba tant ki fè mikalaw, sitou nan pòtoprens, lakòz gen plis kadejak ki fèt sou ti fi restavèk yo. San n’ pa bliye grangou, mizè ak latroublay k’ap mete de ran dlo nan je timoun sa yo, chak jou pi plis.

Se konsa, tout traka sa yo pouse nou reflechi sou dwa ak devwa timoun yo genyen. Yon timoun, kèlkeswa ras li, kèlkeswa koulè po li, menm si li se restavèk gen dwa ak devwa. Youn nan pi gwo devwa timoun yo se : « respè pou tout moun ». Kèk nan dwa ke yo genyen se: dwa pou yo viv byen, dwa pou yo jwenn laswenay, pou yo jwenn bon jan lamanjay, pou y’ ale lekòl, pou yo jwenn afeksyon manman ak papa...Yon peyi kote yo pa sispann pase dwa timoun  anba pye pap janm fin jere kriz. Paske tankou pawòl la di li: « timoun jodi se granmoun demen ». 

Konsa, pou sistèm restavèk la derasinen, fòk dwa timoun yo respekte. Pou sa rive fèt, efò chak grenn ayisyen konte : fòk moun ki pa pare pou okipe timoun pa antre nan fè pitit ; ayisyen dwe evite grennen pitit pa pil ak pa pakèt tankou poul k’ap ponn ze ; plis seminè, emisyon radyo ak televizyon dwe fèt sou dwa ak devwa timoun yo genyen ; fòk otorite nan leta yo pran gwo sanksyon kont moun ki pran plezi yo nan toupizi timoun, espesyalman restavèk yo; anplis de sa, avèk sajès, li ta bon pou vwazen tankou vwazin pote kole pandan y’ap fè moun ki gen restavèk lakay yo konprann dwa timoun sa yo genyen pou yo viv tankou tout moun. 

Menm jan sa fèt nan plizyè lòt domèn, se ti fi yo ki plis viktim de sistèm restavèk la. Lè yo komanse grandi, ke yo konn li ak ekri, ke yo pa konn fè ni youn ni lòt yo blije fè fas kare ak lavi a. Men kòm tout moun ka remake l’, de jou an jou tan an ap vin pi eklere. Kidonk, se fanm ki byen instwi ki gen plis chans pou reyisi nan lavi sa a. Poutan, selon etid komisyon entèramerikèn dwa moun fè, li rive remake ke swasant pou san (60%) fanm an ayiti pa konn ni li ni ekri. Konsa, malè pandye sa a lakòz ke gen gwo kè kase sou avni fanm yo. Paske pwovèb lakay la di : « kabrit gade je mèt jaden anvan li antre ». Kidonk, se fanm je pete klere ki pi fasil sibi vyolans. Paske pyès moun pa fouti pran plezi yo nan demachwele anba kout chaplèt fanm save ki konn sa yo vle. Non sa pa ka fèt ! Men tankou yon baton ki nan men yon avèg k’ap chèche chimen pou li pase, yo va wè nan fanm sa a yon limyè pou sosyete a pa pèdi chimen verite.

Kòm fanm yo gen plas yo nan sosyete a, li enpòtan pou tout moun alawonnbadè rekònèt dwa ke yo genyen. Medam yo gen dwa pou yo aprann metye yo vle, pou yo fè gwo etid inivèsitè, travay, antre nan politik, poun site sa yo sèlman. Fòk fanm yo jwi dwa yo tèt kale. Paske sosyete a bezwen fanm vanyan, fanm je kale, fanm lespri pou li kanpe sou de pye militè li. Li enpòtan pou medam yo jwenn moso edikasyon. Paske fanm ki edike se poto mitan pou peyi a. Yon sosyete san fanm konsekan se yon gwo kap ki fèt ak tout fòskote. Kidonk, fanm yo jwe yon gwo wòl nan sosyete a. Paske apre Bondye nan syèl, se yo ki bay tout moun lavi.

Konsa, sosyete a bezwen yon fanm ki rele Tisentaniz…Tisentaniz se yon ti fi restavèk ki gen nèf(9) rekòt kafe sou tèt li. Li ta dwe ale lekòl men se move travay l’ap fè tout lasent jounen. Tankou pote bokit dlo, foubi chodyè, bale lakou, jete fatra pou n’ site sa yo sèlman. Men menm jan esklav yo te revòlte kont sistèm esklavaj la, li gen pou li chape poul li yon jou. E lè sa a, pou li ka kontinye viv, chak jou li pral blije chèche kote lavi a fè kwen. Konsa, se swa li ale drive nan lari a tankou yon timoun ki san fanmi osnon kòm li pa konn li, li pa konn ekri, li pa gen metye li ka lage kò l’ nan fè ti komès oubyen fè vye djòb nan faktori. Konsa tou, nan fè move zanmi, li ka tonbe nan fè zak sal tankou : pran dwòg di, pran afè moun san peye, kase kay moun, elatriye. Menm jan an tou, lè lespri Tisentaniz komanse louvri, nan laj kenz (15), sèz (16) zan, move lide ka monte nan tèt li epi pouse li di:” A! degaje pa peche ; epi dayè, fanm pa dwe soufri paske yo vin sou tè a ak tout machandiz yo...” Konsa, lajounen tankou lannuit, li va achte twotwa lari pòtoprens lajan kontan pou li likide « moso plezi » bay tout gason ki pran jòf nan li; ki vle achte.

Apre etid nou fè sou sistèm restavèk la, nou rive konprann ke gouvènman an dwe goumen anpil pou Ayiti gen plis moun ki edike, li dwe ouvè pòt peyi a byen laj pou envestisè ka vin kreye plis travay ladan l’. Lè gen plis travay va gen mwens chomaj, mizè ak grangou. Konsa kantite restavèk yo va diminye. E yon jou, lanbi delivrans pou « yon Ayiti san restavèk »la va kònen tout bon vre. Men si anyen pa fèt pou sa chanje, Tisentaniz ka tonbe nan tout vye kòripsyon. Nan chèche lavi miyò, si li pa pran byen, li ka detwi lavi li menm anvan 2050. E si li gen pou l’ viv jiska 2050 nou pa gen okenn garanti sou ki jan de fanm li va ye nan sosyete a. Sepandan, malgre l’ pa t’ ka chwazi jan l’ te vle fèt, avni l’ depann anpil de jan l’ va gen chans viv jenès li. Antouka, menm si anyen pa ta fèt pou chanje sistèm nan, lè Tisentaniz kòmanse gen lespri , efò pèsonèl li ka pote gwo chanjman. Paske lè sa a, li va premye moun ki va deside ki mòd fanm li vle ye an 2050. 


Jimmy VOLCY
Novembre 2010

 

 

 

 

 

 

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UNE HISTOIRE DE SENTANIZ (MONOLOGUE) Si vous la voyez un jour sur votre chemin, ne riez pas d’elle. Ne riez pas d’elle si un jour sur votre chemin elle vous regarde avec ses grands yeux de feu qui expriment sa colère, sa désolation et toutes ses misères.

 

 

 

UNE HISTOIRE DE SENTANIZ (MONOLOGUE)

Si vous la voyez un jour sur votre chemin, ne riez pas d’elle. Ne riez pas d’elle si un jour sur votre chemin elle vous regarde avec ses grands yeux de feu qui expriment sa colère, sa désolation et toutes ses misères. 

Ne la bousculez pas, ne la repoussez pas, car elle a vraiment besoin de vous, elle a vraiment besoin de nous. Pensez à votre fille de neuf ans, celle que vous aimez bien, celle que tout le monde aime, qu’on châtie et protège. Elle qui a déjà un avenir assuré. Bien sûr… bien sûr que vous n’osez comparer votre tendre fille à une domestique hideuse… vous avez tellement de préjugés. Vous en avez tellement que vous oubliez… vous oubliez qu’elle … elle également est un enfant, un être humain qui a elle également des droits.

Si un jour vous la croisez devant votre porte, j’ai dit si, mais je suis sûr que vous l’avez déjà vu, ne la rabaissez pas. Ne l’appelez pas « tisentaniz », car vous ne connaissez qu’une partie de l’histoire. Nous sommes déjà en 2050 et Sentaniz n’a plus neuf ans, elle n’est plus une petite fille. Elle est une femme, une femme comme toutes ces femmes qui forment le noyau de notre société. Une femme comme toutes ces femmes qui se donnent corps et âme pour éduquer leurs enfants et donner vie à l’économie dans une société matriarcale ravagée par le capitalisme.

Vous êtes vous déjà demandé quelle est la suite de cette histoire ? Non, j’en étais sûr. Qu’est-ce que vous avez à voir avec l’histoire d’une domestique, ce n’est quand même pas un conte de fées. Mais c’est quand même l’histoire de notre société. Assez ! Assez parler ! Laissez-moi vous la racontez cette histoire.


Comme vous le savez déjà, Sentaniz n’avait que neuf ans, mais elle accomplissait dans une famille, les tâches que certains adultes n’auraient, ni la force, ni le courage de réaliser. Sa rémunération était surtout constituée de fouet, d’injures et d’humiliations.  Elle était peut être avide de liberté car le sang des esclaves coulait dans ses veines, mais elle n’avait aucune arme, aucun allié.

Tous les jours, pendant qu’elle faisait son rituel d’emmener la fille de la dame à l’école et vendre le café grillé, elle voyait une image qui lui a toujours plu, ces enfants qui dormaient sur le trottoir, devant les magasins ou sur les places publiques. C’était peut être des sans abris, mais au moins ils pouvaient se payer le luxe de dormir jusqu’à l’aube se disait-elle.

Un beau jour, alors qu’elle n’avait que quatorze ans, Sentaniz décida de prendre cette route, elle s’enfuit pour devenir elle aussi libre.  Une liberté dont elle ignorait le prix à payer. Elle ignorait que le prix de cette liberté serait une lutte quotidienne, un combat contre ce diable qu’est l’inégalité sociale. N’ayant pas d’autre arme de défense pour gagner son pain quotidien, Sentaniz n’avait qu’à se servir de son corps fatigué par les rudes travaux domestiques, mais qui était quand même le délice des jeunes hommes de rue et de certains adultes profiteurs.

Mais ce soir, ce soir où la nuit était plus noire, où les chats étaient plus gris que d’habitude, Sentaniz a connu la pire nuit de sa vie. Elle a été retrouvée le lendemain,  violée, battue à moitié mort par cinq hommes de la place où elle dormait. Elle était à bout de souffle, elle n’avait pas beaucoup de chance de survivre. Ses tests ont révélé qu’elle était hiv négatif mais qu’elle était quand même tombée enceinte des ses ravisseurs.

Comme le dit le dicton, « à quelque chose malheur est bon ». Sentaniz aurait pu être morte après cette nuit la, mais la vie en a décidé autrement. Une travailleuse sociale de l’institution du bien être social l’a pris en charge après  ces dures interventions chirurgicales et son avortement forcé car elle était trop faible pour porter ce bébé. 

Aujourd’hui nous sommes en 2050, Sentaniz est une femme, elle a eu la chance d’être orientée et éduquée malgré tout dans une société ou elle était exclue. Une société qui n’avait aucun   programme scolaire adapté à sa situation. Maintenant Sentaniz est une femme qui a sa place dans la société, une femme qui se bat non seulement contre le système «restavèk »  faite aux enfants, mais également contre l’inégalité sociale. A travers sa fondation qui est soutenue par l’Etat et le secteur privé, elle sensibilise les familles sur les questions de planification familiale, défend la cause des enfants de rue et plaide pour un système scolaire adapté à chaque groupe d’individu afin de donner à tout le monde la chance d’avoir une place dans la société.

Alors ne riez plus, ne riez plus si vous en aviez l’habitude. Car la Sentaniz que vous connaissez aurait pu être une femme de gang, un escroc, un poison pour la société. Mais grâce a son dévouement et des actions concrètes de l’Etat, sentaniz a été épargnée ce mauvais sort. Combien d’enfants en domesticité vont habiter les rues pour devenir ensuite un poison pour notre société  si vous, si moi, si nous tous ne faisons rien pour changer ce système ?

Si vous la voyez, ne riez plus d’elle. Ne riez plus car sinon vous pleurerez demain. Vous pleurerez quand vous apprendrez que celle qui surveillait votre enfant kidnappé n’avait que onze ans ; que Celui qui a assassiné votre mari n’avait que quatorze ans et qu’ils étaient tous avant des domestiques qui ont pris la fuite pour devenir des enfants de rues, et ensuite des déviants qui font un grand mal à la société.


Charles-Raphaël FRANCILLON
Novembre 2010

 

 

 

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Haïti-FMAS-Culture : Maurice A Sixto revient en six CDs

« Sa l wè, sa l tande » (Ce qu’il a vu et entendu), c’est sous ce thème qu’est parue, ce mois de février 2011, la troisième réédition des CDs du célèbre conteur haïtien Maurice A Sixto. Une trentaine de textes de cet ancien citoyen du monde sont regroupés dans cette toute nouvelle édition, dont les histoires à succès : « Ti Sentaniz », « Lea Kokoye », « Maître Zabèlbòk » et « Gwo Moso ».


Accompagnés cette fois-ci des inédits : « Mant Lucia », « Diktati », « Lettre à Max Manigat » et « Elie Lescot », les six (6) volumes sont présentés en Digipack, ce qui les rend plus légers et mieux transportables que les précédents qui étaient en vinyle. Avec une touche originale signée AyitiKomik, de Jud-Alix François, chaque première de couverture décrit, à travers une image, l’histoire en Une. Quant à la quatrième de couverture, elle offre un ensemble de photos de certains grands moments de la vie de Maurice. A l’intérieur, un texte profond et imagé de Paula Péan y est retrouvé.

Certains parlent de chef-d’œuvre et d’immortalité, d’autres de patrimoine culturel. En effet, il n’y a pas de mots trop forts pour camper ce révolutionnaire-né qui ne cessait de faire comprendre à chaque Haïtien sa responsabilité face à son devoir de lutter pour une société juste et équitable. 


Aujourd’hui encore, ses multiples préoccupations sociales et ses critiques fondées des pratiques haïtiennes sont toujours à leur heure de gloire, considérant, entre autres, le traitement des enfants en domesticité, la violence de toutes sortes à l’égard des femmes, la bidonvilisation du pays, la relâche de la production nationale, l’insalubrité. Autant de problèmes qui, malheureusement, continuent de s’aggraver au fil des jours.  

« Maurice A Sixto n’est plus de ce monde voilà bientôt 27 ans. Pourtant, son génie, son talent de conteur et son érudition nous forcent à nous attacher à sa mémoire qui demeure inoubliable », a rappelé Gertrude C Séjour, Coordonnatrice Générale de la FMAS et dépositaire légale des œuvres de Maurice A Sixto. Selon elle, la dimension intellectuelle de ce barde de la littérature orale moderne fait de sa pensée une courroie de transmission sûre entre les générations passées, présentes et futures, entre les différentes couches de notre société. 

Rappelons que ce florilège des œuvres de Maurice A Sixto, disponible à la FMAS et chez les disquaires, a été rendu possible grâce au précieux concours de la Fondation Maurice A Sixto (FMAS), la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), l’AMTECH, la Banque Nationale de Crédit et AyitiKomik.   

Léopold Ciné
Attaché de Presse
leopoldcine@yahoo.fr 

lcine@fondationmauricesixto.org  

Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

 

 

 

 

 

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Haïti-FMAS-Concours Littéraire : 20 jeunes récompensés pour leurs textes sur « Ti Sentaniz en 2050 »

 

 

 

Ce concours de texte a eu pour public-cible les jeunes (élèves et universitaires) âgés entre 17 et 25 ans de la zone métropolitaine. Environ une trentaine d’établissements scolaires et universitaires y ont été représentés par près d’une centaine de postulants. Ces derniers avaient jusqu’au 5 novembre 2010 pour s’y inscrire et le 25 novembre 2010 pour soumettre leur texte. L’ensemble des documents, identifiés par des numéros, pour promouvoir l’équité et non le favoritisme dans la délibération, ont été corrigés selon une grille de correction élaborée par les membres du jury qui étaient au nombre de cinq (5). Deux étapes éliminatoires ont permis au jury de garder les 20 meilleurs textes. Les retenus pour la grande finale du concours ont été contactés par téléphone.      


Il convient de rappeler que cette activité s’est inscrite dans le cadre d’un vaste mouvement national de sensibilisation initié par la FMAS et la Fondation Jean Robert CADET depuis le 23 mai 2009 à l’occasion d’un grand colloque international organisé au Karibe Convention Center en hommage à Maurice A. SIXTO pour ses 25 ans de disparition. Cependant, ce n’est que le 23 avril 2010 que le mouvement a vraiment été opérationnalisé dans le cadre du projet « Kore dwa moun » (Appuyer les droits humains) de la PADF/PHR qui est financé par l’USAID. Le mouvement, appelé « Ann rebati yon Ayiti san restavèk », s’est étendu dans un premier temps dans les camps de fortune de Pétion-Ville et dans plusieurs écoles et dans un deuxième temps certaines villes de provinces. La FMAS sensibilise également à travers les églises, peu importe leur dénomination. En fin de compte, la Fondation souhaite initier un tel mouvement au cœur de toute initiative visant la reconstruction d’une nouvelle Haïti. 

Ainsi, le concours de texte sur « Ti Sentaniz en 2050 » peut être considéré comme un test passé aux jeunes, façon de voir jusqu’à quel niveau ils ont été sensibilisés par rapport à la problématique. La cérémonie de remise de prix aux 20 gagnants a lieu le 7 décembre 2010 au Karibe Convention Center de 4h PM à 6h30 PM en présence de quelques 350 personnes. Selon le représentant de la PADF, Vantz BRUTUS, une telle initiative a permis de découvrir des talents exceptionnels d’écriture et de réflexion sur un problème qui ronge la société haïtienne : la domesticité infantile. Pour Marie-Carmel B. PÉRODIN, l’un des membres du jury, ce fut une expérience enrichissante à tous les points de vue. Les participants, à part la bonne présentation de leur texte, devaient aussi mettre en exergue : Ti Sentaniz restavèk à 9 ans, les Droits de l’enfant, les Droits de la femme, l’importance de la Femme dans la société, la projection de Ti Sentaniz à 41 ans (en 2050), des propositions de solution, tout ceci en tenant compte du style (ton, émotion, effets), du vocabulaire, de la grammaire, etc. Parmi les 20 finalistes retenus, les trois meilleurs textes ont été lus par leur auteur respectif avec des interludes artistiques.  

En effet, tout au cours de la cérémonie, des prestations d’artistes (Tifane, Léopold CINÉ, Wooly SAINT-LOUIS, Aton) ont rehaussé l’éclat de la soirée avec des chants qui présentent la femme comme pièce maitresse de la société, ou dénoncent le système restavèk et qui incitent à la solidarité pour reconstruire Haïti dévastée par le séisme du 12 janvier. Le Docteur en lettre Jean-Robert Cadet, un ancien restavèk, a offert au premier lauréat une bourse d’études de 4 ans aux Etats-Unis d’Amérique. Les cinq premiers lauréats ont chacun reçu de la FMAS un CD de Maurice A Sixto. En plus d’un ensemble de cadeaux offerts aux 20 gagnants (détails en attaché), ils ont chacun eu droit à un livre de Maurice A Sixto et un livre de Jean-Robert CADET. Ce dernier a eu un entretien avec les finalistes le samedi 18 décembre 2010 au local de la FMAS pour dialoguer, échanger sur la problématique et voir dans quelle mesure les jeunes pourraient activement et concrètement intégrer le mouvement de sensibilisation sur la problématique du système « restavèk ». Le docteur en lettre leur ont promis son aide s’ils tiennent vraiment à mettre la main dans la pâte.

La campagne nationale de sensibilisation contre le système restavèk en Haïti va continuer en 2011 puisque, selon la Coordonnatrice générale de FMAS Gertrude C SEJOUR, les objectifs visés au départ ne sont pas totalement atteints. La FMAS enclenchera dès le mois de janvier 2011 une tournée de sensibilisation par la projection du dessin animé Ti Sentaniz, œuvre du conteur haïtien Maurice A SIXTO, dans 60 écoles et 20 camps de fortune de Port-au-Prince et ses environs.  

Léopold Ciné
Attaché de Presse
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

 

 

 

 

 

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Haïti-Amérique latine : Une Haïtienne accueillie en reine à CARTAJOVEN 2010 en Colombie

 

 

 

Haïti a pris part cette année à l’édition 2010 de CARTAJOVEN, un congrès international de jeunes qui s’est tenu du 25 au 29 octobre dernier en Colombie. Nathalie Brumet est la seule Haïtienne ayant représenté son pays à cette manifestation qui a réuni plus d’une vingtaine de pays. De retour au bercail, la jeune gestionnaire partage cette « expérience inoubliable » avec la Fondation Maurice A Sixto (FMAS). 


FMAS : Nathalie, avant de parler de ce congrès qui, visiblement, t’a beaucoup marquée, présente-toi brièvement aux lecteurs.

Nathalie Brumet : Bien-sûr, j’ai été gâtée. Chaque jeune haïtien devrait vivre au moins une fois dans leur vie ce que j’ai expérimenté en Colombie récemment. On me nomme Nathalie Brumet, j’ai 25 ans, j’ai terminé mes études classiques à CPCL. Ensuite, j’ai décroché mes diplômes en Gestion Financière à BIWI et en Informatique bureautique à Alliance Centre de Formation. Actuellement, je travaille en qualité de secrétaire à une entreprise privée de la capitale.

FMAS : Tu viens tout juste de participer à un congrès international en Amérique latine, que peux-tu nous dire à ce sujet ?

NB : Et bien, tout d’abord, je peux dire qu’il s’agit d’une expérience sensationnelle qui m’a appris plein de choses sur la culture et les relations humaines entre autres. Ce congrès international s’appelle CARTAJOVEN 2010 (Encuentro Iberoamericano de Jovenes 2010). Il a pour but de rencontrer des jeunes de différents pays, d’échanger et de découvrir d’autres réalités. Cette activité responsabilise tout aussi socialement les jeunes. Les organisateurs viennent essentiellement de l’Espagne, et parmi les institutions qui financent, on peut compter l’AECID, la Fondacion Carolina, l’INJUVE et l’OIJ. Elles se sont mises à travailler ensemble pour pouvoir mettre sur pieds CARTAJOVEN 2010 en vue de promouvoir de bons rapports juvéniles en Amérique latine, et tous les ans elles organisent cet événement dans différents endroits. Cette année, 22 pays y ont participé, dont Haïti.

FMAS : A quel titre exactement as-tu représenté Haïti à ce congrès en Colombie ?


NB : En fait, j’ai représenté ma chère patrie là-bas à travers le COLAJH (Collectif Latino-americain des jeunes haïtiens) dont je fais partie. Ce collectif a son siège social logé à l’intérieur de la Fondation Maurice A Sixto, institution qui m’avait fait l’invitation. Le COLAJH comprend déjà plusieurs membres (chanteurs, comédiens, psychologues, travailleurs sociaux, communicateurs sociaux, éducateurs, gestionnaires, etc.…), mais j’étais la seule sélectionnée pour prendre part à CARTAJOVEN 2010. Ainsi, j’ai du faire tout ce qui était en mon pouvoir pour représenter Haïti valablement. Je crois bien que j’ai réussi.

FMAS : Et comment tu as fait pour réussir seule ?

NB : Le bon traitement dont j’ai été bénéficiaire m’a beaucoup aidé en passant (rire). En premier lieu, j’ai mis l’accent sur l’importance d’une telle initiative en faveur des jeunes en général et des Haïtiens en particulier. J’ai tout dit en ce qui a trait aux activités du COLAJH, ses réalisations et ses projets. Puis, j’ai fait aussi état du travail combien louable qu’effectue la FMAS à travers sa campagne nationale de sensibilisation contre le système « Restavèk » en Haïti. J’en ai profité pour présenter « Ti Sentaniz », héroïne de la pièce du même nom du célèbre conteur haïtien Maurice A Sixto, dont la projection en bande dessinée a été très appréciée et a suscité un long débat. J’ai distribué des livres et des t-shirts de la FMAS. A la fin, Ils m’ont posé une kyrielle de questions sur Haïti auxquelles j’ai répondu avec beaucoup de lucidité. C’était fabuleux, l’attention dont j’ai été l’objet. 

FMAS : Une kyrielle de questions, sur quoi exactement?

NB : Sur presque tout (rire). Oui, ils ont voulu avoir des informations sur moi, le collectif, la Fondation et sur Haïti en général. Cela a été très bien. A vrai dire, l’accueil a été chaleureux dès mon arrivée à l’aéroport de Cartagena. Comme une reine, j’ai été accueillie sous des applaudissements par les organisateurs. Ils m’ont posé des tas de questions sur Haïti par rapport au séisme du 12 janvier. Le lendemain, ils m’ont conduite au local du congrès où j’ai fait la connaissance de différents jeunes (Bolivie, Honduras, Venezuela, Nicaragua, Mexico…,) qui ont été, eux aussi, très contents de me voir sans pour autant garder pour eux leur interrogation. Après, j’ai été au campus de Cartajoven où des élèves ont exposé des sujets assez intéressants et présenté des chorégraphies…, je me suis rendue ensuite au « Teatro de Cartagena », et là, des musiciens colombiens ont fait valoir leurs talents. Ce fut un plaisir aussi pour moi de visiter le musée et même toute la ville. Les rencontres ont été très enrichissantes, tout le monde s’intéressait à moi (rire), à vrai dire pas moi en particulier, mais à ce que je suis venue  représenter : « Haïti ». Le jour de ma présentation, c’était la fête au-delà du fait que je me sentais en plein milieu d’un véritable interrogatoire.  

FMAS : Et comment te sens-tu après ce voyage ?

NB : C’est une sensation rare ce que je ressens en ce moment. Ce voyage restera sans doute gravé dans mes meilleurs souvenirs. Je souhaite le revivre une autre fois. En réalité, ce congrès m’a beaucoup inspiré. J’ai en tête des projets assez intéressants. Je veux avoir du succès avec le COLAJH. J’espère que l’année prochaine je ne serai pas la seule représentante à participer à cette manifestation, mais tout le groupe. En passant, je tiens à remercier la FMAS de m’avoir accordé l’opportunité de jouir d’un si grand privilège. Je remercie également Nancy Torres Romeo, une nouvelle amie que j’ai rencontrée au Congrès. Elle vit à El Savador, elle a 25 ans comme moi et elle a écrit un article à Cartajoven qui est en fait une prière pour Haïti frappée par l’épidémie de choléra. 

Propos recueillis par Léopold Ciné
Attaché de presse
Fondation Maurice A Sixto

 

 

 

 

 

 

 

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La Situation des sinistrés

L'ouragan Thomas a levé le voile sur l'acerbe réalité des victimes du tremblement de terre du 12 janvier, qui vivent dans l'inquiétude d'être infectés par le virus du cholera, mais aussi qui s'attendent, impuissants, au pire des catastrophes avec tous ces malheurs qui guettent ce pays, qui a déjà trop souffert.

Si de beaux discours sont prononcés et d'intéressants chiffres relatifs a l'aide humanitaire sont avancés, le quotidien du million de sinistrés de Port-au-Prince est a peine imaginable. A travers ces quelques images, prises ce  5 novembre 2010 a la place Boyer, la place Saint Pierre et le Parc Sainte Thérèse, vous pourrez vous faire une idée de leur situation…

 

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Haïti-FMAS-PADF-Domesticité : Plus de 200 jeunes sensibilisés à Cité soleil

A Cité soleil, le plus grand bidonville d’Haïti, plus de 200 jeunes ont pris part à la fin du mois de septembre, à une activité de sensibilisation sur la problématique de la domesticité infantile menée par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS). Réflexions, analyses, aveux et dénonciations du système à Cité soleil sont, entre autres, les points qui ont marqué cette longue journée d’échanges. 


Cette commune située à l’entrée d’Haïti, -dont la vue est frappante pour ceux qui ont l’habitude de prendre l’avion-, est réputée pour ses gangs armés et sa misère accrue, n’empêche qu’assez souvent, elle sert de prétexte pour quémander des faveurs sur la scène internationale. Des photographes et documentaristes haïtiens et étrangers ont même atteint la célébrité grâce à leurs photos prises et documentaires réalisés à Cité soleil. Toutefois, dans ce bastion tant exploité par plus d’un pour des raisons diverses, vivent des gens assoiffés de justice, de changement social et de bien-être.

En effet, le 24 septembre dernier, au cours d’une-conférence-débat sur la situation lamentable des enfants « restavèk » haïtiens, des jeunes de Cité soleil n’ont pas pu cacher leur angoisse face à tout un ensemble de problème qu’ils confrontent quotidiennement, dont cette gangrène de domesticité qui ronge la société. « Nous sommes le plus souvent vus comme des hors-la-loi ou des exclus sociaux qui évoluent dans une zone de non-droit, mais nous avons nos qualités et nous sommes animés de volonté de changement positif », a expliqué, l’air assuré, un jeune homme qui a profité pour déplorer toute pratique de « restavèk » dans sa commune. « On trouve des cas ici aussi », a-t-il plus loin ajouté.


Dans son intervention, la Coordonnatrice de la FMAS, Gertrude C Séjour a, quant à elle, salué le courage de ces jeunes qui se sont consacrés, malgré tout, à leur éducation tout en les exhortant à dénoncer ce phénomène de domesticité qui a empiré après le séisme du 12 janvier. « Vous êtes tout aussi concernés et vous devez vous impliquer dans la lutte contre toute forme d’injustice, de maltraitance et de violence sur les enfants, eux qui seront adultes demain. », a précisé Mme Séjour avant de les inviter à prendre part à un concours littéraire lancé par la FMAS sous le thème : « Quelle femme sera Ti Sentaniz en 2050 si rien n’est fait pour changer le système « restavèk » ? ». Les informations supplémentaires sur ce concours sont disponibles sur le site web de la FMAS : www.fondationmauricesixto.org. 

Gerda Leroi s’est fait le plaisir d’enchainer avec la rubrique présentée généralement par la chanteuse Tifane (absente ce jour-là) en ce qui a trait au programme « Plis Kontwòl : Planifye, itilize, sansibilize » de la PSI Haïti dont Tifane est l’Ambassadrice itinérante. Ce moment de la conférence a vraiment retenu l’attention des participants. Toutefois, en ce qui concerne le téléphone bleu (100), certains ont affirmé n’avoir jamais eu l’occasion de communiquer avec quelqu’un, la ligne, disent-ils, est constamment occupée. L’officière de terrain a alors promis de faire passer le message aux personnalités concernées.  

Selon Cherly Régiste, l’éducatrice de la FMAS, la Fondation ne cesse de saisir les opportunités de sensibiliser la société haïtienne sur le respect des droits humains, en particulier des enfants et des femmes (secteur beaucoup plus vulnérable). En ce qui a trait au sort des enfants, l’éducatrice croit qu’il faut attaquer la question par la base. Elle a, en outre, souligné que les filles ont les mêmes droits que les garçons. Ces jeunes ont alors promis de continuer la lutte dans leur communauté de façon pacifique.

Il convient de rappeler que, du 5 juillet au 30 septembre 2010, la FMAS a organisé des séances de sensibilisation sur le contexte général de la domesticité infantile en Haïti et ses différentes causes, les impacts et le comportement à adopter pour faire face au système « restavèk ». Ce mouvement national a lieu dans plusieurs écoles et camps de fortune à Port-au-Prince, mais aussi dans plusieurs villes de provinces telles la Vallée de Jacmel, Petit-Goâve et Kenscoff. Cette campagne rentre dans le cadre du projet « Kore dwa moun » (Appuyer les droits humains) de la PADF qui est financé par l’USAID.

Léopold Ciné
Fondation Maurice A Sixto (FMAS)

 

 

 

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Concours: « Ki fanm Tisentaniz ap ye an 2050 si anyen pa fèt pou chanje sistèm Restavèk la »

En guise d’introduction

 

« Ki fanm Tisentaniz ap ye an 2050 si anyen pa fèt pou chanje sistèm Restavèk la »

 

 

 

 

 

Cliquez ici: Présentation (.PDF)

 

Cliquez ici: Chronogramme d’activités (.PDF)

Cliquez ici: Formulaire d’Inscription (.PDF)

 

 

Une phrase, une question, simple en apparence, mais qui en fait peut constituer un réveil, une prise de conscience, et porter à vouloir agir. Il va sans dire que c’est une joie, un soulagement même de constater qu’enfin la problématique du système Restavèk est abordée de façon substantielle. C’est donc essentiel  de saisir l’occasion pour sensibiliser les jeunes en leur donnant, par exemple, l’opportunité de se prononcer sur un sujet qui les interpelle tous, si insensibles, qu’ils puissent prétendre être. Car, qui peut affirmer ne s’être jamais heurté à ce malaise endémique qui depuis toujours se colle  à nos yeux, nous laissant pourtant trop souvent indifférents, rarement dérangés dans notre quotidien.

Tisentaniz, âgée de neuf ans, est une enfant, une fleur à peine éclose dans le jardin de la vie. Comme tous les enfants de cet âge innocent, elle ne devrait se soucier que de ses devoirs d’écolière, de ses loisirs, de son désir ardent d’être aimée, acceptée.  Hélas,  le sort a voulu que Tisentaniz soit étouffée dans l’œuf.  A neuf ans, en proie à toutes les vicissitudes de la vie, elle est une rose fanée avant l’éclosion, une mangue bouillie pour en précipiter la maturité, une adulte forcée, parce qu’étant issue, contre son gré, d’une famille tout à fait démunie, inéduquée.  En récompense à sa lourde charge d’accomplir tous les travaux domestiques et de satisfaire même les caprices les plus audacieux de tous les membres de la famille, elle est journellement victime de bastonnades, de privations, d’injures de toutes sortes, de mépris. Elle est désormais une vile chose, un robot sans identité.

Aujourd’hui, Tisentaniz joue le rôle d’interprète de toute cette kyrielle d’enfants de sa condition, ces laisser pour compte dénués de toute notion de dignité, voire de droits de l’enfant. Le système Restavèk, avec tout son cortège de douleurs, est une honte. La délinquance juvénile,  la prostitution précoce, la tendance à la vengeance, à la haine, ne sont que les fruits du sentiment d’être incompris, abandonné à son sort, sans défense aucune.  Nous sommes tous concernés. Nous ne pouvons plus ignorer cette choquante vérité : la domesticité infantile st un crime ! Il faut le stopper, l’éradiquer. Il se fait tard, on doit agir vite, très vite, surtout si la réponse à la question sujet du concours de la FMAS est, par exemple, une Tisentaniz qui, à 41 ans,  en paraitra 61, ave sous les bras une demi douzaine de  Tisentaniz dont les ainés auront déjà commencé à produire d’autres Tisentaniz, grossissant par conséquent ce groupe d’enfants désemparés qui, tantôt nous admirent et voudraient ressembler à nos enfants, tantôt nous fuient pour éviter nos durs regards. Que de fois ils pourraient penser à nous faire sentir, à leurs manières,  ce qu’ils endurent, mais ils ne sont pas si méchants. Ils ne demandent qu’à ETRE. Ils espèrent toujours un mieux-être. Comme tous les enfants, ils ont soif d’amour, de notre amour.  La question se pose, la réponse s’impose: faire quelque chose, maintenant, ou continuer à se turlupiner la conscience, si on en a une.

 

1er prix : US $1500 & un Laptop (Pentium M) 

2e prix :  Us $ 1000 & un Laptop (Pentium M)

Et 18 autres prix :

Cameras numériques, téléphones cellulaires, DVD player, etc.

Frais d’inscription: 500gdes.

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Adresse : 28, rue Gabart,

Pétion-ville.

Tél : 3449-3583 / 3494-6830

E-mail : info@fondationmauricesixto.org www.fondationmauricesixto.org

 

 

Marie Camelle Pérodin

Coordonatrice adjointe de la FMAS

 

 

 

 

 

 

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Tifane au 18e International Society of Prevention Child Abuse and Neglect

La chanteuse haïtienne Stéphanie Séjour, dit Tifane, a laissé le pays vendredi dernier pour se rendre à Honolulu (Hawaii), où elle doit représenter Haïti au 18e International Society of Prevention Child Abuse and Neglect qui aura lieu du 25 au 30 septembre 2010. Un voyage long et fatiguant, mais pour une très bonne cause, selon l’artiste qui a répondu aux questions de la presse juste avant son départ.

Tout le monde sait que Tifane porte plusieurs chapeaux (Chanteuse, sociologue, Ambassadrice itinérante de PSI pour la planification familiale, de la Secrétairerie d’état pour le droits des handicapés, du Ministère de l’environnement …). Lequel d’entre eux portera-t-elle à ce grand événement ?

Je participerai à cet événement international en tant que sociologue et aussi comme artiste œuvrant dans le social. Il est vrai que je porte beaucoup de chapeaux. Avec une bonne gestion de mon temps, j'arrive à remplir mes fonctions. Puisque c'est en étant devenue une chanteuse populaire  et un model pour les jeunes que j'ai pu recevoir ces titres, je les porte partout où je vais. A vrai dire, il existe un lien entre la situation des personnes handicapées, la violation des droits de l’enfant et la planification familiale.

Tout ceci vous a alors valu cette invitation ?

En fait, l’invitation est de ISPCAN (International Society of Prevention Child Abuse and Neglect) dont la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) est membre depuis 4 ans. Etant donné que j'ai participé musicalement à la réalisation du projet « Ti Sentaniz » et que j'ai contribué aux activités de la Fondation Jean Robert Cadet, je suis déléguée pour représenter Haïti à ce 18e Congrès international, qui va être un événement sans précédent. Ma participation est rendu possible grâce à l'appui de Project Human Rights (PHR), ou Pwoje kore Dwa Moun de la PADF, qui est financé par l’USAID.

La chanteuse sociologue compte faire quoi exactement à ce symposium ?

Il s'agit de 4 jours de travail et de partage avec des organisations, des fondations et associations  venant de plusieurs coins du monde. Il s’agit d’apprendre et du même coup partager les expériences d'autres pays, et aussi de présenter les résultats de recherches au niveau des violations des droits de l’enfant. Il y aura aussi une session d'échange culturel à laquelle je participerai. J'aurai également à faire part de mon expérience avec mon projet Kalm et les informations que j'ai pu obtenir dans le cadre de mon travail avec nos enfants haïtiens.

Qu’attendez-vous d’une telle participation à ce 18e congrès international ?

Tout d’abord, je veux faire un très bon usage de ces quatre jours. ISPCAN travaille sur une échelle internationale parce que la problématique des mineurs abusés et négligés est partout à travers la planète. Donc, j'aimerais apprendre le plus possible des expériences et des approches d'autres pays et institutions pour pouvoir apporter une meilleure vision et aussi  des suggestions sur le « comment faire » en ce qui a trait à la manière selon laquelle nous devons aborder la problématique de l'abus fait aux enfants.

Vous avez un nouveau vidéoclip en diffusion, « Vin montre m ». Est-ce que vous compter l’interpréter là-bas, vous êtes déjà assez disposée à apprendre ?

Rire. Normalement, je présenterai mes CDs, mes vidéoclips, ma biographie et aussi et surtout mes activités dans le social à l'échange culturel avec les jeunes. Mon passage à Hawaii s'annonce bien et je sens qu'il va être fructueux. Je prends en charge de montrer aussi ce que nous avons de bon chez nous. Je pense que dans un congrès pareil, où des pays développés et en voie de développement se rencontrent, il est extrêmement important pour Haïti de ne pas être représentée ni présentée n'importe comment. Il faut que le reste du monde sache aussi ce qu'il nous reste de bon et de beau.

La chanson « Vin montre m » est assez rythmée et marche très bien sur Youtube.com (Plus de 4000 internautes l’ont visualisée en moins de deux semaines). Le deuxième album de Tifane sera-t-il fin prêt pour l’édition 2010 de Musique en Folie ?

Je suis contente de voir que les fans attendaient quelque chose comme « Se kom si », mais ils se réjouissent beaucoup de « Vin Montre'm » qui est en effet beaucoup plus rythmé. Le reste arrive... Je n'ai pas perdu ma douceur ni ma sensualité. (Rire). Cette fois j'ai décidé de partager une chanson très dansante pour réveiller les âmes endormies et découragées. En ce qui concerne mon deuxième album, nous nous approchons vers sa phase finale. Il a mis du temps à sortir mais je ne regrette pas du tout d'avoir pris mon temps. Nous ne l'avons pas travaillé particulièrement pour Musique en folie. Je peux dire aussi que celui-là sera en plus grande partie autofinancé, j'ai  consenti beaucoup de sacrifice pour le réaliser, donc, je veux qu'il soit très bien produit à ma satisfaction et ça a pris le temps qu'il a fallu. Je ne sais trop comment sera le pays avec les élections, ce n'est pas facile de planifier. Toutefois, la saison des fêtes de Noël sera mieux  pour lancer mon deuxième album.

D’autres projets à court terme ?

Cette question vient toujours. Oui, je peux dire qu’il y en a, mais ils sont plutôt personnels.

Un dernier mot aux fans de Tifane ?

J'ai toujours le même amour pour eux. Je dis merci à tous ceux qui me supportent depuis ma toute première prestation, mon premier hit. Il est vrai que je ne me produit pas en Haïti depuis quelques temps, c'est juste que ma vie d’artiste et mes plans m'appellent ailleurs, mais je ne laisse jamais derrière moi mon bicolore. Je suis encore là malgré vents et marées, car je sais que ma participation est importante pour mon pays et mes fans. Je leur apporterai un album  bien travaillé. En attendant, j'aimerais qu’ils dansent « Vin Montre'm ». Un Gros Bisou!

 

Propos recueillis par

Léopold Ciné

Fondation Maurice A Sixto

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Conférence-Débat, 21 septembre 2010

Conférence-Débat, 21 septembre 2010

Concours littéraire de FMAS, en rapport avec le phénomène restavèk (août-octobre 2010)

Introduction par la FMAS

« Ki fanm Tisentaniz ap ye an 2050 si anyen pa fèt pou chanje sistèm restavèk la »

Une phrase , une question, simple en apparence, mais qui en fait peut constituer un réveil, une prise de conscience, et porter à vouloir agir. Il va sans dire que c’est une joie , un soulagement même de constater qu’enfin la problématique du système restavèk est abordée de façon substancielle. C’est donc essentiel  de saisir l’occasion pour sensibiliser les jeunes en leur donnant, par exemple, l’opportunité de se prononcer sur un sujet qui les interpelle tous , si insensibles, qu’ils puissent prétendre être. Car, qui peut affirmer ne s’être jamais heurté à ce malaise endemique qui depuis toujours se colle  à nos yeux, nous laissant pourtant trop souvent indifférents, rarament dérangés dans notre quotidien.

Tisentaniz , âgée de neuf ans, est une enfant , une fleur à peine éclose dans le jardin de la vie Comme tous les enfants de cet âge innocent, elle ne devrait se soucier que de ses devoirs d’écolière, de ses loisirs, de son désir ardent d’être aimée, acceptée.  Hélas,  le sort a voulu que Tisentaniz soit étouffée dans l’œuf.  A neuf ans, en proie a toutes les vicissitudes de la vie, elle est une rose fanée avant l’éclosion, une mangue bouillie pour en précipiter la maturité, une adulte forcée, parce qu’étant issue, contre son gré, d’une famille tout à fait démunie, inéduquée.  En récompense à sa lourde charge d’accomplir tous les travaux domestiques et de satisfaire même les caprices les plus audacieux de tous les membres de la famille, elle est journellement victime de bastonnades, de privations, d’injures de toutes sortes, de mépris. Elle est désormais une vile chose, un robot sans identité.

Aujourd’hui, Tisentaniz joue le rôle d’interprête de toute cette kyrielle d’enfants de sa condition, ces laisser pour compte dénués de toute notion de dignité, voire de droits de l’enfant. Le système restavèk, avec tout son conrtège de douleurs, est une honte. La délinquence juvénile,  la prostitution précoce, la tendance à la vengeance, à la haine, ne sont que les fruits du sentiment d’être incompris, abandonné à son sort, sans défense aucune.  Nous sommes tous concernés. Nous ne pouvons plus ignorer cette choquante vérité : la domesticité infantile st un crime ! Il faut le stopper, l’éradiquer. Il se fait tard, on doit agir vite, très vite, surtout si la réponse à la question sujet du concours de la FMAS est, par exemple, une Tisentaniz qui, à 41 ans,  en paraȋtra 61, ave sous les bras une demi douzaine de  Tisentaniz dont les aȋnés auront déjà commencé à produire d’autres Tisentaniz, grossissant par conséquent ce groupe d’enfants désemparés qui, tantôt nous admirent et voudraient ressembler à nos enfants, tantôt nous fuient pour éviter nos durs regards. Que de fois ils pourraient penser à nous faire sentir, à leurs manières,  ce qu’ils endurent, mais il sne sont pas si méchants. Ils ne demandent qu’à ETRE. Ils espèrent toujours un mieux-être. Comme tous les enfants, ils ont soif d’amour, de notre amour.  La question se pose, la réponse s’impose: faire quelque chose, maintenant, ou continuer à se turlupiner la conscience, si on en a une.

Marie Camelle Pérodin

Coodonatrice adjointe de la FMAS

Merci

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Haïti-FMAS-Timkatec : Quatre cas de « Restavèk », quatre révoltantes histoires

 

 

 

La Fondation Maurice A Sixto (FMAS) a effectué, à la fin du mois d’août, une visite à la Timkatec (Timoun Kap Teke Chans) à Pétion-Ville. Elle en a profité pour évaluer le travail qu’elle a permis à deux Belges de réaliser avec environ une trentaine de filles de TIMKATEC. Cette activité, d’ « Ecarlate La Compagnie », s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’un journal documentaire sur la domesticité en Haïti dont l’histoire est projetée en 2050. Au cours des travaux d’atelier d’initiation au théâtre, la FMAS a interviewé plusieurs fillettes en domesticité. Elles n’ont pas pu cacher leur frustration, leur peur et leur angoisse. Toutefois, quatre cas de Restavèk, différents l’un de l’autre, ont surtout attiré l’attention.

La soumise

Elle s’appelle Adeline Cyprien et elle a 14 ans. Au départ, elle vivait avec son oncle qui, dit-elle, la frappait pour un rien. Après le décès de ce dernier survenu au cours du séisme du 12 janvier, elle a du se rendre chez sa tante qui, malheureusement, ne la traite pas différemment. Quant à son cousin, il est du genre à l’accuser de voleuse quand il égare quelque chose. Généralement, il va jusqu’à la tabasser tout en lui lançant des mots violents, obscènes et blessants, alors que personne ne vient à sa défense. Adeline est la plus jeune des enfants de la maison. Pourtant elle s’occupe de la plus grosse tranche des tâches à accomplir. Elle va chercher l’eau, nettoie la maison, prépare à manger, fait la vaisselle et la lessive. Malgré tout, elle dit vouloir répondre aux besoins de toute la maisonnée, puisqu’elle n’a nulle part d’autre où aller. Toutefois, Adeline apprécie beaucoup le traitement qu’elle reçoit à la TIMKATEC, institution qu’elle fréquente depuis octobre 2009. Elle y apprend la couture. Son plus grand souhait est de changer de mode de vie et avoir tout ce dont elle a besoin pour pouvoir répondre à ses besoins, « comme ça je n’aurai pas à être l’esclave d’un autre. Je crois en Dieu et j’attends le jour de ma délivrance », appuie-t-elle.

La fugitive

Si Adeline a décidé d’attendre l’aide de Dieu, ce n’est pas le cas pour Giovani Zamor, une adolescente de 17 ans. Elle était toute petite quand sa mère est devenue folle. Elle a du grandir chez sa tante qui la maltraitait tout le temps. Elle n’avait pas le droit à la parole ni de fréquenter l’école. Elle souffrait en silence et n’avait personne à qui se confier. « C’en était trop », a-t-elle dit un jour avant de prendre la fuite. Elle réalisa qu’elle avait besoin d’aller à l’école, d’être comme tous les autres enfants de son entourage. Alors, elle est allée s’installer chez sa marraine, dont elle a fini par trouver l’adresse suite à de longues recherches. « Je l’aime beaucoup ma marraine, c’est grâce à elle que je suis là aujourd’hui. Sans elle j’aurais été perdue », affirme t-elle. Giovani fréquente désormais l’école quoiqu’elle ait un petit problème de concentration en salle de classe. Souffrante d’anémie à cause des années vécues sans manger d’aliments consistants, elle a du récemment passer des mois sans pouvoir se rendre à l’école (à la Timkatec). « Cette maladie m’a surtout affaibli au niveau des deux jambes », précise-t-elle. Toutefois, chez sa marraine, elle est traitée comme tous les autres enfants de la maison. Elle veut être professeure pour apprendre à lire et à écrire à des enfants haïtiens.

 

La révoltée

Ce cas est rarement retracé, selon les responsables de Timkatec, mais existe quand même. Jésula Noel, 16 ans, en est un exemple. Elle n’a jamais connu son père. Sa mère, elle, vit à Jacmel (Sud-est). Jésula évolue depuis très longtemps avec un étranger (il n’est pas de sa famille) qui l’exigeait à tout faire dans la maison. Comme la majorité des « restavèks », elle devait se lever de très tôt pour aller chercher de l’eau, ensuite s’occuper de toutes les autres tâches de la maison. Jésula a avoué qu’elle était toujours mise à l’écart, qu’elle était battue par toutes les personnes qui vivaient sous ce toit. Les enfants de son âge l’insultaient, la tabassaient au même titre que les plus grands. Avec le temps, Jésula a fini par se rendre compte d’une chose : « Si je suis une personne comme les autres, je dois être traitée comme telle », a-t-elle fait comprendre. Ainsi, la petite a pris la courageuse décision de se faire respecter en commençant par prôner d’abord la répartition des tâches à accomplir. Bien-sûr, elle avait le support d’une adulte de la maison, la seule qui ne la frappait pas. Au départ, le combat fut difficile, elle payait le prix en passant des journées sans manger. Elle a fini tant bien que mal par atteindre son but. Aujourd’hui, elle se fond dans la famille. Maintenant, elle fréquente la Timkatec où elle apprend la couture. Le rêve de Jésula est de devenir infirmière ou ingénieure.

La chassée

Le dernier cas, et non le moindre, a été celui d’une ado de 13 ans. Kathiana Jean-Baptiste a peint sa réalité d’enfant perturbé et frustré à en faire pleurer. On pouvait ressentir le désespoir dans sa voix. Ici, c’est la mère qui maltraite sa propre fille. Insultes, propos indécents, injures, menaces de mort sont entre autres ce qui constitue généralement l’agenda quotidien de la vie de l’adolescente. Si la mère a un problème quelconque, c’est la fillette qui devait en payer les conséquences. Un jour, Kathiana devait aller chercher de l’eau pour la maison. Etant donné qu’elle n’en avait pas trouvé dans le quartier, elle a du se rendre beaucoup plus loin. Naturellement, elle est revenue plus tard que prévu. Son souci de ramener l’eau coûte que coûte à la maison lui a valu de préférence sa chasse de la maison par sa mère en personne. Larmes aux yeux, la petite Kathiana s’est rendue chez sa tante avec le paquet de vêtements que sa mère lui a donné. Son père vit à Thomassin et ne vient jamais la voir. Il s’occupe pourtant de ses enfants qu’il a eus avec d’autres femmes. A Timkatec, Kathiana se fait beaucoup d’amies avec qui elle joue et réalise des travaux. « Au moins ici je me sens bien », a-t-elle plus loin avoué. Elle veut devenir policière afin, dit-elle, de punir les personnes qui maltraitent les enfants.

A la Timkatec, plusieurs filles sont en domesticité. Certains cas de maltraitance sont révélés très préoccupants, selon la Sr Gisèle Nérestant qui est de la fédération des Sœurs de la Charité de Saint Hiacinth (SCSH), une communauté canadienne. Elle est à la Timkatec pour aider, car son plus grand désir est de soutenir les plus pauvres. « Je me donne totalement aux plus démunis. Je suis venue aussi visiter les camps de fortune ». Ainsi, à la Timkatec 3, Sr Gisèle est responsable des cours dispensés, qu’il s’agisse de cours professionnels : couture, cuisine, ou de cours classiques. Dès octobre 2010, les trois premières années fondamentales seront disponibles à la Timkatec, et les enfants pourront ensuite continuer dans n’importe quelle autre école.

Notons qu’il y a au total trois Timkatec, elles sont toutes fondées par le Père Antoine Simon : Timkatec 1 (15 ans d’existence) et 2 qui sont pour les garçons, et Timkatec 3, la benjamine, pour les filles (Octobre 2009). Aujourd’hui, la Timkatec travaille de concert avec d’autres institutions, telle la Fondation Maurice A Sixto, qui luttent contre le fléau de la domesticité en Haïti, un pays où le nombre d’enfants « Restavèk » sillonne les 300 000.

 

Léopold Ciné

Fondation Maurice A Sixto

 

 

 

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Haïti-Course-JO 2012 : Georges Philippe Bretous : « Je veux être l’homme le plus rapide au monde »

Il n’existe pas de trop grand rêve, diraient certains. Georges Philippe Bretous semble adhérer à cette philosophie. Lors d’une interview accordée à la Fondation Maurice A Sixto (FMAS), le jeune coureur haïtien de 20 ans a avoué que son rêve le plus cher est d’être nommé l’homme le plus rapide au monde.

 

Georges Philippe Bretous court depuis l’âge de 12 ans et il fait les 100, 200 et 400 mètres. Il représente Haïti dans cette discipline depuis l’âge de 14 ans. Le passionné de la course a déjà participé à des compétitions internationales telles The CARIFTA Games (Jeux des Iles / Jeux Centre américain) à quatre reprises. Georges est de plus en plus motivé et déterminé à marquer l’histoire à sa façon. Son plus proche projet est de représenter son pays aux Jeux Olympiques de 2012. Pour cela, l’athlète s’est vu obligé de laisser le territoire pour aller s’entrainer avec beaucoup plus de rigueur à l’étranger, les infrastructures adéquates étant inexistantes en Haïti et où les sports les plus valorisés sont le football et le basketball.

Georges ne laisse pas passer une seule chance d’atteindre son objectif d’être le coureur numéro 1 mondial. En fait, c’est sa mère « adorée » qui lui a trouvé, il y a huit ans, le club Triomphe Ecole d’Athlétisme, dont le Directeur Alexandre Dubois est son tout premier entraineur.  Depuis, l’aventure a commencé pour Georges, et chaque année qui passe ne fait que renforcer ses rêves et pousser de plus en plus loin ses objectifs.

Il s’est entrainé avec Alexandre Dubois pendant sept ans, soit de 12 à 19 ans. Avant tout, Alexandre le considérait comme un fils, et lui comme un père. Selon le coureur, la base, la joie et la patience pour la course viennent en grande partie de son coach. Ted Grandchamps et Marc René Salomon sont deux autres grands amis qui ont toujours été disponibles pour lui, et ils ont eu du plaisir à l’entrainer et l’aider à surpasser ses limites quand Alexandre Dubois n’avait pas de temps.

Son Deuxième coach s’appelle Henry Kupczyk. Georges l’a rencontré via le net et il a commencé à s’entrainer avec lui en septembre 2009. C’est lui qui l’entraine actuellement et, bien entendu, le prépare pour les Jeux Olympiques 2012 qui se tiendront à Londres. En effet, Georges se donne à fond à son sport favori et son passe-temps préféré, la course, afin non seulement de faire partie de cette sélection haïtienne de course, mais aussi porter haut, très haut le bicolore haïtien en remportant un trophée.

Il s’entraine très durement, soit six à sept fois par semaine. « Mon entraineur me suit comme un loup suit sa proie. Il calcule méticuleusement mes entrainements, les jours de repos ainsi que les périodes de compétitions pour arriver à notre but », a-t-il fait savoir.

Prendre part à de tels jeux est pour l’athlète un honneur. « Etre un athlète ayant participé aux Jeux Olympiques est un signe de persévérance. Il y a des gens qui s’entrainent  toute leur vie pour y arriver », a-t-il soutenu, ajoutant que la majorité des athlètes visent les jeux Olympiques pour l’honneur car avoir le titre d’olympien vaut toute la souffrance, la persévérance du sportif.

Toutefois, le rêve de Georges Philippe Bretous reste et demeure celui de battre des records mondiaux comme détrôner Jeremy Wariner ou Lashawn Merrit sur le 400m. « Celui qui sera nommé l’homme le plus rapide sur le 400m en 2011, je le détrônerai en 2012 », persiste t-il à croire.

La Fondation Maurice A Sixto souhaite le meilleur à Georges qui pourrait bien servir de modèle aux jeunes haïtiens. Pas étonnant que Georges soit si confiant, son athlète préféré est Michael Johnson, un coureur américain qui détient  toujours le record pour le 400m. Rien n’est impossible à celui qui croit.

 

Léopold Ciné

Fondation Maurice A Sixto

 

 

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Haïti-Domesticité-Sensibilisation : La FMAS fait d’une pierre deux coups à Kenscoff

Dans le cadre de sa campagne nationale de sensibilisation autour de la problématique de la domesticité infantile en Haïti, la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) s’est rendue le vendredi 10 septembre dernier à Kenscoff, où elle a rencontré environ deux cents jeunes. En plus de les sensibiliser sur ce fléau, la FMAS, par le biais de la PSI Haïti, a aussi mis ces jeunes en face de leurs responsabilités par rapport à leur comportement sexuel.

Si les activités de sensibilisation de la FMAS se suivent, ils ne se ressemblent pas. En effet, ce qui a fait l’originalité de celles tenues à Kenscoff est le fait que l’auditoire était composé essentiellement de jeunes âgés pour la grande majorité entre 12 à 25 ans. Une cinquantaine d’entre eux, qui sont en camp de formation de quatre jours à Kenscoff, viennent de la Paroisse Sainte Bernadette de Martissant.

Ainsi, la FMAS a stratégiquement changé le contenu et les points du programme de manière à capter l’attention du public et à présenter une conférence-débat conforme aux jeunes. Alors, le dessin animé de Ti Sentaniz, œuvre du conteur haïtien Maurice Sixto, qui peint une criante réalité du système « Restavèk » en Haïti, a été projeté en guise d’introduction. Certains ont rit du côté humoristique, mais d’autres furent surtout attristés de constater le martyr dont a été l’objet l’héroïne du conte.

« J’en peux plus, c’en est trop », a lancé à voix haute Francesca, une fillette de cinq ans, au beau milieu de la projection. Interrogée par la Coordonnatrice de la FMAS Gertrude C Séjour sur ce qu’elle a compris, la petite a tout simplement montré qu’elle a été profondément touchée. « Pourquoi on ne traite pas Ti Sentaniz comme Chantoutou (la fille de la famille d’accueil) ? », a-t-elle demandé plus loin. Ce qui a porté Mme Séjour à exhorter les autres plus grands que Francesca à se concentrer sur le fond de l’histoire.

Une fois terminés la projection de Ti Sentaniz, la conférence-débat débuta. Comme à l’accoutumée, la FMAS disposa d’une marche à suivre pour développer le thème du jour : la domesticité en Haïti. Mme Séjour a présenté les différentes causes du système « Restavèk » en Haïti qui sont, entre autres, la pauvreté, l’absence de structure, d’infrastructure et de superstructure et le manque d’éducation. Ensuite, l’éducatrice de la FMAS, Cherly Registe a enchainé avec l’accent sur les conventions internationales signées par Haïti ayant rapport au respect des droits des enfants.

Mme Séjour a repris la parole pour questionner les jeunes sur les conséquences d’un tel système. « Vous pouvez contribuer à votre façon à l’éradication de la domesticité en tant que jeunes en intervenant auprès de vos proches qui maltraitent les enfants», a-t-elle fait comprendre. \

Stéphanie Séjour (Tifane), Ambassadrice de Bonne Volonté du Planning Familial de la PSI Haïti, a intervenu au nom de cette institution pour sensibiliser les jeunes en ce qui a trait à leur comportement sexuel. La chanteuse croit que la lutte contre le fléau de la domesticité commence avec les jeunes qui doivent se surveiller en mettant plus de contrôle dans leur vie (Plis kontwòl : Planifye, itilize, sansibilize). Planifier sa vie en ce qui concerne les rapports sexuels et le pouvoir de procréation, utiliser des méthodes de planning telles les pilules, les piqures et les préservatifs, et enfin, Sensibiliser les autres à adopter un comportement sain (Abstinence, Fidélité).

Selon la chanteuse sociologue, le phénomène « Restavèk » est aussi étroitement lié à un ensemble de critères comme les grossesses précoces et la procréation non contrôlée, en particulier chez les jeunes. « En tant que jeunes, vous pouvez jouer un rôle déterminant dans la réduction, voire l’éradication du problème en adoptant un meilleur comportement sexuel », a-t-elle fait comprendre, précisant qu’elle vient d’avoir trente ans et qu’elle n’a pas encore d’enfant car elle planifie tout pour cela. « Pour enfanter, il faut l’âge approprié, les moyens nécessaires pour le nombre d’enfants désiré et le planning familial », a plus loin ajouté l’interprète de « Se kòmsi ».

Beaucoup de questions concernant la domesticité et le planning familial ont été posées à la fin de la conférence. Les jeunes, eux-mêmes, s’empressaient d’y répondre. Pour les encourager, Tifane a gratifié d’un petit cadeau tous ceux qui trouvaient les réponses correctes. Elle leur a également conseillé de composer le numéro 100 gratuitement à partir de n’importe quel téléphone s’ils ont des questions ou préoccupations sur le planning familial et le sida.

Il convient de noter que cette campagne de sensibilisation entre dans le cadre du projet « Kore dwa moun » (Appuyer les droits humains) de la PADF qui est financé par l’USAID. Le mouvement s’est étendu dans un premier temps dans les camps de fortune de Pétion-Ville et dans plusieurs écoles. La FMAS sensibilise également à travers les églises, peu importe leur dénomination. En fin de compte, la Fondation souhaite initier un tel mouvement au cœur de toute initiative visant la reconstruction d’une nouvelle Haïti.

 

Léopold Ciné

Fondation Maurice A Sixto.

 

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Haiti-Reconstruction : La FMAS poursuit son travail de sensibilisation sur la domesticité infantile, cette fois-ci à Petit-Goâve.

 

 

 

La Fondation Maurice A Sixto (FMAS) continue  son vaste mouvement de sensibilisation sur le système « Restavèk » en Haïti. Après avoir sensibilisé des centaines de gens à Port-au-Prince (Ouest), -où le travail est loin d’être terminé-, et à la Vallée de Jacmel (Sud-est), la Fondation s’est rendue  à Petit-Goâve, le dimanche 15 août dernier,  à l’occasion de la fête Patronale.  Elle a rencontré, entr’ autres, des personnes  logées dans deux camps de fortune de la ville, ainsi que des membres de leurs comités respectives. 

« Sensibiliser autour du phénomène « Restavèk »  n’est pas un jeu, et si vous êtes là avec nous, à cette conférence,  vous devez vous engager dans cette lutte qui sera longue et difficile, mais bénéfique pour Haïti à l’ère de sa reconstruction », a défendu l’officière de terrain de la Fondation Gerda L. Morin en guise d’introduction. Elle a ensuite procédé à une présentation sommaire de la FMAS et de la Pan American Development Foundation (PADF), ainsi que des mission, objectif et sphère d’activité de ces deux institutions.

Cet appel lancé par Mme Morin, dès le départ, a semblé atteindre les participants qui en ont témoigné en posant des questions sur un possible rassemblement des forces pour pallier au problème, ce qui a débouché sur des réflexions profondes sur la situation des enfants « Restavèk » avant et après le séisme. Une femme de Petit-Goâve a pris la parole en premier pour soutenir l’idée selon laquelle il n’existerait plus de Restavèk dans cette ville. Mais par la suite, presque tout le monde, majoritairement des femmes, s’est entendu sur le fait que le sort des enfants s’est aggravé en ce sens après le 12 janvier, d’où la nécessité de redoubler les efforts.

Pour mieux se pencher sur ce problème endémique en vue de l’éradiquer, la Coordonnatrice Générale de la FMAS, Gertrude C. Séjour, a jugé important d’identifier les différentes causes du système Restavèk. En premier lieu vient, bien entendu, la pauvreté : « les parents ne pouvant pas ou plus subvenir aux besoins les plus élémentaires de leurs progénitures, se disent obligés de les envoyer chez un membre de leur famille ou non afin d’aboutir à une soi-disant amélioration de vie », a argué Mme Séjour, conseillant alors aux Petit-Goâviens de garder leurs enfants si leur bien-être n’est pas assuré chez la famille d’accueil.


Ensuite, l’absence de structure, d’infrastructure et de superstructure pousse les paysans à s’orienter vers la Capitale (Port-au-Prince) où tout est concentré, -bien qu’elle laisse aussi à désirer-, de façon à pouvoir accéder, entr’ autres, à l’électricité, aux soins de santé, à l’école, bref, à un mieux être à tous les points de vue. Pourtant, dans la majeure partie des cas, ces pèlerins se heurtent plutôt à un iceberg.

En plus de l’incapacité économique et le désir de bien-être, le manque d’éducation joue un rôle tout aussi important dans la progression du phénomène de la domesticité en Haïti. « Les femmes ont pour devoir de contrôler leur pouvoir de procréer, ce qui est lié à ce qu’on appelle planning familial. L’éducation sexuelle des jeunes doit constituer une priorité au sein des familles et dans les écoles dans l’objectif de diminuer le taux de grossesse précoce. Et enfin, il faut  s’occuper du problème de violence sexuelle faite aux filles et aux femmes. Il y a quelques semaines, cinq cas de grossesse précoce ont été identifiés après une enquête menée à Petit-Goâve. Ces jeunes filles sont âgées entre 14 et 16 ans.    

Une vague d’interrogations a fait suite à l’exposé de Mme Séjour. Des femmes se sont même demandées si l’Etat haïtien ne dit jamais rien sur le sujet. Ainsi, l’éducatrice de la FMAS, Cherly Régiste, a alors fait état des conventions internationales signées par la République d’Haïti mais  qui ne sont pas appliquées dans la réalité, comme celle relative aux droits de l’enfant signée le 20 novembre 1989 par plus de 190 Etats dont Haïti qui l’a ratifiée 5 ans plus tard, soit en 1994. Mme Régiste a également présenté les lois haïtiennes liées au respect des droits humains qui sont elles aussi non-opérationnelles. « Les problèmes sont nombreux, mais on peut se constituer en faisceau et élever nos voix pour que les autorités puissent nous entendre et agir en la sorte », a ajouté plus loin l’éducatrice.

C’est ainsi que Françoise Zéphirin, une Petit-Goâvienne, s’est mise debout et a demandé la parole en pointant du doigt. L’air abattu, elle salue l’auditoire et enchaine en contredisant la femme qui a affirmé au début de la conférence que le problème de la domesticité était résolu en Haïti. « Moi, j’ai été restavèk pendant une bonne partie de ma vie. Je suis parmi ceux et celles qui l’ont été toute leur enfance », a-t-elle révélé. Elle poursuit pour dire que les travaux qu’elle a été contrainte d’exécuter quotidiennement étaient martyrisant alors qu’aller à l’école n’a jamais été dans son agenda. Battue et humiliée, elle dormait sur des chaises et n’avait pas le droit de regarder la télévision, ni  de se présenter à table comme tout le monde pour  manger aux bons plats qu’elle préparait et dont elle avait le secret. 

Aujourd’hui cette femme de 32 ans a cinq enfants et a juré de ne pas les envoyer en domesticité et ce, malgré les difficultés financières auxquelles elle fait face tous les jours. « Merci de m’avoir permis de dire ce que j’avais sur le cœur, au moins cela me soulage bien que je n’oublierai jamais cette dame qui m’a fait vivre le pire », a-t-elle conclu. Plusieurs autres témoignages d’hommes et de femmes victimes ou témoins de violence faite aux enfants ont occupé une partie importante de la conférence.

« Combien d’entre vous ont à la maison une « Ti Sentaniz » (Héroïne de la pièce du même nom du conteur Haïtien Maurice A Sixto relatant une mordante réalité de domestique qu’a connue l’auteur) ? », a interrogé le travailleur social de la FMAS Jean Jude Auguste. Après quelques secondes de silence, une femme a fini par avouer qu’elle en avait une chez elle. « Je ne la considère pas comme un « restavèk » mais comme quelqu’un qui m’aide à accomplir mes tâches à la maison comme mes enfants le font aussi. D’ailleurs je les envois tous à l’école », a-t-elle précisé.   

Des journalistes de divers médias (Le Nouvelliste, Haïti en marche, Tropic FM, Mélodie FM, …) ont non seulement interrogé les conférenciers quant au programme de sensibilisation, mais également les participants en ce qui concerne leur attente face au problème de domesticité. Ces derniers, à part leur souhait de continuité du mouvement de sensibilisation de ville en ville à travers le pays, ont proposé à la FMAS de mettre sur pieds une émission radiophonique où ils pourront trouver un espace pour s’exprimer. En guise de réponse, Mme Séjour a ajouté que le projet est déjà en cours, et que très bientôt ils pourront trouver cet espace sur une Radio privée de la Capitale.   

Le débat sur le système à Petit-Goâve a duré à lui seul près de deux heures, au lieu d’une heure  selon le programme, tant les interrogations ont été au rendez-vous puisque le phénomène ne cesse de s’empirer. En effet, selon des chiffres publiés par Amnesty International en 1998, on comptait 300 000 restavèk dans la Première République Noire du monde. Onze ans plus tard, cette estimation a atteint la barre de 400 000.

Il convient de noter que les activités en question se réalisent dans le cadre d’un mouvement national de sensibilisation sur la problématique de la domesticité infantile initié par la FMAS sous l’égide du grand projet « Kore dwa moun » de la PADF qui est financé par la USAID. Le mouvement s’est étendu dans un premier temps dans les camps de fortune de Pétion-Ville et dans plusieurs écoles. La FMAS sensibilise également à travers les églises, peu importe leur dénomination. Enfin de compte, la Fondation souhaite initier un tel mouvement au cœur de toute initiative visant la reconstruction d’une nouvelle Haïti. 

Léopold Ciné
Fondation Maurice A Sixto.

 

 

 

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Haïti-USA : Une jeune Haïtienne boucle son année scolaire grâce à un couple américain

 

 

 

Suite au séisme du 12 janvier en Haïti, l’aide internationale a fait la Une des journaux, mais des particuliers ont soutenu sans la presse. Tel est le cas du couple Jacqueline et Lowell Murray qui ont accueilli chez eux à Kentucky aux USA Gaëlle Séjour ou elle a pu boucler l’année scolaire. 

Gaëlle, une adolescente de 16 ans dont l’école a été complètement détruite, a pu trouver refuge à Kentucky ou elle a fréquenté avec le plein support de Jacqueline et Lowell Murray «Caldwell County High School» (Princeton, Kentucky) en obtenant des possibilités de fins d’études classiques. Dans cet Etat américain situé à la limite entre les États du Nord et les États du Sud, la présence d’Haïtiens est très peu remarquée, mais la famille Murray et leurs deux enfants ont aidé la nouvelle venue à s’adapter à la vie de Kentucky. 

«J’ai été accueillie très chaleureusement par les deux enfants de Jacqueline et Lowell Murray, Marion et Jonathan qui fréquentent le même établissement scolaire que moi. Ils m’ont en peu de temps considérée comme un membre de leur famille. Et depuis, je regarde Jacqueline et Lowell comme de vrais parents » a raconté l’adolescente, ajoutant qu’elle a été tout aussi bien reçue par les enseignants et les élèves de l’école.

Ce geste a pour le moins attiré l’attention de la presse qui l’a d’ailleurs interviewée. En effet, Gaëlle n’est pas passée inaperçue dans l’ouest de Kentucky. Elle était l’attraction de la communauté. La presse locale l’a rencontrée. Dans les rues, tout le monde l’a pointée du doigt. Deux semaines après son arrivée, la Mairesse de la ville de Princeton l’a même visitée. Elle a été « gâtée par beaucoup de gens ». « Ils se sont dit heureux de voir dans la ville une Haïtienne rescapée du séisme du 12 janvier »

Tout cela a rempli Gaëlle de joie et lui a du même coup donné un sentiment spontané d’engagement dans le social en Haïti. « A présent je ressens le besoin de consacrer un peu de temps aux moins chanceux pendant mes vacances d’ete. Elle s’engage dans les services communautaires en tant que stagiaire au sein de la Fondation Maurice A Sixto (FMAS). Elle participe à des activités psychosociales réalisées dans des camps de fortune, des centres d’accueil pour enfants ainsi que des écoles. 

Gaëlle a déjà pris part à des activités, entre autres, à Ganthier, à TIMKATEC, à l’Ecole Nationale de Guatemala. « Cela m’a fait énormément de plaisir de voir sourire les enfants après le séisme meurtrier. Je voudrais repartir avec cette image en vidéo mais j’étais emparée d’émotion » a soutenu la jeune Gaëlle.

Gaëlle Séjour continue à participer aux activités d’appui psychosocial aux enfants en situation difficile avant de retourner le mois prochain aux États-Unis afin de poursuivre ses études scolaires. Le collège Antillais qu’elle fréquentait avant le 12 janvier n’a jusqu'à présent pas pu reprendre même sous des tentes comme beaucoup d’autres.

Léopold Ciné
Fondation Maurice A. Sixto

 

 

 

 

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FMAS-PADF : Sensibilisation sur le respect des droits de l’enfant a la Vallée de Jacmel

 

 

 

 

 

 

 

La Fondation Maurice A Sixto FMAS) a effectué le 30 juillet dernier une tournée à la Vallée de Jacmel (Département) dans le cadre de son projet de promotion d’une Haïti sans Restavèk. Ce projet, financé par la PADF, a été bien accueilli par des centaines de Valléens et Valléennes. Des réflexions, des conférences-débats, des distributions de cadeau et une manifestation culturelle sont entre autres activités qui ont marqué cette journée. 

La FMAS a jugé stratégique de mener une telle activité un 30 juillet dans cette zone parce que cette date coïncide avec le centenaire de la Paroisse de la Vallée de Jacmel, une fête qui a réuni plusieurs centaines de personnes. Selon les habitants de la Vallée, une initiative de la sorte s’avère primordiale dans la société haïtienne d’aujourd’hui ou les enfants et les jeunes sont voués à eux-mêmes et dont les droits sont foulés aux pieds.

Quant a la Coordonnatrice générale de la FMAS, Gertrude C Séjour, le système Restavèk en Haïti constitue un crime, mais il n’est malheureusement pas perçu comme tel dans notre société, donc il est toléré. « Nous avons la mission de dresser et de présenter le tableau de cette pénible réalité avec les conséquences », a-t-elle souligné juste après une présentation de la Fondation, ses membres ainsi que ses partenaires. Selon les dernières statistiques, environs 500 000 enfants seraient en domesticité en Haïti. Un chiffre qui va en grandissant.

Mme Séjour en a profité pour faire comprendre aux habitants de la Vallée de Jacmel que le fait de remettre leurs enfants à des gens qui vivent à Port-au-Prince n’est pas la solution. « S’ils ne sont pas bien traités, vaut mieux les garder, sinon nous formons nos propres bourreaux », a-t-elle signalé, en mettant l’accent sur l’importance de dénoncer les maltraitances et abus des enfants.


L’aspect juridique de la problématique a été élaboré par l’éducatrice de la FMAS Cherly Régiste en faisant état des conventions internationales signées par la République d’Haïti mais qui ne sont pas appliquées dans la réalité, comme celle relative aux droits de l’enfant signée le 20 novembre 1989 par plus de 190 Etats dont Haïti qui l’a ratifiée 5 ans plus tard, soit en 1994. Mme Régiste a également présenté les lois haïtiennes liées au respect des droits humains qui sont elles aussi non-opérationnelles. 

« Sensibilisez vos proches en promulguant le message et en adoptant le bon comportement a l’égard de son environnement et d’autrui, particulièrement des enfants. Ce sera un bon début pour combattre le fléau de la domesticité juvénile qui ronge la société » a exhorté l’éducatrice qui a perdu son fils unique lors du séisme du 12 janvier. 

La chanteuse et sociologue Stéphanie Séjour (Tifane) a pour sa part intervenu au nom de la PSI Haïti, dont elle est l’ambassadrice du planning familial auprès des familles haïtiennes. Elle a mis l’accent sur l’importance d’une bonne planification socio-économique avant de décider de procréer. Selon l’artiste, l’éducation d’un enfant doit être faite par les deux parents et elle commence neuf mois avant sa naissance. « Le problème de la domesticité infantile est aussi lié au manque de contrôle du pouvoir de procréation », a-t-elle plus loin ajouté.   

Pour couronner le tout, l’artiste a interprété une chanson tirée de son album « Anprent » intitulée « Sekrè a », un morceau qui a fait les délices du public qui bougeait, chantait avec Tifane. « Je compte sur vous tous pour faire passer tous les messages transmis aujourd’hui, le pays a besoin de citoyens concernés et positifs », a-t-elle lancé a la fin de sa prestation.  

Notons que la FMAS a accordé une interview de plus d’une demi-heure lors d’une émission à la radio Fierté de la Vallée de Jacmel au cours de laquelle la philosophie de la fondation, ses réalisations, ses préoccupations et ses projets ont été présentés.

Ce programme de sensibilisation sur les droits des enfants devra se tenir dans plusieurs endroits de Port-au-Prince et dans des villes de province. Il rentre dans le cadre du projet « Kore dwa moun » mis sur pieds de la PADF. 

Léopold Ciné
Fondation Maurice A Sixto

 

 

 

 

 

 

 

 

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La FMAS à la célébration du Centenaire de la Paroisse de la Vallée de Jacmel

 

 

 

A l’occasion du Centenaire de la Paroisse de la Vallée de Jacmel (1910-2010), les responsables de cette communauté ont réalisé tout un ensemble d’activités, parmi lesquelles une foire, un spectacle culturel et une grande messe d’anniversaire. La Fondation Maurice A Sixto, présente sur les lieux pour une sensibilisation sur les droits des enfants, en a profité pour prendre part à cette grande manifestation.

La Vallée de Jacmel, commune située à 18 Kms de la ville de Jacmel (Chef-lieu du Sud-est) a célébré les 30 et 31 juillet dernier le Centenaire de leur Paroisse fondée par un Français le 23 juin 1910. A l’occasion, les habitants de la zone ont organisé la première édition d’une foire qui devait porter le nom de « Foire de la mandarine », mais le thème a été modifié suite au séisme du 12 janvier. Ce thème a été choisi parce que la commune est le premier producteur de mandarine à travers tout le pays.

La foire est en fin de compte convertie en Foire artisanale et elle a été réalisée avec les artistes et artisans de la Vallée. Les produits artisanaux et ceux des paysans de la zone ont en effet été mis en évidence, comme des travaux faits avec de la pite, des bois sculptées ainsi que de la broderie et de la vannerie.

Selon le Responsable des relations publiques du comité du centenaire de la Vallée de Jacmel, Jean-Baptiste Gilles, rares sont les activités organisées dans la commune portant l’empreinte de l’Etat, ce qui lui a valu le nom de « La Citée du coude à coude et de la fraternité ». « L’hôpital, le marché et le système d’eau potable ont été construits par les Valléens, trois exemples de solidarité parmi tant d’autres », a fait savoir M Gilles, précisant que l’Etat haïtien n’a que le tribunal et le Commissariat dans la zone.


Un « Mémorial Day » a été instauré cette année par les habitants de la Vallée de Jacmel. Ainsi, a partir de ce centenaire, les membres du comité de la zone vont inviter tous les originaires de la commune vivant dans d’autres endroits du pays et à l’étranger à venir célébrer avec la ville tous les ans.

Le comédien haïtien Jesifra était aussi de la partie cette année. Sa troupe de théâtre et lui ont offert le premier jour une prestation laissant tout le monde la bouche grande ouverte du début à la fin. Le jour suivant, l’artiste a déposé sa costume de comédien pour enfiler celle de footballeur pour plaire et rien que plaire au public de la vallée de Jacmel.   

La chanteuse et sociologue haïtienne Stéphanie Séjour (Tifane) a, à sa manière, marqué son passage à cette grande fête séculaire. Elle a accordé une interview à la Radio fierté de la Vallée avant de monter sur scène. L’interprète de « Se kòmsi » est d’ailleurs attendue dans un grand concert la prochaine fois, à en croire les propos de plusieurs habitants de la zone après l’avoir regardée performer.

Quant à la messe de centenaire, elle a duré un peu plus de trois heures et a accueilli des personnalités importantes tels des Sénateurs et des députés, des Directeurs généraux, des anciens candidats à la présidence, des Maires, des hommes et femmes d’affaires, des journalistes ainsi que des touristes locaux et étrangers.

La coordonnatrice de la Fondation Maurice A Sixto Gertrude C Séjour a salué « le courage et la détermination dont ont fait montre les Valléens en général et les membres du comité du Centenaire en particulier pour projeter une image positive du pays à travers des manifestations socioculturelles et éducatives. Mme Séjour s’est entretenue avec plusieurs grandes personnalités de la zone, dont le Maire de Jacmel Edo Zenny qui souhaite la réalisation d’une autre activité de sensibilisation dans la 3ème ville du pays.

Léopold Ciné
Fondation Maurice A Sixto

 

 

 

 

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12 janvier 2010 - Faire cadeau de la vie

Ce jour là, autour de 4h00 pm, nous commençons des échanges via skype, ma cheffe Mariecke et moi, elle, étant à Managua, au Nicaragua. A 4h30 arrive Matias, mon petit-fils, qui revient de l’école. Tous les après-midi il me rejoint à cette heure et nous allons ensemble chercher Guy – mon compagnon - pour rentrer à la maison. Je lui passe du papier et un stylo pour qu’il s’occupe. Il s’amuse de voir Mariecke sur l’écran de mon ordinateur et la salue de la main ; puis il s’assied devant l’autre bureau, en face de moi, pour dessiner. Le téléphone sonne ; Guy me rappelle que je suis en retard ; je lui dis que je termine bientôt mon entrevue. J’ai à peine déposé le téléphone que l’édifice se met à trembler. J’ai le temps de dire à Mariecke « terremoto » (tremblement de terre en espagnol) et je dis à Matias « sous la table, vite », ce que lui et moi faisons ensemble.

-    Matias, ca va ? tu es bien ?
-    Oui 
(J’ai compris après que j’avais perdu connaissance au moment du choc, tout de suite après être rentrée sous le bureau).
La terre tremble. Je m’inspecte. Je suis couchée sur le coté droit, mon bras droit maintenu au sol par une poutre de bois. Le bras gauche peut bouger un peu ; je touche l’avant bras droit ; il est tout effiloché, gluant ; au sol un liquide épais, gluant et chaud ; je m’enlève le casque skype, mes lunettes, mon collier. Autant éviter les complications. Je sens que je suis embarquée dans une situation pleine de dangers. 
La terre tremble.
-    Grand-mère, nous allons mourir ?
-    … Peut être ; mais je vais tout faire pour que ca n’arrive pas.
-    Je demande pardon à tous ceux à qui j’ai fait mal, par la pensée ou dans les faits.
-    Ca va aller. Nous allons nous en sortir.
Je vérifie avec lui que son corps à lui n’est ni blessé ni bloqué ; seul son bras gauche est attrapé sous mon bras droit cloué au sol. En plusieurs fois je lui demande – puis lui ordonne - de tirer fort pour dégager son bras. Si je dois mourir, au moins que lui en échappe ;  il essaye mais il a mal et y renonce.

J’entends des voix ; un collègue est attrapé et blessé, au rez-de-chaussée de l’édifice qui s’est effondré, continue de s’enfoncer, car la terre n’arrête pas de trembler. Je me mets à crier pour avertir les autres que je suis moi aussi sous les décombres. Ils  me demandent de patienter, de conserver mon énergie, en attendant qu’ils puissent venir à mon secours. Je ne sais pas combien de temps je pourrai attendre ; avec chaque secousse, augmente la pression sur mon thorax.
Après de longs efforts, Abdonnel est extrait des décombres par les collègues qui l’emmènent. Nous sommes seuls, Matias et moi. Plus aucune voix ne m’arrive. Je décide de crier, sans arrêt, pour le cas ou passeraient des gens …

-    Callate, abuela ! Vamos a dormir hasta que nos vienen a rescatar (tais-toi grand-mère ! dormons en attendant que l’on vienne nous sauver).

Mes cris doivent lui faire peur. Une grand-mère, ne crie pas. Elle rassure, elle cajole.
-    Dors, Matias. Moi, je dois crier pour avertir les passants de notre présence.
Je me remets à hurler. La terre tremble. Matias dort.
Je me repose aussi, pour ne pas perdre mon énergie. Entre deux séries de « amwey », je respire et je médite… faire le vide ….me concentrer sur le moment présent …. Et je réfléchis à la mort, à ma mort. Je me dis que je vais peut être bientôt devenir un symbole, un chiffre de statistique. C’est trop bête de mourir ainsi, sans savoir pourquoi, sans raison. A quoi ca aura servi d’avoir toujours cherché à donner un sens à ma vie ? Y aurait-il quelque chose après la mort ? Depuis plus de 40 ans j’y réfléchis. Mais je ne connais encore et toujours que ce corps dans lequel je souhaite continuer à habiter. Me laisser aller ? Lâcher prise ? Je préfère essayer de continuer à vivre; Je dois en tout cas sauver Matias. J’essaye de faire l’effort de soulever le poids qui me cloue au sol; j’ai très mal au côté gauche. Je n’y arriverai pas.

Des voix, dans la rue. Un groupe de personnes. Ils entendent mes cris. 
-    Il y a quelqu’un ?
-    Oui, un enfant et moi-même.
Ils me cherchent avec une lampe de poche dont je vois la lumière.
-    Nous vous voyons ; oui, nous vous voyons bien ; mais pas moyen de vous sortir de là. Allons-nous-en.
L’un d’eux refuse :
-    Non, messieurs. Il y a des personnes encore vivantes sous ce béton. Essayons au moins de leur faire cadeau de la vie !
-    Comment pouvons-nous arriver à vous ?
-    Prenez l’escalier.
-    Il n’existe plus.
-    Nous sommes non loin de la fenêtre qui donne sur la rue.
-    Mais comment allons-nous soulever cette dalle?
Ils se mettent à chercher la voie. La terre continue de trembler. Chaque fois, les hommes sautent dans la rue. Matias – qui s’est réveillé – et moi les supplions de ne pas nous abandonner. Ils promettent de rester avec nous. 
Je réfléchis moi-même à comment les aider à nous sortir de là. Soulever la dalle, ca prend de la force, un levier …
-    Dans ma voiture, devant la maison, il y a un « dyak » (un cric) hydraulique, rouge, capable de soulever 4 tonnes. Cassez les vitres.
Ils vont le chercher et le glisse sous la dalle. Le poids s’allège. Je peux bouger le bras droit et libérer Matias qui est rapidement retiré. Les sauveteurs bloquent le bout de béton soulevé avec des bouts de … aucune idée, et déplacent le cric pour soulever plus au fond, là où je suis moi. Pendant quelques secondes la pression augmente sur mon thorax. Je crie : Nonnnnnnnnn ! Mais rapidement ça recommence à monter. Et puis des mains me tâtent, retirent mon sac à main coincé entre ma tête et le bureau écrasé, me tirent par les aisselles, me soulèvent à plusieurs – je ne peux pas me mettre debout -  et me déposent sur l’asphalte de la rue. Matias est debout à mes côtés. Nous sommes sortis ! La chaleur du sol m’enveloppe agréablement. Le beau ciel qu’il fait ! Je me moque un peu de moi, toujours en admiration devant le ciel. Je demande à un jeune homme de m’envelopper le bras blessé, pour que Matias ne voit pas ; ce qu’il fait avec son maillot jaune. Prospery – un collègue -  est sur place. Il donne à Matias une bouteille d’eau et des figues et trouve une voiture pour m’emmener. Des mains me soulèvent avec précaution pour me déposer sur le siège arrière du véhicule qui me conduit à l’hôpital du Canapé Vert. Celui-ci est partiellement effondré et incapable de prendre soin des dizaines de blessés qui arrivent. Les hommes me trouvent un matelas et me portent à l’étage où un médecin me met un sérum. J’ai froid ; Prospery me trouve un rideau qui me réchauffe un peu. Il me dit qu’il s’en va me chercher un médecin. (Il n’en trouvera pas, cette nuit là). Et puis ils s’en vont tous. Je suis incapable de bouger et la terre n’arrête pas de trembler. Je demande à Matias de descendre dans la cour; il me semble que le bâtiment abîmé peut s’effondrer d’un moment à l’autre avec les répliques qui n’arrêtent pas. Il me promet de rester en face de la porte d’entrée pour me voir quand je sortirai, plus tard. 

Je suis seule, entourée de trois blessés qui s’éteignent l’un après l’autre. 
Je suis calme ; je lâche prise, consciente qu’à ce stade je ne peux que laisser passer le temps. Je me demande ce qui a pu arriver à Guy ; il est peut être gravement blessé, ou mort. Si je dois pouvoir faire quelque chose pour lui, d’abord savoir ce qui lui est arrivé à lui, je devrai réussir à « ramasser » mon corps. Je me dis que demain matin, après m’être reposé, si je trouve de l’aide pour me mettre debout, en m’appuyant sur Matias, je vais peut être pouvoir marcher jusqu'à la maison ; ou à son bureau qui est plus près. Sinon, peut être Matias pourra t-il lui-même aller voir. Il doit connaitre le chemin qu’il prend deux fois par jour. 

Plus tard arrive un homme qui décide de me transporter dans la cour. Avec trois autres, il me soulève et m’y installe. Riboul Matadore passe le reste de la nuit avec moi. Il me caresse longuement la tête, essuie mon visage couvert de sang, arrange mon rideau, surveille le serum, me réconforte.
-    Vous n’allez pas mourir Madame, je vous le promets. Je suis un ivrogne aimé de Dieu ; je suis bon quand je suis ivre et Dieu m’en récompense. Je vais rester avec vous ; je vous vois bien seule. 
Plusieurs fois il cherche un téléphone pour me permettre de communiquer avec ma famille ; mais les communications ne passent pas et les téléphones sont déchargés. Il se déplace une fois pour aller visiter d’autres blessés et se fait relayer par une amie. Au petit matin, il s’en va, me promettant de revenir auprès de moi avec de la soupe. 

Un peu plus tard arrive Yolette qui cherche des collègues disparus. Elle m’offre de prévenir mon mari et demande à Tamara de rester à mes cotés. Celle-ci m’informe du décès de la mère de Yolette, dans leur résidence. Elle m’offre son téléphone et, vers 6h00 du matin, la communication avec Guy passe. Quand je lui dis que je suis à l’hôpital, il me demande dans quelle chambre! Il est bien vivant et entier! Il vient me rejoindre. Arrivent aussi Prospery et sa belle-sœur médecin qui vient me donner les premiers soins. Mais Guy et ma sœur ont entrepris déjà de me transporter à l’ambassade dominicaine. Notre ami, l’ambassadeur Ruben Silie, nous a dit pouvoir me faire évacuer sur le territoire voisin en hélicoptère. Le trajet vers Pétion-Ville est difficile car la route est bloquée de partout.  Du siège arrière de la voiture où je suis je ne vois rien.  Mais je devine le drame et la désolation au calme pesant qui nous enveloppe. Nous retenons tous notre souffle, comme un mot d’ordre dont dépendraient nos vies.

Dans la cour de l’ambassade dominicaine, je suis reçue par des amis et amies encore sous le coup de l’émotion. Miguelina m’embrasse en sanglotant. Une femme médecin cubaine me nettoie la blessure de mon bras. La douleur est atroce. Elle me fait tordre littéralement le corps sur le matelas où je suis couchée. Je crie à gorge déployée. La femme médecin recommande que je sois évacuée le plus vite que possible. Des hommes m’installent dans l’hélicoptère qui m’emmène à Jimani. Les médecins de l’hôpital de cette ville qui me reçoivent m’examinent et me font quelques radios. Je leur demande de m’expédier à Santo Domingo où je sais pouvoir recevoir les soins dont j’ai besoin. Je me sais en mauvais état. Ils approuvent. Guy, Matias et moi, embarquons dans une ambulance. Santo Domingo est à 4h30 de route de Jimani.

Entre temps, mes enfants qui vivent à Santo Domingo et savent que j’ai été enlevée de sous les décombres et suis en route pour la capitale, me cherchent un hélicoptère pour me faire arriver vite à l’hôpital. Des dizaines d’amis, là-bas, se mobilisent fiévreusement pour le trouver. L’hélicoptère nous récupère à Barahona, après 1h30 d’ambulance. Nous atterrissons dans la cour de l’hôpital de la Plaza de la Salud autour de 7h00 pm. Une ambulance m’attend et me transporte aux services d’urgence. Là, je suis prise en charge par une équipe de professionnels qui me font faire les tests et examens de rigueur. Rassurée, je voudrais dormir; j’ai l’impression d’être arrivée au bout de mes malheurs, me remettant à eux pour la suite. Les médecins m’expliquent que je dois être opérée le soir même. Mon thorax est abîmé (clavicule gauche et quatre côtes cassées qui ont perforé le poumon) et mon avant bras droit « épluché » (la peau et les veines sont en lambeau); j’ai perdu beaucoup de sang.  Je lâche prise. Je peux en tout cas me reposer et m’abandonner. Je suis sauvée. Matias est sain et sauf. Guy est vivant et entier.

Des dizaines de personnes, en une longue chaine de solidarité inconditionnelle, des deux côté de la frontière, m’ont fait cadeau de la vie. 







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FMAS-PADF : Promotion des Droits et Devoirs de l’enfant à l’Ecole Nationale de Guatemala

FMAS-PADF : Promotion des Droits et Devoirs de l’enfant à l’Ecole Nationale de Guatemala


Une centaine de jeunes filles du Collège Guatemala sis à Pétion-Ville ont pris part, le vendredi 16 juillet, à la clôture de trois jours de formation sur les droits et devoirs de l’enfant dans la société. La promotion du civisme n’y était pas non plus en reste.

« Un enfant qui connaît ses droits et devoirs saura mieux se comporter au sein de la société et du même coup sera plus apte à les défendre », a plaidé l’éducatrice de profession Cherly Registe, initiatrice et principale formatrice à ce projet.

Apres le séisme du 12 janvier, le respect des droits des enfants a essuyé de sérieux revers, Trafic d’enfants, Traite d’enfants ont été aggravé après la catastrophe. Compte tenu de la situation de précarité des familles vivant dans les abris provisoires. Et conscient qu’ils peuvent servir de cible et de proie facile aux réseaux de trafiqueurs d’enfants, la responsable de la section Education de la Fondation Maurice A Sixto, a jugé opportun de mettre sur pied une telle formation pour promouvoir les Droits des Enfants. L’initiative est supportée par le Projet Kore Dwa Moun de la PADF et l’USAID.

Droits et Devoirs vont de pairs clame la formatrice Cherly Registe «Si les enfants doivent être bien imbus de leurs droits, ils doivent aussi se mettre en tête qu’ils ont également des devoirs envers leurs parents, eux-mêmes et leur pays tout entier», a-t-elle précisé.


Au cours des deux premiers jours de formation, les enfants, accompagnés aussi d’une stagiaire Gaëlle Séjour et du travailleur social Jean Jude Augustin, ont eu à réaliser des travaux en groupe sur ce qu’ils ont appris. Lors de la clôture, ils ont été évalués sur des questions liées aux droits et devoirs des enfants. Le dessin libre, le chant, la danse, les contes ont été également au programme.

La journée s’est terminée avec une collation suivie d’une distribution de maillot frappée de l’effigie Ti Sentaniz héroïne du dessin animé du même nom et figure emblématique de la campagne de sensibilisation : Yon Ayiti san Restavèk.

« Merci madame », ont lancé à l’unisson les filles de l’école primaire Guatemala à la fin de la formation. Certaines d’entre elles ont même souhaité un renouvellement d’une telle initiative.

Une telle activité a déjà lieu à TIMKATEC (Timoun kap teke chans) toujours à Pétion-Ville, ensuite ce fut le tour de l’Ecole Nationale de Guatemala, et le prochain espace visé est le quartier de Nerette.

Léopold Ciné
Fondation Maurice A. Sixto

 

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Une semaine d’activités psycho-sociales pour les enfants de TIMKATEC

La Fondation Maurice Sixto a organisé, du 5 au 9 juillet 2010, une semaine d’activités d’appui psycho-sociales en faveur des enfants en situation difficile à l’école TIMKATEC de Pétion ville.

Pendant une semaine, l’établissement scolaire, TIMKATEC (ti moun k’ap teke chans, de l’équivalent français, les enfants en quête de leur chance), une école à Pétion ville qui reçoit des petites filles démunies et des jeunes gens sans abris dans laquelle, en plus de cours de premières années,  les cours de cuisine, pâtisserie sont enseignés.

 

Sur place, l’animatrice à la Fondation Maurice Sixto, cherly Aimé Registe, tient bien le coup. Elle a assuré l’animation tout en abordant les notions de droits et devoirs des enfants, civismes. Les filles de Timkatec ont savouré un morceau de la chanteuse Stéphanie Séjour dit Tifane venue à leur cause. Autre que la musique et les notions de droits et devoirs inculqués, le théâtre était bien au rendez-vous avec la présence d’Elsa Poisot, une comédienne française évoluant en Belgique,  de Néhémie Pierre et de Louisna Laurent, deux comédiens haïtiens.

La participation des enfants a été vite remarquée. Elsa Poisot professeure de théâtre qui déjà, est dans le pays afin de monter une pièce sur les enfants en domesticité, a commencé à explorer.  Plus d’une dizaine d’enfants ont été choisi et l’idée était de démontrer ce dont ils sont capables de faire. Dans le décor, chacun avait un petit rôle à jouer. Et ce, cela a suscité l’admiration de tout un chacun, professeures et élèves.

« C’est trèsamusant! C’est pour la première fois qu’une telle activité se produit dans notre école. Je crois que cela va beaucoup aider les enfants après ces moments difficiles » a déclaré la Sr Gysèle Mérestant, responsable de la section des cours.Pour sa part, Altagrace  Métayer, responsable de couture, s’est dit très satisfaite de cette série d’activité qui apporte, selon elle, un plus pour les filles. « C’est quelques choses que  nos filles ont grand besoin. En fait, j’espère qu’on revienne de temps en temps à l’école pour continuer à une telle activité » a t-elle conclu.

Réunissant les élèves des deux vacations de l’école Timkatec, plus d’une centaine de jeunes filles ont pris part à cette ambiance.  Cette serie d’activité entreprise par la Fondation Maurice Sixto, s’ajoute à la longue liste des appuis psycho-sociaux, depuis le séisme du 12 janvier dernier.

Witzer Cineus 
Fondation Maurice A. Sixto

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L’Attaché de presse de la Fondation Maurice A Sixto en formation au Canada

Haïti : L’Attaché de presse de la Fondation Maurice A Sixto en formation au Canada

Notre Attaché de presse, Léopold Ciné, est au Canada depuis le 22 juin dernier dans le cadre d’une formation offerte par le Centre d’Études et de Recherches Internationales de l’Université de Montréal (CERIUM). Les études portent sur les Opérations de maintien de la paix (OMP) dans le monde.


« Comment réaliser la paix? », telle est l’interrogation se trouvant au cœur de cette formation d’une semaine (28 juin - 3 juillet) au cours de laquelle des experts et des praticiens jettent un regard critique sur le phénomène grandissant des Opérations de maintien de la paix dans le monde, incluant des opérations d’imposition de la paix, les débats concernant leur efficacité, et les réformes en cours.

Ce cours offre aux participants les concepts et les outils de réflexion nécessaires pour comprendre et évaluer les opérations de paix contemporaines, étudier les transformations et les acteurs qui y participent et analyser les grands débats sur les réformes en cours.

Léopold Ciné est le seul Haïtien à prendre part cette année à cette formation d’été annuelle du CERIUM qui accueille des membres d’ONG et de la fonction publique, des diplomates, des journalistes, des étudiants et des cadres d’entreprises venant de partout dans le monde. « Je suis heureux de participer à cette formation grâce à laquelle je pourrai actualiser mes connaissances dans la matière et les mettre à profit pour ma communauté et carrière professionnelle », s’est réjoui le journaliste photographe.

Parmi les intervenants aux diverses conférences comptent Marie-Joëlle Zahar (Professeure à l’Université de Montréal et Directrice scientifique au Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix); Jocelyn Coulon (Auteur, Guide du maintien de la paix et Directeur au Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix); Ugo Solinas (Responsable du desk Haïti au Département des OMP à l’ONU); Louise Otis (Consultante au Réseau francophone des opérations de paix); Gérald Robin Gagnon (Ex-commandant de la MITNUH sous le gouvernement de René Préval).

Notons que Léopold Ciné a étudié la Communication sociale à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) de l’Université d’État d’Haïti (UEH). Il est aussi diplômé en Diplomatie et Relations Internationales de l’Académie Nationale Diplomatique et Consulaire (ANDC). Notre Attaché de presse est aussi un chanteur et vient de sortir son tout premier vidéoclip intitulé « Ayiti konbit », un texte qu’il a lui-même écrit. Cette chanson, qu’il interprète en compagnie de Nathalie Jean, lance un appel au rassemblement des forces au niveau de toutes les couches sociales pour reconstruire une Haïti meilleure.


Fondation Maurice A Sixto  



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PADF-USAID-FMAS: Marco, un petit génie decouvert dans l’un des camps de Nerette

 

 

 

PADF-USAID-FMAS: Marco, un petit génie decouvert dans l’un des camps de Nerette

Il n’a que 12 ans et il manipule déjà aisemment des pieces électroniques pour fabriquer ses propres appareils. Marco, un habitant de la commune de Nerette (Pétion-Ville), a été découvert par la Pan American Development Foundation (PADF) et la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) lors d’une activité psychosiciale financée par la USAID.

Ces trois institutions organisent depuis le mois d’avril dernier des journées de reflexion et de récréation ainsi que des activités psychosociales dans les camps de fortune de la commune de Pétion-Ville. Une initiative qui rentre dans le cadre du projet « Kore dwa moun » de la PADF.

La grande découverte en mai dernier à Nerette fut Marco (Jean-Marc Moïse), un jeune qui fabrique des engins electroniques à partir de pièces trouvées ça et là. Malgré le décès de son père survenu le 12 janvier, le petit génie n’arrête pas d’épater les habitants de son quartier avec sa créativité et son imagination.

Depuis son plus jeune âge, Marco avait l’habitude de collecter de vielles batteries de téléphone, des fils et d’autres instruments électroniques en vue de fabriquer des engins tels des mini-avions et des mini-voitures qui bougent presque normalement. « Je sais comment faire pour permettre à un avion de voler, mais j’ai des manques en espace et en marteriels », a-t-il expliqué. Il a mis sur pieds une sorte d’Inverter pour alimenter les appareils.

La motivation de Marco à réaliser de tels travaux vient du fait qu’il n’ait jamais eu la chance d’avoir des jouets électroniques pou son anniversaire et à Noel. « Je disais à mes amis que je vais fabriquer mes propres jouets qui bougent, ils ne voulaient pas me croire », a –t-il dit. Aujourd’hui, Marco est le chouchou des enfants de son quartier, puisqu’il leur fait souvent des démonstrations.

La Fondation fait de son mieux pour aider le petit Marco, par exemple en mettant à sa disposition un travailleur social en vue de l’aider à rendre plus léger les carcasses de ses inventions et d’utiliser une façon plus finie les matériels récyclés. Toutefois, la coordonnatrice de la FMAS, Gertrude Séjour, a estimé qu’un tel génie a besoin d’être pris en charge plus sérieusement.


Léopold Ciné
Fondation Maurice A Sixto

 

 

 

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USAID-PADF-FMAS : Célébration de la journée nationale des droits de l’enfant à Ganthier

USAID-PADF-FMAS : Célébration de la journée nationale des droits de l’enfant à Ganthier

Sous les auspices de la Fondation Maurice A Sixto (FMAS), la Pan American Development Foundation (PADF) et la USAID, des enfants de Timkatec ainsi que des camps de fortune de Nerette, Guatemala et Juvénat ont pris part le dimanche 13 juin à une journée de réflexion et de récréation sur les Droits de l’Enfant au Centre d’Appui au Développement (CAD) à Ganthier.

Le rassemblement a lieu en face de la FMAS sise à la Rue Gabart à Pétion-Ville où deux grands bus attendaient  les 120 enfants et cinq représentants de chaque camp et de Timkatec.  Suite à une distribution de maillots, les bénéficiaires de cette célébration, ont eu droit à un petit déjeuner avant de se déplacer aux environs de 8h30 AM en direction du CAD, un centre d’accueil pour enfants qui s’étale sur quatre carreaux de terre à Ganthier.

La fête a débuté dès l’embarquement. Des enfants de quatre endroits différents ont commencé à lier connaissance. « C’est ta première participation à une telle activité ? », a demandé une jeune de Juvénat à une originaire de Nerette. « Oh que non, j’ai déjà eu une activité semblable chez moi, au camp de Juvénat, avec les mêmes organisateurs », répond t-elle. « Moi aussi, sauf que c’est la première fois que je rencontre d’autres enfants », a rétorqué l’interlocutrice. Elles ont continué à discuter de leur campement respectif tout le long du trajet. Ce qui a sans doute marqué le début d’une longue amitié.

En effet, dès le départ, c’est ce qui a le plus frappé l’attention des accompagnateurs, l’aisance de chaque enfant à approcher l’autre venant d’ailleurs. « Ils se côtoient, s’amusent et échangent comme s’ils se connaissaient depuis longtemps », s’est réjouit Sherley Aimé Régitre, une éducatrice de formation au sein de la FMAS.  

Les enfants, une fois arrivés au CAD ou ils ont retrouvé 280 enfants de ce centre, n’ont pas tardé à se fondre dans une ambiance de détente socioculturelle dont l’animation a été assurée par le Dj Constant. Toute suite après les propos de bienvenue de la Présidente du CAD, Marline Verdier Mondésir, une jeune du camp d’hébergement de Nerette a fait la prière d’ouverture qui a été suivie d’une minute de recueillement en mémoire des enfants haïtiens disparus le 12 janvier.  Tifane a toute suite enchainé avec l’hymne nationale et a plus loin exhorté les « futurs cadres d’Haïti » à chérir leur Patrie. « Il s’agit d’un devoir citoyen », a-t-elle ajouté.    

Les enfants du CAD n’ont pas manqué l’occasion de souhaiter, eux aussi, la bienvenue chez eux aux invités de Pétion-Ville par un chant. Ainsi a commencé une journée de réflexion et de récréation riche en émotion et en échange divisée en trois parties. La première tranche a été destinée aux différentes représentations sur scène des enfants de Timkatec, Nerette, Guatemala, Juvénat et CAD. Qu’il s’agit de chants, danses, poésies ou théâtre, ces enfants, remplis d’énergie et de potentialités artistiques avec une grande capacité d’adaptation et de créativité, ont fait montre de grands talents. 

Au cours de la deuxième tranche, l’accent a été surtout mis sur la socialisation des enfants avec la prise de parole de différents responsables de la FMAS quant à la perception des enfants de leurs propres droits et devoirs.  Jean Jude Auguste, travailleur social à la Fondation a insisté sur certains dictons haïtiens qui ne font que minimiser la valeur d’un enfant, affaiblissant ainsi son estime de soi, par exemple « a la bèt sòt se timoun ». « Nous devons désormais dire Timoun se moun », a-t-il fait comprendre. Cette deuxième tranche de la programmation s’est terminée par le lunch des enfants offert par cadre.

La dernière partie, et non la moindre, a été consacrée aux jeux divers et à des mini-concours : qui danse mieux, qui défile mieux, questions-réponses, etc. En guise de récompense, des cadeaux ont été remis aux gagnants comme des livres, des vêtements des matériels scolaires et autres. « J’aimerais vivre un jour comme celui-ci toutes les semaines », s’est réjoui un jeune du camp de fortune de Guatemala, précisant qu’il ne s’est pas autant amusé depuis un bon bout de temps. La manifestation est clôturée par une animation de Stéphanie Séjour (Tifane)

La Présidente du CAD, Marline Verdier Mondésir, a remercié la FMAS d’avoir rendu « exceptionnelle » cette journée très appréciée par les enfants du Centre. « Je tiens à remercier également Plan Haïti pour son support, ainsi que la PADF et la USAID », a-t-elle témoigné, ajoutant que 170 enfants de rues et en domesticité du CAD ont déjà été réinsérés dans leurs familles respectives et sont jusqu'à présent chez eux.

Notons que cette activité rentre dans le cadre du projet « Kore dwa moun » de la PADF. La journée nationale de l’enfant a été célébrée cette année autour du thème : « Ann sipòte fanmi yo pou dwa timoun ka respekte » (Supportons les familles en vue du respect des droits de l’enfant).

Léopold Ciné
Fondation Maurice A Sixto
 



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FMAS: Rapport sur l'art et l'artisanat

Rapport de la recherche-diagnostic sur la production de l’art et de l’artisanat dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Introduction

Pour une brève définition de l’Art

Généralement, l’art signifie tout procédé de fabrication obéissant à des règles et aboutissant à la production d’objets utiles ou beaux, matériels ou intellectuels. Ceci dit, l’art dans sa définition générale englobe donc, tous travaux qui ont trait ou qui ont rapport à l’esthétique, à l’architecture, à la musique, à la poésie, à la peinture, à la sculpture, à la céramique et autres. Dans un sens plus restreint, l’art signifie tout travail matériel ou physique réalisé selon un style et une méthode bien spécifiques avec des matériaux qui présentent trois niveaux de provenance ; la création, l’imagination et les techniques personnelles et originelles des fois interviennent dans la démarche, aussi bien dans la conception du travail que dans le choix, la composition des matériaux. 

La musique, la peinture, le théâtre, la danse, le sport et autres expressions de la culture, sont considèrées comme des activités artistiques si l’on tient compte de cette définition. L’art représente ici une activité technique ou manuelle qui tient compte de l’effort personnel de l’artiste pour y imprégner ses empreintes personnelles dans ses différentes productions.

Dans le cadre de cette recherche-diagnostic ce qui nous intéresse avant tout c’est l’art plastique dont les différentes formes d’expression s’articulent autour de la peinture, de la sculpture, de la céramique et autres éléments de représentation de cette forme d’art. Ceci va nous permettre, de mieux circonscrire le cadre de notre recherche-diagnostic sur la production de l’art et de l’artisanat en Haïti.  

L’artisanat pour sa part est l’une des activités humaines qui tient compte des nécessites de tous ordres, pour produire des objets utiles à la vie. Il est aussi une activité manuelle qui peut en terme de production et de reproduction, s’assimiler à mille exemplaires à l’aide des prototypes, d’objets décoratifs et utiles. Il ne nécessite pas un très grand niveau d’efforts à déployer par l’artisan pour rendre original ses œuvres, les seuls efforts consentis ont lieus pour rendre plus vibrants, plus fins et plus lumineux les produits réalisés.  

L’artisanat et l’art sont très proches, la différence observée se situe au niveau du fait que  l’artiste prend tout son temps à chercher l’innovation et l’originalité dans ses réalisations et que l’artisan cherche à produire et reproduire ses œuvres de façon intensive. La production artistique dépend du désir de l’artiste et celle de l’artisan dépend de la fonction matérielle immédiate qu’exige la production. En terme de savoir-faire, de comportements productifs, dans leur geste et même dans leurs résultats, on peut avancer que la différence se retrouve dans l'intention et dans la finalité du geste. 

Il existe autant de préjugés qui mettent l’art au-dessus de l’artisanat et qui des fois, dévalorisent l’artisanat au profit de l’art. Voulant voir l'artiste, la tête dans les étoiles et l'artisan, les pieds sur terre or, nous constatons que dans la réalité de notre société cette distinction entre artiste et artisan n'existe pas de façon aussi marquée et que la nécessité peut aussi imprégner l’œuvre de l'artiste quand il s'agit de vivre de son art. La distinction ente art et artisanat n’est donc pas très étanche, nombre de productions et leurs auteurs pourraient sans peine être classés dans les deux catégories.

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l'anniversaire de Sixto

Ce 23 mai 2010 marque le 91ème anniversaire de l’éminent professeur de littérature, humoriste et conteur haïtien Maurice Alfredo Sixto. Pour ceux qui ne l’ont connu que par ces œuvres, ils se rappellent bien encore de « Sentaniz », » Gwo moso »,  « Bos chaleran », « lea kokoye »…ect. Oui, Maurice sixto ‘’lodyanseur’’ par excellence pour s’appuyer sur le terme `` lodyans’‘ proposé par Justin Lherisson; raconte bien ! Ses récits, sans effets spéciaux, ni bruitages se tiennent d’eux même par la description du décor, du contexte et de tous les personnages que Sixto interprète lui-même, étant lui aussi  « maurice » ou « moy », un des leurs.

Les lodyans de Sixto nous détendent ou nous font rire à gorges déployées. Dans ses œuvres, l’on sent bien que rien n’est pris au hasard et que tout concours à donner forme et vie au récit. Sixto ne raconte pas à partir de rien, il écoute, voit, questionne, et rend compte. Un récit de Sixto, c’est l’analyse de toute une société au prisme du verbe et de son humour légendaire servi à la sauce culturelle haïtienne en français ou en créole.

Par le talent et l’intelligence que l’on lui reconnait depuis tout jeune, le fils d’Alfredo Sixto et d’Alice De Vastey, dans sa série « choses vus et gens entendus » nous parlent des autres, mais c’est pour s’adresser aussi à nous. En effet, nous contant l’histoire de  « Ti Sentaniz », Sixto parle de la situation de plus de 300 000 mille enfants de chez nous…et de modes de vies de nos familles et nos ménages. Ce professeur trop occupé aux choses savantes de son gros livre qui l’empêche de voir la réalité des méfaits du système restavek… c’est peut-être vous ! Ce n’est pas abusé non plus d’avancer que Maurice Sixto à créer un tableau des plus édifiant de la situation de la femme haïtienne (un outil conséquent aux mains de qui est sensible à la question). En effet dans ses œuvres, Maurice dépeint toutes (ou presque toutes) les catégories de femmes de chez nous par rapport à leur situation dans notre société. En exemples ; la vertueuse et responsable léa Kokoyé dont la famille croupi dans la misère ; L’élégante Mirna de classe moyenne, la bien forgée Manzè Sandrine venue prêter main forte à sa commère pour la débarrasser du fameux  « Maitre zabèl bok », Sentaniz l’exploitée, madame Jules, la précieuse «  LiLi » d’origines  bourgeoises …., la femme dans le commerce avec la marchande de médailleset d’images saintes…etc.

Maurice dépeint aussi les politiques (…) et nos fastes (J’ai vengé la race…), le vaudou dans la vie des haïtiens. Il trace le clivage économique et le choc culturel entre haïtien d’ici et de l’extérieur (mais haïtien quand même), ce qui passe bien par la randonnée de « Depestre » musicien fan de la musique du Général Oxide Gentil, face à une population qui manque de tout…d’instruction et de pain ! Et « ti agwonom nan » face au paysan haïtien (très édifiants pour nos comportements aujourd’hui face à l’aide extérieure). Nous tous, nous passons à travers les histoires que nous raconte maurice Sixto. Ecoutez ou réécoutez les bien, bas les masques et vous vous entendrez prendre position, vous vous verrez, et comprendrez votre situation.

 

L’œuvre de Sixto couvre le passé et nous renvoie malheureusement encore à notre présent. Maurice Sixto avait déjà tiré la sonnette d’alarme de son temps pour dire aux responsables qu’il y avait des choses qui n’allaient pas, pour nous dire aussi que nous sommes victimes certes mais tout aussi coupables et responsables de la situation de notre société.

26 ans après le départ de Maurice, il est triste de constater combien les situations décrites dans ses audiences sont d’actualités. En quoi avons-nous avancé sur le plan humain et social !? En quoi avons-nous avancé dans les rapports avec nos frères et sœurs sur ce coin de terre !?

Maurice Sixto certainement n’a pas su seulement voulu nous faire rire, mais c’était aussi un engagé pour la cause des femmes, des enfants, des plus faibles, pour l’éducation entre autres ; et il a voulu nous faire prendre conscience de notre situation. Aujourd’hui, s’il nous regarde et nous entends (chose vues et entendues !) d’où il est, il aurait produit encore de plus belles pièces tant nous sommes pitoyables dans le fonctionnement de notre société. Le douze janvier en plus d’avoir fait tant de victimes parmi nous, amené son cortège de dégâts matériels et émotionnels ; nous rappelle les grandes failles et fissures qui minent depuis trop longtemps notre société. Pourtant nous nous sommes refusés de les voir et de les adressés depuis tant d’années… ! Maurice a tenté de nous secouer lui aussi depuis si longtemps, mais en douce, avec les mots, avec le rire, avec ses audiences. Si au moins nous y avions travaillés, nous aurions pu espérer un mieux être.

Nous nous étonnons qu’il n’y ait quant à présent sur la place d’armes de Gonaïves, ville où naquit Maurice A. Sixto le 23 mai 1919, une statue du Conteur nous regardant d’en haut sous ses lunettes d’époque, pour nous rappeler que nous sommes observés. Maurice, en plus du caractère exemplaire et singulier de son œuvre, a le mérite d’avoir vu la catastrophe venir de loin et il a voulu attirer notre attention et nous exhorter à faire le nécessaire. Aujourd’hui la situation est critique ; et nous commençons à penser que les paroles de Sixto sont prémonitoires... N’es ce pas lui qui eu à dire : « Il faut vivre pour tout voir et vivre longtemps pour voir le contraire de tout » ». Regardez en vous, chez vous, et autour de vous … Maurice n’a-t-il pas vu juste !?

Pour Maurice, pour nous même et nos enfants, que faisons de ce pays pour le rendre un lieu vivable.

 

Albert Moleon

23 mai 2010

 

 

 

 

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Hommage de Maitre Gérard Coradin à Maurice A. Sixto

 

 

 


Hommage de Maitre Gérard Coradin à Maurice A. Sixto
Le personnage légendaire dont nous soulignons aujourd’hui la mémoire fut pour moi, non seulement un frère, mais aussi et surtout un ami.

Nous nous connaissions vaguement à Port-au-Prince, comme il sied à des gens de même milieu, mais n’entretenant nuls rapports particuliers.

Notre prmière rencontre a été à bord de l’avion qui nous emmenait au Congo, actuellement R.D. du Congo.  A notre escale à Dakar (Sénégal).  Sixto descend de l’avion et se met à genoux pour baiser la terre africaine.  Et en se revelant, il a eu à dire ceci : « Nous avons laissé l’Afrique dans la cale d’un négrier et nous sommes aujourd’hui retournés en Jet ».

C’est en Afrique que nos contacts professionnels nous ont rapprochés :nous avons œuvré l’un et l’autre dans le domaine de l’Education.  A l’époque, début des années 60 à l’appel pressant de l’UNESCO, l’exode des « cerveaux » haitiens nous avait conduit comme tant d’autres compatriotes, vers le continent noir ou les pays francophones colonisés depuis la nuit des temps accédaient, enfin, à l’indépendance et à l’instruction.

Je veux à ce sujet ouvrir une parenthèse et indiquer modestement que l’expression  « cerveaux » est employé tout simplement afin de faire écho à une formule consacrée.

La bas, donc, dans ce Congo lointain, notre belle amitié s’est progressivement cimentée faisant de l’un le confident de lautre ; de celui-ci le conseiller de celui-là, nous sommes ainsi devenus des inséparables, se réconfortant l’un et l’autre aux moments de spleen et de nostalgie inévitables.

Mais qui est-il ce Maurice Alfredo Sixto dont tout le monde parle aujourd’hui ?

Forçant sa cage Gonaïvienne jugée trop étroite, Maurice s’installe bien vite à Port-au-Prince où son sens de la convivialité et sa vive interlligence lui permettent d’évoluer dans les divers compartiments de la societé haitienne.  Maurice fut, tour à tour chauffeur-guide, journaliste et éducateur.  Fin observateur, Maurice a braqué lucidement sa lorgnette sur tout ce qui lui fera pénétrer l’âme haitienne.  En épousant en première noces Man Toutoune je ne connais pas son nom de famille ; mais je sais que c’était une mambo il a longtemps vécu dans ce milieu social au point de prendre l’asson.  Il s’est débarassé de ces pratiques supertitueuses qu’arrivé en Afrique en jetant dans le fleuve Congo et l’image qu’il adorait et la lampe « éternelle ».  C’est ainsi, donc, qu’esprit ouvert et affranchi, Maurice a pu nous laisser un éventail sonore de témoignages enrichissants qui l’a catapulté incontestablement au sommet du genre humoristique et satirique haitien. J’ouvre ici une parenthèse pour dire que Maurice, doit sa fortune, employée dans le sens le plus large du mot-à mon frère Raymond qui lui a le premier suggéré de mettre ses histoires sur disques.  Malheureusement, mon frère a eu un accident mortel et Maurice a su exploiter seul cette idée.

Rien de nous n’a échappé à sa perspicacité, absolument rien.  Le regard pénétrant qu’il a promené autour de nous, du salon le plus huppé à la cheumière de l’arrière pays, a decelé dans leurs moindres détails : nos travers, nos hypocrisies, nos vices cachés ou déclarés, nos convoitises inavouables, nos préjugés dépassés et les bêtises des gens.

Maurice s’est révelé, par son style unique, un grand artiste, un conteur incomparable aux intonations multiples, selon qu’il s’agira d’imiter un homme, une femme, un enfant ou une personnalité politique.

Il avait le don de provoquer le rire bruyant, de susciter le sourire amusé ! Mais, il se dégageait toujours de ses histoires matière à réflexion.

J’ai admiré par-dessus tout en lui : sa sagesse, son humanisme, son mépris des signes exterieurs factices.  Nous sommes restés en contact quotidien pendant près de neuf ans ; car, il dinait chez moi tous les soirs.  Au début, tout  le monde voulait avoir Sixto à diner.  Etant son sponsor, on devait passer par moi.  On se l’arrachait.  Beaucoup de gens venaient chez moi ; non pas pour me rendre visite, mais pour être en compagnie de Maurice, et pour l’entendre parler.

Le respect qu’il m’a inspiré, atteint son paroxisme quand, lui rendant visite, dans l’adversité il s’était déjà installé à Philadelphie- j’ai constateé que, frappé de cécité totale, il n’en éprouvait aucune amertume.  Il avait étonnament conservé stoiquement sa sérénité et son humeur habituels.  Il me dira en souriant : « Le Grand Maitre l’a voulu ainsi.  Il doit penser que j’en ai assez vu de belle chose…  et aussi de laideurs de toutes sorte… ».

Chers amis, le voilà l’homme, dans toute sa dimension

Je garde de Maurice Sixto, un souvenir impérissable.  L’hommage mérité que je lui rends en ce moment vient du fond du cœur.  

MERCI 

 

 

 

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Maurice A Sixto l’Immortel

 

 

 

12 mai 1984 – 12 mai 2010

Ce 12 mai 2010 a marqué le 26e anniversaire de la disparition du grand conteur haïtien Maurice A Sixto, alors que sa mémoire reste gravée là dans nos pensées. Il est encore parmi nous, il est avec nous. Sa voix raisonne encore dans nos têtes. Ses analyses, ses critiques, ses leçons dictées à travers ses textes sont toujours à leur moment de gloire pour combattre le « Je m’en fous bien » qui caractérise la société haïtienne du 21e siècle. 

En effet, ses œuvres reflètent encore notre réalité de peuple de plus en plus sans credo, s’écartant de jour en jour des caractéristiques de « Nation », et où la parole prime sur toute action concrète de changement de mentalité, de comportement à l’égard de soi, de l’autre, de son environnement. L’Haïtien n’est pas exigeant vis-à-vis de l’Etat, avait laissé sentir Maurice. Il préfère s’offrir tout ce que ce dernier devrait lui garantir. Pas d’électricité, il s’achète un Inverter ou une génératrice ; pas de sécurité, il se paie des agents de sécurité, et tout le reste.    

Oui ! Maurice, par son génie et son talent de conteur, a su propulser à un haut sommet la Littérature orale moderne en transmettant des leçons de conduite qui traversent les générations et touchent les différentes couches de la société. Ce véritable révolutionnaire ne faisait rien à demi-mesure.

Si Haïti se trouve en 2010 à la 155e place sur 163 pays en considérant les critères de propreté de l’environnement, Maurice Sixto, lui, prônait le respect de l’espace environnemental. Si le Gouvernement et le peuple haïtien mettaient en pratique les leçons de Maurice dans sa pièce « Bos Chaleran » qui opte pour une véritable décentralisation du pays que le 12 janvier nous a offerte sur un plateau d’argent, on n’en serait pas là  aujourd’hui.

L’Unicef a estimé à plus de 300 000 les enfants en domesticité en Haïti il y a plusieurs années. Un chiffre qui va en grandissant selon des organisations spécialisées dans les droits humains. Pourquoi ne pas prêter une attention soutenue a cette histoire vraie de Maurice « Ti Sentaniz » qui relate une flagrante réalité haïtienne pour lancer officiellement (loi et sanction à l’appui) un appel à la promotion des droits des enfants. A notre grand étonnement, notre travail d’appui psychosocial dans les abris provisoires nous a permis de trouver des cas d’enfants en domesticité maltraités.

Maurice n’a pas fait un survol, mais a approfondi dans ses textes tous nos problèmes sociaux pour nous ouvrir les yeux et corriger nos tares. N’a-t-il pas bien défendu le droit de la Femme dans : « zabelbòk », « Gwo moso », Leya Kokoye » etc. 

La Fondation invite tout un chacun à se joindre à elle pour une large diffusion et application des leçons que nous a dictées notre Docteur et Professeur Maurice A Sixto comme on l’appelait souvent aux Etats-Unis. 
LC   

 

 

 

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Les camps de Juvénat et de Nerette reçoivent les activités psychosociales de la FMAS et la PADF

Après le camp d’hébergement de Sainte Thérèse, c’est au tour de ceux de Juvénat et de Nerette de bénéficier, le week-end écoulé, des activités psychosociales mises sur pieds depuis le 6 avril par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) et la Pan American Development Foundation (PADF).

Une centaine de personnes, 50 femmes-mères et 50 enfants de chacun des deux camps, ont pris part à cette formation d’une journée au cours de laquelle l’expérience du 12 janvier a été relatée et des conseils de conduite ont été promulgués. Une telle activité, financée par la USAID, rentre dans le cadre du Projet Kore dwa moun (Supporter les droits humains) lancé l’an dernier par la PADF. 

Le week-end du 30 avril au 2 mai a été riche en émotion tant du côté des formateurs que des bénéficiaires à Juvénat comme à Nerette. Des larmes se sont mêlées aux rires, et en général la satisfaction a primé sur le reste. Le dessin animé Ti Sentaniz a aussi atteint la sensibilité des participants.

Les enfants ont, dans un premier tant, été conduit dans une atmosphère de détente avec des séances de chants, de danses et de jeux pédagogiques, façon de les mettre à l’aise. Ensuite, ils ont eu à réaliser un dessin de leur choix. Tout un ensemble d’idées ont été illustrées. Un gamin de 7 ans a fini par dessiner un avion qui traine derrière lui une banderole sur laquelle est inscrit « Ayiti pa restavèk » (Haïti n’est pas en domesticité) ainsi qu’une maison sur laquelle on peut lire « Yon Ayiti san Restavèk » (Une Haïti sans domesticité).


« Les enfants ont réagi positivement à la formation, ils ont exprimé leur peur, leur frustration, leur angoisse et ont laissé sentir leur soif de distraction et leur envie d’apprendre », a révélé le travailleur social Jean Jude Auguste, l’un des formateurs.  

Lors des entretiens individuels menés par le psychologue Zacary Morin, plusieurs cas ont attiré l’attention. Une petite a pleuré en expliquant la perte d’un ami. Une autre a révélé qu’elle était monoparentale (vivant avec sa mère) et que son père ne venait jamais la voir, elle semblait préférer la solitude. Quant à un petit garçon, il restait muet du début à la fin. Le psychologue a plus loin donné des conseils en ce qui concerne le comportement vis-à-vis de l’environnement, des catastrophes naturelles et des précautions à prendre.

Après l’accompagnement des enfants, les formateurs ont enchainé avec celui des femmes-mères. Elles sont divisées en deux groupes de 25, formant un cercle, avec pour chacun deux accompagnateurs. Lors de l’entretien, certaines femmes ont montré qu’elles étaient encore traumatisées suite au drame du 12 janvier et sont devenues du même coup émotives et hypertendues. 

« La question de l’éducation des enfants quant aux activités sismiques et comment réagir face à elles est une priorité », a martelé Zacary Morin, s’adressant aux mamans, leur disant que tous les enfants ne réagissent pas de la même façon. « Si vous êtes tristes, vos enfants peuvent le ressentir aussi, vaut mieux toujours exprimer le courage et la détermination devant eux même dans les moments difficiles ».

Une manifestation culturelle a clôturé chaleureusement les deux jours de formation avec des artistes des deux quartiers qui ont présenté des sketchs, des danses et des chants.  La dernière touche est apportée par Stéphanie Séjour en Haïti depuis le 28 avril. Tifane a donné deux prestations envoutantes ayant permis aux spectateurs de se défouler, de danser et de chanter en cœur des morceaux de l’artiste comme « Mwen merite lanmou », « Fanm kreyòl », « Bèl moun » et « Se kòmsi ».  

Les habitants de Juvénat et de Nerette n’ont pas caché leur appréciation vis-à-vis d’une telle initiative jugée importante pour eux. « Si des fois on nous apporte à manger et à boire, c’est la première fois qu’on a pensé à notre mental, l’aspect psychologique qui joue un rôle primordial dans l’agir de chacun », a reconnu une mère à la fin de la formation qui souhaite le renouvellement de cette activité.

Les membres du comité de Nerette, KOREN, ont remercié la FMAS et la PADF pour leur appui psychosocial apporté aux habitants de la zone qui en plus du traumatisme du 12 janvier vivent encore le stress qu’ils peuvent être à tout moment délocalisés car les cinq camps de fortune de Nerette sont montés sur des terrains privés dont certains sont déjà réclamés par leurs propriétaires. « Nous espérons que cette activité est le début d’une longue et fructueuse partenariat », a conclu le président de KOREN Jimmy Germain.

LC

 

 

 

 

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Once upon a time.......Maurice Sixto ( english version)

 

 

 

Once upon a time, there was a man, a Haitian man, one of those men whom we would love to see live forever, but… nature has its own laws.

In all of the greatest and unforgettable men, that our Dear Haiti knew, we are more than thrill to put in evidence, to give merit homage to one of our most prideful black man Maurice A. Sixto!

Why Maurice Sixto? Well, there are times in this lifetime where a nation has to turn to what it has produce the most valuable and get a breath of hope to know that all is not lost. At this point in time where Haiti like an abandon mother seems to ask herself:” But where are my sons”? Now that our Isle is being compared to a sinking boat, without captain aboard it is soothing and comforting to remember a man such as Mr. Sixto.

Who is Maurice Sixto?

Born in Gonaives, Haiti in May 23rd 1919, Maurice Sixto is the son of the engineer Alfredo Sixto and the grandson of Adolphe Sixto (born in St Thomas, Virgin Island). His mother Maria Bourand is the daughter of Alice De Vastey no other than the granddaughter of the Baron De Vastey. Maurice Sixto went to elementary school in the Catholic school of Gonaives and went on to continue his High School in St Louis de Gonzague in Port-au-Prince. While taking the City Exam “Baccalaureat” one of the examiners Luc Grimard astonishes by his intelligence asks him this question: “Where do you come from young man”? Maurice answered proudly: “I am from Gonaives; I am the grandson of Alice de Vastey”. Luc reply: “Underneath this combination I do see the baron.” Maurice joins the Military to escape his father’s house because the later married a woman of Maurice’s age. Unfortunately he didn’t stay but three months in the Academy. From 1945-1948 Maurice studied at the Faculty of Law while he worked for radio HHBM later known as radio MBC. He was an English professor as well as a Literature professor in Haiti between 1938- 1961. From 1945-1948 he was a guide touristic and a translator at the American Embassy in Haiti.

In December 28, 1950 the president Paul Eugene Magloire names him <Speaker in the section of foreign languages (English) at the services of information press and propaganda to carry propaganda out of the country.

1948- 1960 he was the press agent at the Liberia Embassy in Haiti. He was the special agent of President Francois Duvalier for:

a) 1958- Decoration of five modest Americans doctors in Chicago

b) Decoration of the French, English, Latin professor in Chicago as well as the Social Science Professor in Kinshasa, Republic of Congo; lecturer on the pre-Columbians and Africans civilization in Philadelphia (USA).

It wasn’t until 1959 after having gotten from the Haitian Government the decoration of “Civil Order and Merit Toussaint Loverture” that Mr. Sixto worth was valued. During the same year, he was chosen to go decorated five well known American doctors and the major of Chicago M.Y Daley. Other distinction followed later on.

Ø 1976 “ the liberty ringing bell” was given to him by the major of Chicago Rizzo in honor of the celebration of the Bicentenary of the United States;

Ø 1976 he received the price of the “Best Teacher” in Kinshasa, Congo Republic;

Ø 1978 Best Fortune Teller of New York ;

Ø 1979 Best Speaker and Consultant of Philadelphia in the United States; During the same year he was invited to a dinner by Jackie Kennedy in order to amass funds to combat Leukemia.

Maurice owned the card “citizen of the world’ during many years until his death.

Let us not talk about his talented work! His eyesight started to fail him on the early age of 24. Yet his blindness did not take away from his ambiguity and his sagacity. With humble modesty we can say that Maurice is our Haitian Moliere. Having an extraordinary memory he interpreted different characters yet he did not repeat nor write his texts. He entered the studio and started playing all was in his head. Maurice interpreted real Haitian persona, all he did was change the names and talked about true stories.

During the years he spent in Africa, at night, leaning in the balcony, his thoughts would drift away in the darkness night of Africa and there, he would dream of his place of birth, Haiti. Since men are not allowed to cry he said, at night I would bury my head in my pillow and let the tears fall thinking of my sweet Haiti, ours, the most welcome place (his words). Ironically, Africa gave him (smiling) someone he valued most dearly, his wife Marie Therese Torchon. It is also in Africa that his mind was triggered by what would later on become his most prestigious work. It was after the lecture of the “Human Condition” by Andre Malraux. A sentence was caught by his attention “We have to fight and overcome the absurdity of life and we can only do so by creating”.Two days after, Lea Kokoye was created, followed by Ti Saintanise, Me Zabelbok ect. Each one of his work depict the needs of the particular time. He opens the eyes of the oppress ones and to the oppressor he cries “enough”. He addresses the elite as the forgotten people and his intervention will provoke reactions and plenty of tentative of interest for all. When Maurice interprets the reality it is not to ridicule rather to invite the ones being criticizes to regroup, examine their conscience and analyze their values and the social abuse.

Maurice was humoristic, loved to divert people and it is too sad that he is not one of us these days. Maurice Sixto is undoubtedly a pioneer of the thoughts for the better condition of life of unfortunate kids, kids in domesticity (Restavek).

His last wishes: No posthumous glory if not for the creation of school for young women in different parts of Haiti. The type of Technical schools, modern school overall” Lea Kokoye” schools.

 

 

 

 

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Haïti-post-séisme: une journée mondiale de la terre passée inaperçue

Un peu partout ces derniers temps, la terre n’a pas cessé de trembler. Haïti à connu jusqu’ici le plus meurtrier séisme ayant fait environ 300 000 morts. Pourtant, 3 mois après, la journée mondiale de la Terre, ce 22 avril, y est passée inaperçue.
Les problèmes, c’est ce qui n’a pas manqué depuis ce mardi noir du 12 janvier. Il a fallu décompter les cadavres et les amputés, évaluer les pertes en matériels et se pencher sur le cas des survivants-sinistrés. 
Il faut aussi recueillir les dons, accueillir les visites de grandes personnalités politiques et artistiques, signer les premiers conventions de financements. Il est clair qu’il est pour le moins difficile de se pencher sur la priorité que constitue l’environnement. 
La terre s’est mise en colère contre les Haïtiens en raison de leur mauvais traitement à son égard, dirait-on s’il faut reprendre mot pour mot la déclaration d’un évangéliste haïtien. 
Mais après, qu’est-ce qu’on fait ? Comment devrait-on gérer la Terre, l’environnement de façon à faire face aux catastrophes naturelles sans avoir sur les bras autant de victimes ? Ah oui ! Il y a eu une grande marche de la jeunesse le 26 mars dernier dont l’un des principaux objectifs a été la mise en terre des milliers de plantules à Titanyen en mémoire des disparus du 12 janvier, un acte concret de lutte contre le déboisement.

La journée mondiale de la Terre, célébrée le 22 avril, semble être inutile dans la promotion de la protection de la terre et l’environnement en Haïti. Pas une seule conférence-débat, pas un seul spot publicitaire à vocation sociale. Le Ministère de l’environnement pourrait saisir cette occasion où règne un désordre environnemental pour faire passer un message de bonne conduite, mais rien n’a été fait. 

L’Ambassadrice de l’environnement, Stéphanie Séjour (Tifane), croit pourtant que la journée mondiale de la Terre constitue la plus grande journée qu'on puisse avoir puisqu’on vit sur cette planète spécialement créée pour nous. 
Toutefois, elle déplore le fait qu’une telle journée soit grandiosement célébrée partout dans le monde sauf en Haïti. La Diva a avoué n’être au courant que depuis quelques années de ce mouvement qui sensibilise sur la protection de la Terre, la nature, l'air et l'eau. 
« Je vois une grande rupture entre l'Haïtien et la nature. Ca n'a pas toujours été le cas, mais je pense qu'après ce qu'Haïti vient de vivre durant les 5 dernières années, le 22 Avril devrait être une date très importante pour nous », a reconnu Tifane qui dit vouloir poser certaines actions drastiques, comme éliminer l'importation des produits en styro mouss, établir un systeme de contrôle ou de gestion du plastique, régulariser la coupe d’abres et faciliter l’usage du gaz propane en lieu et place du charbon de bois. 
« J’aimerais avoir le support du Ministère de l'environnement et de la santé publique pour officiellement interdire d'uriner et de jeter des masses de déchets dans les rues et dans les canaux d’irrigation », a-t-elle plus loin espéré. Il faut souligner que Tifane a été contactée par la chaine de télévision américaine CNN sur les activités qu’aurait organisées son pays à l’occasion de la journée mondiale de la Terre. 
Ce 22 avril a marqué la 40e journée mondiale de la Terre. Créée par le sénateur américain Gaylord Nelson le 22 avril 1970 pour sensibiliser aux questions environnementales, cette journée est devenue depuis 1990 un évènement planétaire. 

Léopold Ciné

 

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Maurice Sixto, vu par sa femme

 

 

 

Le succès des grands hommes du monde est, certainement, le fruit de beaucoup d’efforts, mais aussi le résultat des efforts de grandes dames, cachées dans leur entourage qui tirent sur les ficelles de leur destin, les encadrant comme une aura de mystère, apte a les faire briller sous les yeux avisés et curieux des générations présentes et à venir. Maurice Sixto, une figure qu’on ne présente plus, de part l’ampleur de ses œuvres, a été lui aussi épaulé par une grande, une femme qui sort de l’ordinaire, que nous tenons à vous présenter et qui a choisi volontiers de nous dévoiler certaines informations relatives à notre conteur national.

Nous sommes particulièrement fiers de vous accueillir sur nos plateaux et en Haïti. Qu’est-ce qui nous vaut l’honneur de cette visite en Haïti ?

Bonjour à vous et à tous les branches de Roroli. Je suis venue en Haïti pour rencontrer les jeunes. Vive la jeunesse !

 

Pouvez-vous nous faire le plaisir de vous présenter ?

Il m’est assez difficile de parler de moi-même, car j’ai toujours vécu à l’ombre de Maurice. Ca ne m’a jamais dérangé, je dois l’avouer, car c’est dans l’ombre que les cœurs causent !

J’ai pris naissance a Port-au-Prince, un beau matin d’été (18 juin 1931) tandis que le soleil brillaient de ses feux les plus vifs. Je ne dis pas mon âge, car une femme ne dit jamais tout ! Je suis le fruit du couple Ata Herard (Petite Rivière de L’Artibonite) et de Levy Torchon (Anse-a-veau). Deux départements différents, se rencontrant comme une équerre. C’est un mariage qui a fait beaucoup de bruit et qui a réunit toute la société haïtienne.

J’ai fréquenté la prestigieuse institution des sœurs du Sacré-Cœur de Turgeau, mais orpheline de mère des l’âge de six ans et turbulente, j’ai été placée a la pension ‘’La Sagesse’’. Peut-être, espéraient-ils m’inculquer un brin de sagesse ? Mais je doute fort, qu’ils m’en ont donnée assez !

A 18 ans, je voulais changer de vie, voila pourquoi j’ai mis un point final a ma vie de célibataire. J’ai épousé un officier de l’armée. C’était tôt, je l’avoue. La vie aux pas de soldats ne me convenait pas, j’ai déserté les rangs. Plus tard, un industriel, exportateur de sisal m’a conquis le cœur. Nous avons vécu heureux, mais certaines circonstances nous ont séparés.

A ce carrefour, j’ai décidé de changer d’environnement, j’ai laisse le pays pour le Canada, mais du au froid de l’Amérique du Nord, j’ai du me rendre en Afrique. J’ai atterri en République Démocratique du Congo et a l’aéroport j’ai été accueillie par une délégation, menée par Maurice Sixto, habille comme un véritable chef de tribu.

Fatiguée par un long voyage, je me suis jetée a son coup en laissant échapper de mes lèvres un ouf de soulagement… Les fonctionnaires de l’immigration ont cru que j’étais sa sœur et m’ont accordée sur le coup, le visa de résidence permanente. Peu de temps après, j’ai travaille dans un centre féminin ou l’on recevait les femmes des dignitaires de l’état qui n’avaient pas joui d’une bonne formation, en raison des ségrégations sexuelles,

Actuellement, que faites-vous ?

Je devrais me reposer surtout, mais je suis très active, j’apprends l’italien, je représente fort souvent mon église a travers le monde, particulièrement a Rome. Je bouge entre mes deux résidences de la Philadelphie et de la Cote d’Azur, a Nice. Je suis membre honoraire du centre culturel niçois.

Maurice est mort aux USA, donc, vous n’avez pas vécu toute votre vie en Afrique ?

Avec le soleil, la vue de Maurice s’est détériorée considérablement et j’ai insisté pour qu’il rencontre des médecins pouvant l’aider. On s’est rendus à Philadelphie pour rencontrer le Dr. René Ruiz qui nous a référés a son collègue Georges L. Spaeth. Il a subi deux interventions chirurgicales, mais il était déjà trop tard. Maurice créait en se recréant et moi j’enseignais. Chaque jour, quand je rentrais, j’étais le soleil de sa vie. Si en Afrique, nous n’étions pas des ‘’moun dele’’ (étrangers), ce fut le cas pour l’Amérique du nord.

Vous qui avez vécu aux cotes de Maurice, comment pouvez-vous le décrire ?

‘’Tous les soirs dans mon exil, je mets la tête sous mon oreiller et je pleure comme une femme pour n’avoir pas su défendre mon pays comme un homme.’’
Je répète ses paroles pour tenter de vous montrer le type d’homme qui se cachait derrière la face du conteur. Il était le défenseur des femmes, il voulait s’offrir un château pour héberger celles dont le cœur a été brise. Il a tenu à être enterré avec une tenue de paysan, rêve qu’on l’a aide à concrétiser. Lors de ses funérailles, il a porté une tenue carabella bleue, cousue par une femme. Tout ca peut vous donner une idée du personnage.

On présente Maurice Sixto comme un phénomène artistique. Etes-vous de cet avis ?

Le mot phénomène me fait sourire, car il me fait voir en lui quelqu’un de lourd, tandis que je cherche à le rendre léger.

Vous n’aviez pas peur de le perdre ?

L’artiste Maurice Sixto n’est pas à moi, mais a la communauté. Il attirait les femmes comme des mouches, qui l’appelait ‘’Uncle Maurice’’. Il portait un parfum de Guerlain qui les accrochait, mais je ne me suis jamais sentie menacée car comme il aimait le dire, j’étais son oasis. Maurice était mon ami, mon frère, mon amant et en dernier lieu, mon mari.

Dans quelle catégorie placez-vous les œuvres de Maurice ?

Maurice est un Molière haïtien. Il fait rire, mais pleurer aussi ceux qui lisent à travers les lignes de ses œuvres. Il ne voyait pas pourtant, ce fut un voyant, il prédisait ce que nous vivons aujourd’hui. La, je fais allusion a ses écrits tels : ‘’ la diplomatie se meurt, les ambassadeurs ont peur.’’

Maurice a uni les générations et les classes à travers ses écrits. Qu’est-ce qui lui a valu cette aisance ?

Il l’a fait sans préméditation, il a juste délivré … voilà ce qui fait de lui un artiste.

Quels sont les plans pour valoriser ses œuvres ?

J’aimerais que les œuvres et accessoires de mon mari soient placées dans un musée afin que tout le monde puisse les toucher, les voir.  Je crois que nous sommes sur la bonne voie.  Avec les efforts de Gertrude Séjour et l’équipe de la Fondation Maurice, je crois que sa mémoire, ses talents, ses œuvres franchiront l’éternité.

Avez-vous un mot à adresser aux lecteurs de Roroli ?

Merci à ceux qui ont soutenu Maurice avant, aujourd’hui et après.
Posté le 30 Mar 2008 par roroli  (www.roroli.com)

 

 

 

 

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La Petite Barbara

Barbara est une petite fille orpheline qui a été abandonnée après le 12 janvier par la dame chez qui elle vivait depuis qu’elle était bébé. Le 13, elle s'est retrouvée  au Champs de Mars avec une voisine de tente. Celle ci, en laissant le Champs de Mars   l'a  remise aux Sapeurs Pompiers qui de leur coté ne pouvait pas la garder, l'ont conduite au bureau du bien-être social.  Les responsables de ce dernier l'ont enfin enmenée au CAD (Centre d'appui au developpement) , à Ganthier. Son plus grand souhait c'est de retrouver la dame  chez qui elle vivait, car elle  n'a pas de famille.

Gerda Leroi

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Pourquoi une Fondation Maurice A. Sixto

 

 

 

A la fin des années 90, devant l’engouement  croissant du public haïtien pour le conteur Maurice  A. Sixto, et surtout pour ses œuvres, sa veuve, Madame M. Thérèse Sixto, puisqu’elle vivait aux USA, pensait fort au meilleur moyen d’en faciliter l’accès, en Haïti, a tous ceux qui étaient intéressés à puiser davantage dans ce havre de réflexions sur les tares et travers de la société haïtienne. C’est ainsi qu’une nièce de Mme. Sixto, ayant une longue expérience dans le social et qui en plus a  été très proche de Maurice qui la considérait comme sa fille, eut le privilège de devenir la dépositaire légale de ses œuvres. Trois ans plus tard, soit le 4 mai 2004, encouragée par plus d’un,  Madame Séjour lançait la Fondation  Maurice A. Sixto.

Mise en Contexte

En Haïti,  la littérature orale revêt une grande importance, compte tenu de la difficulté d’accès aux textes écrits par la majorité de la population. Cette littérature aborde tous les sujets  et peut contenir tous les genres. Bien plus que la littérature écrite, elle charrie avec elle tous les trésors de notre imagination populaire. Ceci explique entre autres le succès des œuvres du grand écrivain humoriste haïtien Maurice A SIXTO.

La tradition en Haïti est tenace et surtout celle qui veut toujours qu’on associe l’écrivain aux papiers imprimés. Il faudrait  bousculer ces préjugés et pousser plus en avant l’oralité en exploitant tous ses composants et la mettre à la portée de tous. Les chefs d’œuvres de notre littérature orale auraient du être mis de manière structurée au bénéfice de tous les haïtiens.

Dans ce contexte, il est nécessaire de potentialiser les œuvres de Maurice  A. Sixto dans toutes leurs dimensions car ces documents sonores ont une valeur pédagogique indéniable et analytique susceptibles d’être approfondis par toutes les couches de notre société.

Depuis son lancement le 4 mai 2004, qui est l’année de la commémoration du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti et l’abolition de l’esclavage sur le territoire national, la Fondation se définit comme un espace d'analyse sociale et de réflexion sur nos pratiques internes, d'éducation populaire, de promotion authentique de jeunes artistes. Par ailleurs, et de façon assez large, la Fondation tient à travailler pour le renforcement d’une prise de conscience chez nos compatriotes sur les conditions infrahumaines des enfants, par l’intermédiaire de plaidoyer, ’interventions spécifiques et d’activités socio culturelles au sein même d’une société qui s’est redressée avec fracas contre l’esclavage.

Il faut toutefois signaler si besoin en est, qu’à travers l’œuvre de Maurice A. Sixto, se retrouve l’impact évident du néo-esclavagisme, de l’exploitation des différentes couches sociales du pays et de l’exclusion. Créer une fondation Maurice A. Sixto s’est rendre un hommage posthume à cet haïtien qui appartient à cette race d’hommes pour qui la liberté n’est pas un vain mot, mais aussi, pour qui l’amour, la justice  et le partage sont les conditions ultimes auxquelles toute l’humanité a droit de parvenir.

La Fondation Maurice A. SIXTO est à but non  lucratif et à caractère culturel. Elle est non confessionnelle et sans appartenance politique. Elle a pour objectif principal de mener des actions en vue de l'épanouissement éducatif, culturel et intellectuel de la jeunesse Haïtienne. Elle œuvre pour la création de bibliothèques et de centres de lecture tant à Port-au-Prince que dans les villes de province.

Gestion de la FMAS

La FMAS est gérée par un Conseil Administratif (CA) de 7 membres au sein duquel se trouve une coordination de trois (3) membres, dont le rôle est de travailler pour la mise sur pied des projets d'activités culturelles capables de promouvoir l'éducation haïtienne.

Principal but de la FMAS:

La Fondation Maurice A. SIXTO a pour principal but de travailler pour une nouvelle forme d'éducation adaptée à la réalité du pays, à sa culture, et à ses  valeurs. Il s`agit pour elle de trouver la façon de régénérer cette source dans laquelle la jeune génération devra puiser pour se façonner un destin meilleur que celui de ses aînés.

« Si l’on peut rire d’un défaut, c’est qu’il est à moitié corrigé »

Les contes de Maurice Sixto sont des outils d'une valeur indéniable pour ce qui est de comprendre la mentalité haïtienne et de saisir la complexité des dynamiques sociales qui déterminent l'avenir du pays. En ce 21ème siècle où Haïti est confrontée à de sérieux problèmes de communication, où plus que jamais ses ressources sont limitées, son environnement  se dégrade à un rythme vertigineux, la crise socioculturelle  va en s'accentuant, il devient impératif que les différents axes sur lesquels se reposent cette société trouvent une articulation de laquelle peut découler des actions convergentes vers la résolution des problèmes dont dépend notre survie même. Ainsi, quatre objectifs principaux sont élaborés  englobant:

1-    L'EDUCATION:

Cette rubrique est destinée surtout aux cadres et aux institutions de la société impliquée directement dans ce secteur. Nous savons fort bien de nos jours, qu'à cause des fissures qui fragilisent la famille haïtienne,cette dernière  est incapable de transmettre aux enfants ces principes fondamentaux qui doivent garantir la survie et l'évolution de notre société en pleine décadence. Explicités au travers de l'œuvre de Sixto, c'est surtout en terme culturel que le problème est posé, c'est-à-dire, c'est dans notre culture même que nous devons rechercher les causes profondes des pratiques abusives contre l'enfant dans notre société. Si on ignore les causes profondes du mal, on ne saurait prétendre le guérir. Telle est la justification de cette première démarche qui entend expliciter les causes historiques, psychologiques et sociologiques du problème.

C'est aussi en terme juridique que le problème est posé. L'homme, d'abord l'enfant, à sa naissance est doué de droits inaliénables, selon la déclaration universelle des droits de l'homme à laquelle Haïti souscrit. Par cet acte, elle s'est engagée à donner la chance à chacun de ses enfants comme ce devrait être le cas partout ailleurs, or tel n'est pas le témoignage de la domesticité juvénile encore pratiquée en milieu urbain, le trafic d'enfant, la prostitution infantile. Notre société doit apprendre à tenir ses promesses envers ses enfants, il est donc en notre devoir de renouveler ces promesses afin que chacun en soit imbu.

2- COMMUNICATION

Notre société est confrontée à de sérieux problèmes de communication qui se trouvent aggravé par notre système éducatif même. La majorité des "experts" du développement travaillant dans le pays ne comprennent pas, malheureusement, les mécanismes dans lesquels s'inscrit la communication en Haïti. Sixto, dans son œuvre intitulé: le jeune agronome a mis en relief  cette problématique qui à l'heure actuel, n'est pas le moindre des problèmes sollicitant notre attention.

Comprendre le langage de notre société, c'est connaître son histoire, ses coutumes, bref sa culture. Le problème est regardé sous différents plans, poser dans les différents secteurs et regarder sous ses différents aspects. Comprendre l'haïtien, c'est d'abord le découvrir, c'est ce que la fondation propose aux intéressés à cette rubrique.

3-    DROITS DU CITOYEN ET SURTOUT DE L’ENFANT

Quoiqu’Haïti soit signataire de nombreux traités et conventions internationaux visant la protection des droits de l’enfant, il n’empêche que, plus de quatre cent mille de ces derniers vivent en tant que restavèk dans les zones urbaines du pays en conséquence, dans la plupart des cas, des conditions socio-économiques défavorables qui ne cessent de se dégrader un peu partout dans le pays.

Certains observateurs pensent que dans 70% (soixante dix pour cent) des cas, ce sont des fillettes qui sont victimes de cette réalité. Cette situation déshumanisante est caractérisée par la réalisation de lourdes tâches domestiques dans des conditions où l’on inflige à l’enfant des souffrances autant physiques que morales. Il va s’en dire que dans ces conditions, le jeune individu est généralement privé de ses droits les plus fondamentaux et les plus élémentaires.

Le grand défi de la domesticité infantile réside principalement dans le fait que c’est un phénomène qui passe trop souvent pour « un fait normal ». Outre les situations extrêmes marquées par de grandes cruautés et de grandes souffrances morales qui leur sont infligées, le fait que des enfants soient chargées des tâches domestiques qui ne sont de leur âge, qu’ils n’aillent pas à l’école, qu’ils soient les premiers à se lever et les derniers à se coucher, n’interpellent pas toujours la conscience des gens, parfois même de ceux-là qui en d’autres occasions passent pour des personnes « sensibles » ou des défenseurs de droits de l’homme qui ne se rendent pas compte que ces enfants deviennent complices des kidnappeurs, violeurs et des voleurs et même des criminels. Ils  seront les citoyens de demain qui auront à gérer les affaires ce pays. Comment vont-ils pouvoir le faire ? Autant de questions qui interpellent notre conscience.

4- CULTURE


La richesse de notre culture ne fait plus de doute, malgré la déstructuration que connaît ce secteur en Haïti, il nous reste cependant un potentiel culturel valable sur lequel nous pouvons compter pour bâtir les fondations d’une société meilleure à tout point de vue : économique, social, artisanal, touristique.. Etc.

Trop souvent nous voyons l’haïtien décliné ses propres valeurs, les composants de sa propre identité. Toute la faiblesse de notre société, les sources de nos problèmes les plus cruciaux sont là. L ‘haïtien ignore presque tout de son patrimoine culturel, d’ailleurs il ne veut pas le connaître, une tendance qui s’aggrave avec la montée de la mondialisation. Le problème paraît presque insoluble : notre intérêt pour notre propre culture décroît en même temps que nos dernières ressources  conservées dans cette matrice agonisante, malgré nous à travers le temps, et qui pourtant sont les dernières vestiges de notre identité, disparaissent. Ces dernières ressources sont encore d’une étonnante richesse, et à travers ce paquet, la fondation se propose de faire connaître aux intéressés tout ce dont nous nous souvenons avoir eu dans notre patrimoine culturel, mais surtout ce qui reste et qui menace de disparaître nous ne réagissons pas rapidement.

C’est également dans cette section que nous envisageons la démarche identitaire, qui étudie les causes du rejet de l’haïtien de lui-même, de ses valeurs, de son destin. C’est le carrefour où se rencontre tous les grands problèmes auxquels nous sommes confrontés et dont  notre capacité à les cerner et à les résoudre déterminera notre avenir sur la planète en tant peuple souverain.  Après deux siècles d’histoire, nous risquons même de perdre notre illusion de souveraineté nationale.

 

Gerda Leroi

 

 

 

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Mwen Se Ayiti Tou - I Am Haiti Too

Mwen Se Ayiti Tou - I Am Haiti Too

A Call for Change - May 23, 2009

Historic Gathering of 500+ Haitian Leaders to discuss the Restavek System

On May 23rd, 2009 at 6:00AM, conference organizers from the Restavek Foundation and Fondation Maurice Sixto gathered. They had no idea what to expect. Attendance confirmations totalled just around 300, but with one last sweep of invitations sent to religious, educational, government, legal, law enforcement, health, social services and NGO leadership, they knew to expect the unexpected. By 8:00AM, over 500 Haitian leaders had gathered in prayer to begin the largest ever national Conference on the Restavek.

Cadet hoped that beginning a formal dialog on this issue with Haitian leaders would be the first step to ending slavery in Haiti once and for all. What he did not expect, was the standing ovation he himself would receive when addressing the crowd of dignitaries, leaders and those to whom, as a child, Cadet would have never been allowed to look, let alone to speak.

Jean-Robert Cadet addressed the crowd along with keynote speaker, Mrs. Maurice Sixto, wife of the late renowned Haitian radio personality, who firstbrought the restavek abuses to light in the 1970's. Tifane, Haitian music artist and activist, joined the conference to perform a song written specifically for Haiti's children - "Mwen Merite Lanmou - I Deserve to be Loved."

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TI SENTANIZ (english version)

 

 

 

TI SENTANIZ
By Maurice A. Sixto
(translated from Creole into English by FMAS) 



In most of Haiti’s rural zone, saying “Good Morning” when approaching the people is more important than knowing the direction of the road. In order to better understand this concept, you should go near St Rock’s Chapel.  In fact, once you say “Good Morning” to the people living in this area, they are ready to climb up the mountains “Tay Fe” or “Malanga” to take you to any house you are looking for. People close to this chapel are similar to their “kenep” (tropical fruit), believed to be the sweetest “kenep” ever.  Women in the vicinity of St. Rock’s chapel do the laundry, get their clothes in the city and are clean people.  Meanwhile, the men make small chairs and baskets.

I knew a man called Charitab near the chapel who used to make small chairs and baskets. When he goes to the city to sell his products,  he is always as overloaded as a packhorse, with everything on his head.

Charitab had a concubine called Dyedonn (Godgiven) whose nickname was Don. They lived in a one room straw house, on a yard.  In front of the house, Don had a display where she sold biscuits, peanuts, and a mixture of “kenep” soaking in alcohol she kept in a bottle.   It was her way to earn some money in to help Charitab and put something in the pot every day in order to feed the seven kids God has given to them.  Don had another small job to get some extra money: she used to sweep the chapel for seven gourds per month. However, this  job caused her a lot of animosity in the neighborhood, due to jealousy.  Charitab though always told her not to be discouraged.
Download the document (Ti Sentaniz) in PDF.

 

 

 

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Heureuses Pâques à toutes et à tous. Que Dieu bénisse Haïti !

Suite à la  catastrophe du 12 janvier 2010 qui a endeuillé le pays, la Fondation Maurice A. Sixto continue de partager la tristesse de la population haïtienne en général et des familles des victimes en particulier. Elle félicite tous ceux et celles  qui ont apporté et continuent encore d’apporter la main-forte.

Nous renouvellons nos condoléances à toutes les familles des étrangères victimes de ce drame. Malgré tout ce qui s’est passé, nous gardons toujours en nous l’espoir d’un demain meilleur :Heureuses Pâques à toutes et à tous. Que Dieu bénisse Haïti !

Comme beaucoup d’autres institutions la Fondation Maurice A.  Sixto ouvre ses portes et ses services, et continue dans la  lutte pour la défense  et le respect des droits des enfants.

Compliments  à tous  ceux  et celles qui ont  choisi de rester pour reconstruire leur pays et aider ceux et celles  qui en ont plus besoin.

La situation actuelle est invivable  mais avec l’amour, la solidarité  et beaucoup de courage on peut reconstruire le pays, tout en protégeant nos enfants car ils ont eux aussi leur rôle à jouer. De plus, ils sont  les premiers bénéficières  de la nouvelle Haïti.

FMAS

 

Bòn fèt Pak, Bondye ap beni nou

 

 

Fondasyon   Maurice A. Sixto   ap  fè pèp ayisyen an konnen li ap soufri avèk li, pandan li ap kontinye prezante  kondoleyans  li  bay   tout  fanmi  viktim  katastwof  12 janvye  2010 la.  Li  ap  pwofite   felisite tout  moun  ki  nan  yon fason ou yon lòt  te pote  èd  li, kap kontinye pote èd li pou sove yon vi.

Nou ap prezante yon lòt fwa ankò kondoleyans nou tou bay tout etranje ki pèdi yon sè, frè, ou kelkeswa yon manb nan fanmi li nan katastwof sa. Malgre tout sa ki pase, nou pap lage, pandan nou rete kwè demen ka pi bèl : N ap di nou Bòn fèt Pak. Bondye ap beni nou !

Men m  jan  ak anpil  lòt  enstitisyon  fondasyon  Maurice A. Sixto ap kontinye  travay  li.  Konsa,  l’ap  kontinye  pote  kontribisyon l  pou   fè  respekte dwa timoun yo.

Chapo pou tout Ayisyen ki fè chwa rete pou rekonstwi peyi l e sipote sa yo ki viktim. Se vre nou  nan  yon  sitiyasyon  envivab  men ak  kouraj, lanmou, solidarite, nou  ka  rekonstwi  peyi  Dayiti  pandan n ap pwoteje  timoun nou yo, paske  nan        rekonstriksyon peyi a timoun yo gen wòl pa yo.

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Jeune en marche avec Dieu pour une nouvelle Haïti

« Jeune en marche avec Dieu pour une nouvelle Haïti », tel est le slogan d’une grande marche de jeunes organisée en Haïti le 26 mars 2010 par Global network of religion for children (GNRC) de concert avec le Groupe d’appui et de renforcement (GAR).  La mise en terre de milliers de plantules, des chants et prières consacrés à Dieu et la passation de flambeau des anciens aux jeunes sont entre autres activités qui ont marqué cette journée.

Tôt dans la matinée, plusieurs milliers de jeunes, pour la majorité des universitaires, ont pris la direction de la Route nationale numéro 1 pour aboutir à Titanyen où ils ont inauguré « La forêt du souvenir » en mémoire des 300 000 disparus du séisme du 12 janvier. Ils ont ainsi mis en terre 10 000 plantules. « Ce que nous voulons, c’est qu’Haïti soit reboisée et produise suffisemment de nourriture pour tous ses enfants », a lancé Charlot Jacquelin Jr, ajoutant que si les jeunes du pays ne participent pas dans ce qui se fait à tous les points de vue, l’avenir sera encor pire.

Charlot, dont le père (Charlot Jacquelin) a été tué à Cité Soleil et la mère mortellement blessée alors qu’elle le portait encore dans son ventre, s’est montré motivé quant à donner son quote part dans la recontruction de son pays. « Pitit tig, se tig », disent d’ailleurs ses proches.


C’est pourquoi, une Caravane de la jeunesse a été mise sur pieds de façon à permettre la continuité des efforts des jeunes par le biais de Biwo sektè jenès (Bureau du secteur de la jeunesse) qui coiffe tout un ensemble d’associations et d’organisations de jeunes en Haïti. Parmi elles, on peut citer la FEUH, Gwoup kap reflechi sou pwoblèm sosyal yo, Croix-des-bouquets en action, Grand fond national des étudiants haïtiens (GRAFNEH), Coordination nationale des organisations de base (CONOB) et Stratégie action jeunesse (SAJ).

 

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Une délégation de l’OEA visite les activités d’appui psychosocial de la FMAS à Ganthier

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois représentants de l’Organisation des Etats américains (OAE) ont visité le mardi 24 mars les activités d’appui psychosocial pour enfants au Centre d’appui au développement (CAD) à Ganthier (Est de Port-au-Prince).

Cet encadrement est mis sur pieds par la Fondation Maurice A Sixto (FMAS) qui est une activité financée par l’association haïtienne de la Suede.

« Nous apprécions beaucoup le travail que vous faites ici au CAD avec les enfants et les jeunes, leur appui psychosocial est en effet très important», a déclaré Maria de los Dolores Aguilar Marmolejo, Directrice générale de l’Institut interaméricain des enfants et adolescentes, un organisme spécialisé de l’OEA dont font partie tous les membres de la délégation.

Accompagnée de la Coordonnatrice générale de la FMAS Gertrude Séjour et la Responsable du site de cette fondation Mme Gerda Leroi, la délégation a pu s’entretenir avec des responsables de plusieurs groupes d’activités. Par exemple, Mme Marmolejo a lié connaissance avec le professeur de sport des enfants Germain Lucitho qui a fait comprendre que les mouvements du corps peuvent participer dans la mobilisation de la personnalité vers la reprise en main. Elle a ensuite échangé quelques mots avec les deux responsables des activités psychologiques

Toutefois, deux cas d’enfants ont attiré l’attention des représentants de l’OEA. Il s’agit de Barbara Pierre et de la petite Raymonde. La première, orpheline, a été abandonnée le 12 janvier par la dame chez qui elle vivait depuis qu’elle était bébé, se retouvant ainsi dans la rue. La seconde a failli perdre un œil suite à un coup reçu de sa responsable enmenée après par la police.

« Saches qu’il y a des personnes qui sont là pour vous, malgré tout ce qui s’est passé », a lancé Mme Marmolejo en guise de réconfort.

Ces cas là sont très courants au CAD, selon l’assistant de la Directrice de l’institution Maxoben Sylné, précisant que le centre acceuille trois catégories d’enfants : ceux en domesticité, ceux des rue et ceux en difficulté après le séisme du 12 janvier.

Rappelons que la délégation de l’OEA est  en Haïti depuis le dimanche 21 mars dans le cadre d’un projet d’assistance technique pour le renforcement  institutionnel pour une effective protection des droits des enfants et des adolescents en Haïti.

 


Léopold Ciné

 

 

 

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Yole Dérose

 

 

 

Beauté, Classe, Simplicité, Féminité, Détermination. Réfléchie, sereine, généreuse et profonde, dotée d’une forte personnalité, Femme des défis, elle impose le respect et inspire l’Amour. Voici en très peu de mots, ce qui traduit la personnalité de cette grande femme admirée de tous qui s’est taillée une place de choix dans le cœur d’Haïti. (F.F.R Janvier 2007)


Née à Port-au-Prince un 5 avril  sous le signe du Feu, elle débute dans la Chanson avec la Chorale de son Eglise, passage obligé dans une famille à vocation religieuse; elle acquiert ainsi les premières techniques qui lui serviront durant toute sa vie d'artiste.
Très attirée part tout ce qui est « Art » et malgré les restrictions paternelles, elle se mettait partout et en tout…Le théâtre, le modeling, le travail de l’Argile, le dessin et par-dessus tout la danse : son amour de jeunesse. Consciente de la beauté de sa voix, elle était pourtant peu branchée par le manque d’ouverture dans le milieu. C’était déjà une adolescente déterminée et rebelle qui avait la tête remplie de rêves et de grands projets, décidée à se battre pour les concrétiser en dépit de tout. Il a fallu sa rencontre avec un grand homme de la Chanson Haïtienne Ansy Dérose au Festival international la « Super Franco fête » au Canada pour la convaincre de faire carrière dans la chanson apres l’avoir écouté chanter pour s’amuser avec ses amies au lobby de l’Université Laval…Elle croyait à une plaisanterie de sa part !  Ansy Derose, Son aîné d’une génération ; toutes les conditions étaient réunies. Une prime jeunesse très active et mouvementée par cette rencontre qui se solde par le mariage quelques temps après... Elle avait 20 ans. Yole Ledan devint l’épouse du chanteur le plus populaire de son époque et de l’Artiste le plus prolifique qu’Haïti ait produit.
Sa grande entrée en scène fut au cinquième Festival International de la Chanson et de la Voix dont le siège était a Porto Rico (oct.79) avec la chanson « Merci » qui émerveillera tout le public latino-américain. Cette chanson consacre le « Duo » et confère à Ansy le titre du meilleur Auteur-compositeur et interprète haïtien.  C’est ainsi que le rideau s’est levé sur Yole, chanteuse ; Et de retour en Haïti, un Spectacle est donné au Rex Théâtre pour présenter cette nouvelle voix au Public Haïtien. Ce fut le coup de foudre et désormais le Public ne se passera plus d’elle ni de ce couple mytique.

Yole et Ansy Dérose

C’est la réplique de deux voix sœurs, le symbole unique en Haïti d’un couple qui réussit sur la scène artistique comme dans la vie privée. La popularité déjà solide d’Ansy a certainement été renforcée par la voix douce et vive de sa compagne dont ont est unanime a vanter l’éclatante beauté. Porteurs de rêves et de tendresse, leurs noms sont toujours évoqués avec fascination et jouissent d’un renom sans égal. Leur spectacle en « Hommage a la jeunesse » au Stade Sylvio Cator devant plus de 25.000 spectateurs ou participèrent 9 jeunes talents des 9 départements géographiques du Pays en est une preuve éloquente. Jamais de notre histoire, public aussi nombreux ne s’était déplacé juste pour la « Chanson »  (Ralph Boncy) (mai 1985)
Toujours fidèles au rendez-vous, entre le public et eux, c’est le grand Amour  « Yole et Ansy » Quelque soient l’heure et le lieu, de longues et interminables files de spectateurs se forment devant les théâtres ou ils se produisent tant en Haïti qu’à l’étranger. De la plus modeste à la plus prestigieuse des salles en passant par le . En tant qu’ambassadrice de la Chanson Haïtienne, Yole Dérose a mené à fond, aux côtés de son partenaire (Décédé depuis 8 ans d’un cancer du colon) tous les combats que la musique et la parole pouvaient mener et gagner.

Après « l’adieu à la scène » du célèbre couple et les événements qui s’en suivirent, Yole, imbattable, tout en encadrant sa fille unique Ranya que la disparition de son père avait affectée, décide de réintégrer le monde artistique et culturel en mettant sur pied « Les Productions Yole Dérose » Cette décision est motivée par la longue expérience de l’artiste dans la conception et l’organisation de Spectacles tant en Haïti qu’à l’étranger et pour avoir aussi beaucoup souffert de la carence en organismes adéquats pouvant aider à l’épanouissement des talents. Bien imbue des problèmes du milieu et surtout de ses limites « Les Productions Yole Dérose » se veut une réponse, une référence, un symbole de qualité. Elle se lance ainsi dans la conception, la réalisation et la production de grands spectacles, de grandes rencontres entre artistes haïtiens et étrangers dans le but de favoriser et promouvoir l’échange culturel entre musiciens, chanteurs, danseurs, poètes et artistes d’horizons divers. Elle croit tout aussi bien en l’Art comme support idéal de formation, d’éducation et de rétablissement de la mémoire dans un pays aussi dévasté que le sien.
Elle frappe son premier grand coup à Tara’s le 27 nov. 1999. Elle Baptise les « Productions Yole Dérose » et présente sa Première Super-Production :

…….en ces termes : …Il me souvient, d’avoir Ansy et moi, un certain soir, brûlé nos premiers costumes de scène devant un public nombreux, enthousiaste mais malheureux. C’était un 20 décembre…. Ce geste dans sa gravite et sa solennité, symbolisait nos adieux à la scène. Mais que l’on ne s’y méprenne pas : Je n’avais point lors livré aux flammes ni mon cœur, ni mon âme, ni la musique et encore moins mon sens inné de la beauté, du rêve, de l’ineffable et du sublime…

Succès colossal, Une Création audacieuse, somptueuse ou elle laisse exploser dans ses textes toute la profondeur de sa spiritualité et de sa maturité.
Elle continue sur sa lancée et en dehors de ses autres activités, sont à noter les autres Créations dont elle est l’Auteure et plus récemment, qui a connu un succès sans précédent et dont la dernière représentation a eu lieu le 30 déc. 2006 au Champ de Mars devant un public porte aux nuee qui s’est mis debout dans une synchronisation parfaite pour saluer celle qui dans la forme et dans le fond est restee intacte dans son cœur quand elle prit le micro pour chanter comme un cadeau trop longtemps attendu « Haiti ne pleure pas »

Yole Dérose, 1er janvier 2007

Réalisations de Les Productions Yole Dérose: www.lesproductionsyd.com/Accueil2.htm

Au nom de l'Atlantide - Tara's, 27 novembre 1999 / Djoumbala, 18 décembre 1999 • Emeline Michel - Cordes et Ames  Rex Théâtre, 15 juin 2000 / Café des Arts, 16 juin 2000 / Yaquimo night club Jacmel, 17 juin 2000 / Le Florville, 18 Juin 2000 • Femme - Ritz Kinam, 26 mai 2001 / Rex Théâtre, 16 et 17 novembre 2001 • Orlane et Emeline Michel - Le Florville, 27 mai 2001 • Beethova Obas et Emeline Michel - Cap-Haïtien, inauguration Musée de la Monnaie (BRH), 14 août 2001 / Versailles, 15 août 2001 / Café des Arts et Lime Light, 17 et 18 août 2001 • Strings - Emeline Michel - Inauguration les jardins du Florville, 16 décembre 2001 • Tournée japonaise en collaboration avec l’Ambassade du Japon en Haïti: Kimiko Nakazawa et Toshiki Usui, Léogane; Marmelade; Cap-Haïtien; Port-au-Prince, Salle Horizon de l'hôtel Montana, du 24 au 30 juillet 2002 • Haïti terre de Feu, Tara’s, 5 décembre 2003 / Karibe Convention Center, 27 novembre et 5 décembre 2004 / Kiosque Occide Jeanty, Champ de Mars, 30 décembre 2005. • Gala de l’Amitié,Spectacle multi-culturel : Haiti - Saint-Domingue Parc Historique de la Canne à sucre, 24 juin 2006. • Célébration 20 ans de carrière de Emeline Michel, 1er décembre (Invitation Digicel) - Tara’s / 3 décembre 2006 - Lotus / 7 décembre 2006 - Gonaives / 9 décembre 2006 - Parc Historique / 11 décembre 2006 - Tara’s • Festi-Carnaval (de concert avec la Fondation Canez-Auguste) le 16 février 2007 / King Posse - Djakout Mizik - Défilé de masques carnavalesque de Jacmel – Le groupe à pied « Fashion mate »• Tifane en concert, 3 mars 2007 - Parc Historique de la Canne à Sucre (de concert avec la Fondation Canez-Auguste). Elle coordonne aussi certaines activites artistiques proposees par la Fondation Canez Auguste.

 

 

 

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La révolution tranquille

Mesyedam lasosyete... C'est ainsi que Maurice Sixto introduisait ses contes. Ce texte de Jacques Désinor montre la valeur du créole dans l'art de Maurice Sixto.Celui qui enregistrait ses oeuvres avec sa voix avait vu les limites de l'écriture en Haïti. Tiré de la brochure que vient de faire paraître la Fondation Maurice Sixto, ce texte mérite sa place dans la quête d'identité que la collectivité haïtienne recherche fiévreusement aujourd'hui.


Haïti: Pour Maurice Sixto, tout a commencé depuis son adolescence studieuse à Saint-Louis de Gonzague. Il égayait les moments de détente de ses condisciples avec son remarquable talent de diseur. Il les étonnait en imitant presque à la perfection le monstre sacré du théâtre qui a pour nom Sacha Guitry. Il parodiait Sténio Vincent, prince de l'éloquence haïtienne. Changeait facilement de registre en entrant dans la gorge d'un pittoresque magistrat communal. Il excellait aussi bien dans les interprétations en français que dans l'incarnation des personnages désopilants de notre folklore national. Avec un indiscutable accent du terroir. Maurice démontrait combien, à coté de la culture française et latine inculquée sur les bancs de l'école, les vieux fonds de notre langue vernaculaire, dont l'usage était pourtant formellement interdit à l'intérieur de l'établissement, recelait tout un trésor de culture que nous ne devions pas mépriser.

Avec une telle disposition d'esprit, on ne doit point s'étonner du Maurice Sixto d'aujourd'hui. Ses convictions se sont fortifiées au contact de nos réalités et des vicissitudes de la vie. C'est ainsi qu'il a pu parvenir au plein épanouissement de sa carrière d'artiste en exaltant une langue qui demeure le patrimoine inaltérable de toute la population haïtienne.

Véhicule de notre culture populaire, le créole constitue pour Maurice Sixto le moyen le plus immédiat pour atteindre les masses au service desquelles il entend consacrer l'autre quart, et peut être plus, d'une vie qui est loin d'être inutile. Ne voulant ressembler en rien à ces infirmières décrites par Arturo Paoli qui pansent les membres ensanglantées sans se soucier de la langue que parle le blessé, Sixto juge qu'il est préférable de dire au blessé, dans sa propre langue, le traitement qui lui est nécessaire. Ainsi la collaboration se trouve totale entre le patient et son médecin. L'artiste en cela est aussi devenu médecin.

Avec son incontestable talent, Maurice Sixto aurait pu s'adresser à d'autres milieux. Il aurait pu gagner de l'argent en se contentant d'être purement et simplement un amuseur de foule. Faire rire les gens d'un gros rire, de ce rire inconscient provoqué. Il aurait pu gagner de l'argent en s'adressant à ces milieux huppés où, par snobisme, pour avoir bonne conscience, on ouvre généreusement sa bourse, tout en fermant son coeur, pour faire parler de soi, de ses largesses face aux handicaps physiques d'un homme de talent.

Pour avoir fréquenté ou vécu dans ces milieux, Maurice Sixto sait très bien quelle part d'exploitation il aurait pu en tirer, à très bon compte, s'il omettait de toucher, même de loin, à ces troublantes questions sociales. On lui permettait assurément de faire brillante carrière et gros sous pour ses vieux jours. Il se retirerait ensuite sous sa tente avec l'orgueil de faire partie des gens respectés qui regardent les autres de très haut, avec insolence. Mais Sixto préfère, à de telles commodités, un rôle éminemment social en se penchant sur le sort des démunis, des exploités, afin de les porter vers la conquête de la dignité, en les aiguillonnant sur le chemin de la libération totale. Et cela, avec les mots simples de notre vocabulaire créole, avec toute la profonde philosophie que véhicule notre langue parfaite bien que non encore figée en des règles grammaticales écrites.       

Après avoir médité sur l'étrange dualisme linguistique d'une communauté affligée au surplus d'une ambivalence sociale encore plus étrange, le galopin espiègle de saint Louis de Gonzague a compris la nécessité d'entreprendre un travail de conscientisation nécessaire de nos masses illettrées en même temps que celle de nombreux membres de notre société qui réclament avec ostentation et fatuité d'être des intellectuels.

Près de deux décennies que Jean Paul II se soit agenouillé pour baiser la terre d'Amérique, Maurice Sixto abordait l'Afrique pour la première fois et eut à accomplir le même geste de piété sur les rives de Dakar, au Sénégal. C'était pour Maurice sa façon de souligner son retour aux sources vives de notre Africa Mater.

Au Zaïre où il se dévouait comme enseignant, il constata tout ce qui a pu être accompli en fait d'éducation populaire dans la langue d'usage des tribus africaines. Et sur cette terre africaine des entrailles de laquelle sont sorties les masses d'esclaves qui finirent en Haïti par transformer leurs chaînes en armes de combat, Maurice Sixto eut le loisir, tout en initiant ses élèves à la connaissance de l'anglais, de mûrir les personnages types de Léa Kokoyé, de Ti Sentaniz et de tant d'autres oeuvres de grande maturité intellectuelle.

De nos jours, bien que le titre d'intellectuel prête à confusion et qu'il soit souvent employé au péjoratif, bien qu'il soit devenu une sorte d'injure sur les lèvres des gens dénudés de culture au point d'imaginer possible un pays sans élite intellectuelle, il ne faut point hésiter à reconnaître en Maurice Sixto un grand intellectuel. S'il ne l'était pas, nous n'aurions pas l'immense plaisir de le placer aujourd'hui sur le pavois en reconnaissance de l'utilité de ses oeuvres plus qu'enrichissantes de notre littérature créole.

« Au risque de lui décrocher une grosse injure, je dirai qu'il est un intellectuel, clamait André Thérive à propos de son ami Paul Nisan. A notre époque, il nous faut ajouter à l'adresse de certains béotiens qu'il faut éviter à tout prix de mettre dans le même panier les intellectuels, les vrais, à côté des demi lettrés, parasites improductifs.

Maurice Sixto, en intellectuel, sait que le rire est parfois inconscient, mais aussi que le rire est souvent sérieux. Les gens ont besoin de rire. Et l'on a parfois raison de les faire rire. Le rire a une fonction sociale. A condition de savoir prendre « toutes les précautions de l'art comique pour que le rire soit vainqueur ».

« Castigat ridendo morès ». Maurice Sixto sait que cette maxime a existé longtemps, bien longtemps avant Molière. Aussi, sans que d'aucuns s'en aperçoivent, Maurice Sixto, pour nous délivrer son message, s'est ingénié à nous faire rire. Mais, après avoir beaucoup ri, la leçon à tirer de ce rire fait que tout le comique se fige aux coins de nos lèvres pour se transformer en un rictus beaucoup plus grave, afin de porter les gens à réfléchir, du haut au bas de l'échelle sociale. Une humble femme du peuple, arrivée tout récemment au Canada, ne se réjouissait-elle pas en nous rapportant que depuis la diffusion de Ti Sentaniz en Haïti bien des mégères, par crainte d'êtres classées comme telles plutôt que par bonté d'âme, ont rapidement changé de comportement vis-à-vis de leurs domestiques qui ont compris maintenant bien des choses grâce à Maurice Sixto ?

N'est-ce-pas que la leçon morale à tirer de Léa Kokoyé, de Ti Sentaniz et de toutes les autres oeuvres de Maurice Sixto, si elles étaient écrites en français, auraient été comprises d'une minorité qui serait trop aise de cacher la vérité sous le boisseau comme cela est arrivé depuis plus d'un siècle d'exploitations ?

L'impact des oeuvres de Maurice Sixto, écrites en créole, se fait sur la totalité des Haïtiens. De telle sorte que, des années et des années plus tard, des générations d'analphabètes sorties de leur ghetto intellectuel et de leur prison psychologiques pourront dire : " Bénédiction à jamais pour Maurice Sixto qui, le premier, a soulevé pour nous un pan de ciel bleu en recouvrant nos yeux à la lumière."


Jacques Désinor

Source: lenouvelliste.com

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« L'auteur de Ti Sentaniz est mort d'une crise cardiaque »

Au moment où tout est à remettre en question pour retrouver l'identité haïtienne, nous avons eu l'opportunité de rencontrer madame Gertrude Séjour, directrice de la Fondation Maurice Sixto. Elle vient de faire sortir une brochure de textes et de photos sur le plus célèbre « audienceur » contemporain haïtien. Elle nous parle du parcours de Maurice Sixto, des oeuvres de ce dernier, des circonstances de sa mort. Maurice Sixto, le maître du nationalisme culturel haïtien, est présenté comme une homme qui a lutté jusqu'au bout pour le changement des mentalités dans son pays.

Haïti: L.N.: Madame Gertrude Séjour vous êtes la principale dépositaire des oeuvres de Maurice Sixto et responsable de la Fondation qui porte le nom du célèbre « audienceur » haïtien. Pouvez-vous nous donner une idée de la quantité des oeuvres laissées par l'artiste ?

Gertrude Séjour (G.S.) : Je remercie Le Nouvelliste pour cette invitation. J'en profite pour parler des oeuvres de Maurice Sixto. En lisant "La Condition humaine" d'André Malraux, arrivé à la dernière page, il ne voyait plus rien. Il a compris qu'il avait perdu la vue. Il souffrait de maladie oculaire depuis l'âge de 18 ans. Il souffrait de glaucome qui ne pardonne pas, d'après ce qu'il disait. Une phrase avait retenu son attention : « Il faut se défendre contre les absurdités de la vie. Il faut se défendre en créant ». Le lendemain, Léa Kokoyé était née suivi d'autres oeuvres : Ti Sentaniz, Mèt Zabèlbok, Gwo Moso, ect. Il a affirmé que tout était déjà dans le tiroir de sa mémoire. Il a tiré dans le quotidien haïtien. Il a en tout créé: 49 textes dont certains sont déjà publiés dans les huit CD en circulation. Il a d'autres textes à venir comme « La fortune politique d'Elie Lescot », « La fortune politique de Dumarsais Estimé », « La diplomatie se meurent et les ambassadeurs ont peur ». Dans ce dernier texte, il parle d'ambassadeurs haïtiens et étrangers. J'ai l'intention de publier un CD avec des textes uniquement français.

L.N. : Ces textes sont enregistrés avec sa voix ?

G.S. : Maurice a des textes qui ne sont pas enregistrés sur bande sonore tels que Vingt ans de progrès, un texte sur Martin Luther King, des poèmes.

L.N. : Vous venez de faire paraître une brochure accompagnée d'un CD sur Maurice Sixto. Cela entre dans quelle perspective ?

G. S. : Nous avons voulu séparer les textes français des textes créoles. Nous voulons partager avec tout le monde les écrits des gens qui ont connu Maurice Sixto.

L.N. : Cette brochure est illustrée des photos inédites de Maurice Sixto. Parlez-nous en.

G.S. : J'ai voulu partager avec tous les haïtiens et les étrangers certaines photos de Maurice Sixto qui sont restées, jusqu'à date, inédites. Il y des gens qui l'entendent mais qui ne le connaissent pas physiquement. Il avait beaucoup d'amis : la famille Kennedy, Alex Aley Junior, l'auteur du film Roots, le maire Rizzo qui remettait à Maurice, en 1976, la cloche représentant la liberté aux Etats-Unis d'Amérique.

L.N. : Dans ces photos on voit un Maurice Sixto très bon vivant, sociable, le sourire aux lèvres, ce qui semble ne pas correspondre aux images des derniers moments de sa vie durant lesquels il aurait vécu en solitaire jusqu'à sa mort.

G.S. : Maurice n'a pas vécu en solitaire, comme on veut le faire croire. Depuis l'Afrique, il a rencontré Marie Thérèse Torchon qui avait été « envoyée par René St Louis à Sixto comme une lettre », selon les termes de madame Sixto. Ils ont vécu non séparés. Maurice n'était pas un solitaire. Il était bon cuisinier. Le jour de sa mort, il avait assaisonné un filet de boeuf pour sa femme à l'occasion de la fête des mères, le lendemain.

L.N. : On pense qu'il est mort seul et que toute la maison en Philadelphie aurait pris feu.

G.S. : Ce n'est pas vrai. La femme de Maurice remarquait qu'il se brûlait en allumant sa cigarette. Elle aussi a cessé de fumer pour permettre à Maurice d'arrêter la cigarette. Maurice a fait acheter des cigarettes en cachette, par une voisine. En allumant sa cigarette, l'allumette est tombée sur lui et le bas de son pyjama a pris feu. Il a eu le temps d'appeler le docteur Gérome. Il est mort à la suite de ses brûlures, à l'hôpital Albert Einstein, à Philadelphie. On a dit que c'était Jean Claude Duvalier qui serait derrière cette affaire. Ce n'est pas vrai. Selon moi, Maurice est mort d'une crise cardiaque.

L.N. : Comment avez-vous pu faire pour récupérer les biens à l'extérieur de Maurice Sixto ?

G.S. : Marie Thérèse Torchon, sa femme, savait la complicité existant entre Maucice et moi. Elle m'a fait rentrer aux Etats-Unis. On a été chez le notaire et ensuite au Consulat d'Haïti pour me nommer dépositaire des oeuvres et des artefacts de Maurice Sixto.

L.N. : Qu'est devenue la maison ?

G.S. : La Villa Lea Kokoye, où Maurice a vécu toute sa vie, est aujourd'hui un vrai musée. Maurice disait toujours : Je suis né aux Gonaïves où Haïti a pris son indépendance, et j'ai vécu dans la ville où les Etats-Unis ont pris la leur.

L.N. : L'image de grand blagueur est collée à Sixto. Il nous semble aussi qu'il maîtrisait l'histoire des peuples.

G.S. : Une phrase de Tiga, Jean Claude Garoute, dit : Bouch Maurice Sixto se listwa. En plus, il n'était pas blagueur. Il savait comment raconter pour changer. Il nous parlait des faits vécus pour nous porter à changer de comportement et avoir un autre pays où il fait bon vivre.

L.N. : Quand a-t-il laissé Haïti ?

G.S. : Il a laissé Haïti en 1962 avec le premier contingent de professeurs haïtiens qui partaient pour l'Afrique sous l'égide de L'Unesco. Il a enseigné le français, l'anglais,le latin et les sciences sociales au Congo. Il disait que les belges étaient partis sans former un seul professeur. Il fallait les remplacer. Il est resté 9 ans au Congo. Penché sur son balcon, il ne voyait passer, disait-il, que des haïtiens. Il pouvait facilement mettre un nom sur chaque visage. Déjà, il emmagasinait des histoires. Cela depuis Saint Louis de Gonzague où il a fait toutes ses études. Il montrait déjà ses talents de conteur. Il a repris mot pour mot un discours du président Vincent qui était passé à St Louis.

L.N. : Vous avez cité des oeuvres très peu connues de Sixto : « La fortune politique d'Elie Lescot » et « La fortune politique de Dumarsais Estimé . » C'est satyrique ou historique ?

G.S. : Ce sont des textes historiques. Il fait passer des messages. Ils parlent de ces présidents. Quand la Fondation aura les moyens, elle les fera sortir et tout le monde sera édifié.

L.N. : Qu'avez-vous entrepris depuis la création de la Fondation en mai 2004 ?

G.S. : La Fondation a entrepris bon nombre d'activités à partir de ses moyens. La compagnie Voilà a bien voulu aider à éditer le CD qui est en vente actuellement, sans compter d'autres initiatives. Plan Haïti, World Vision, Sogebank et d'autres supportent toujours les activités culturelles de promotion de la Fondation. Il faut mentionner aussi Caribinter. L'Unesco a supporté l'édition de la brochure actuellement en circulation. Nous avons initié Le Mois Créole en Haïti qui est à sa quatrième édition.

L.N. : Avez-vous un projet plus vaste autour de Maurice Sixto ?

G.S. : Mai 2009 ramène un double anniversaire : 25 ans de sa mort et ses 90 ans. FLASCO de St Domingue a permis à la soutenir deux étudiants des sciences humaines dans la préparation de leurs thèses de mémoire. La Fondation, dès janvier de l'année, compte organiser une pléiade d'acticités dont la plus grande sera en mai 2009 : une conférence internationale au Caribe Convention Center en partenariat avec la Fondation Restavèk de Jean Robert Cadet sur la problématique de la domesticité en Haïti. On a aussi Ti Sentaniz sortira sur bande dessinée à partir d'avril 2009. On demandera aux conférenciers de traiter des thèmes tels : l'esthétique dans les oeuvres de Maurice Sixto, la Femme, les Droits de l'Homme et de l'Enfant.

L.N. : Vous êtes aussi une grande promotrice de chants. Tout le succès de Ti Fane semble venir de vous.

G.S. : Je fais la promotion de ce qui est bon, qui peut changer, améliorer un état de fait. Maurice Sixto travaillait pour un changement social.

L.N. : Etait-il un grand nationaliste ?

G.S. : Très nationaliste. C'est par amour pour le pays qu'il a rapporté tout ce qu'il a vu et entendu.


Propos recueillis par Pierre Clitandre

Source: lenouvelliste.com

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Une messe d'action de grâces en mémoire de Sixto

Haïti: Une messe d'action de grâces a été chantée le samedi 24 mai écoulé en l'église Sainte-Thérèse de Pétion-Ville en mémoire du feu conteur haïtien Maurice Sixto à l'occasion du 89e anniversaire de sa naissance, le 23 mai.

Cette cérémonie a eu lieu à l'initiative de la Fondation Maurice Sixto (FMS) dirigée par Gertrude Séjour. Plusieurs membres de la FMS, des admirateurs de Sixto et des enfants défavorisés issus de l'organisation Timoun kap Teke Chans (TIMKATEK) et du Centre d'Action pour le développement ont assisté à cette messe.

Dans son homélie, le célébrant, Dominique Brutus, a surtout encouragé les enfants à prendre leur avenir en main et à marcher dans le sillage de Sixto, « ce combattant pour la vie », a-t-il dit. « Soyons des combattants pour la vie à la manière de Sixto dans le but de transformer notre communauté », a exhorté le révérend. Le père Brutus a d'ailleurs considéré cette messe d'action de grâces en mémoire de Maurice Sixto comme une célébration de la vie.

Après la messe, les admirateurs du conteur se sont retrouvés au local de l'INSACH où la Fondation Maurice Sixto offrait un vin d'honneur. Témoignages, chants, contes ont constitué un bouquet d'hommage à Sixto.

Calixte Clérismé, membre fondateur de la FMS a parlé de la portée sociale de l'oeuvre du conteur. Il a rappelé que Sixto a dénoncé l'injustice sociale et jeté les bases d' « un mouvement de réflexion et surtout d'action ».

Présent aussi à cette rencontre, Théodore Beaubrun Junior, dit Lòlò, a mis l'accent sur la dimension internationale de l'oeuvre du créateur. « Les contes de Sixto dépassent la réalité nationale, ils embrassent aussi la réalité internationale », a-t-il dit. Lòlò a aussi proposé aux responsables de la FMS de mettre les contes de Sixto en image. Tout en lui offrant sa collaboration, il suggère à la fondation de commencer par réaliser des courts métrages avec les plus beaux contes de Sixto afin de les populariser davantage et de mieux faire passer le message dont ils sont porteurs.

La directrice du CAD a parlé du parti pris de Sixto pour les enfants défavorisés. Accompagnée de Dafca Joseph, une ancienne enfant en domesticité, qui, aujourd'hui est encadrée par le CAD, Marline Verdier Mondésir a renouvelé sa volonté de continuer l'oeuvre sociale de l'auteur de Léa Kokoye.

Des jeunes de la fondation, dont Enock Gabriel, dit Romano et Kerline Jean-Louis Augustin, ont chanté, dit des extraits des contes de Sixto pour lui rendre hommage.

La directrice de la Fondation Maurice Sixto annonce que l'hommage à Sixto va continuer avec une représentation de «Sixtolette », une adaptation de Tisentaniz, par la troupe Rideau Rouge à la salle Sainte- Rose de Lima ce vendredi 30 mai à 5 heures p.m. Gertrude Séjour a fait aussi savoir que la FMS continue ses actions dans le social. Elle vient de financer les mémoires de sortie de deux étudiants de la faculté des Sciences humaines. Il s'agit de Dimitri Jean et de Bernadin Amazan qui ont bénéficié chacun de 5 000 dollars us. Maurice Sixto, dont la fondation perpétue la mémoire, est né aux Gonaïves le 23 mai 1919. Il fut professeur de français, d'anglais, de Latin et de sciences sociales à Kinshasa, République du Congo; et conférencier sur les civilisations précolombiennes et africaines à Philadelphie, (USA), etc.

La valeur de Sixto fut vraiment reconnue quand, en 1959, il reçut du gouvernement haïtien la décoration de l' «Ordre Civil et Mérite Toussaint Louverture». Cette même année, il fut choisi pour aller décorer cinq grands médecins américains et le maire de Chicago, M. Y. Daley. Et suivirent d'autres distinctions. Maurice Sixto fut détenteur de la carte "Citoyen du Monde" pendant plusieurs années et jusqu' à sa mort le 12 mai 1984.

Source: lenouvelliste.com

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Les yeux de Sixto...

 

 

 

Ce lundi 12 mai 2008 ramène le 24e anniversaire de la mort de Maurice Sixto, et le 23 ramera son 89e anniversaire de naissance. De passage en Haïti le mois dernier à l'occasion de ce double anniversaire, Marie-Thérèse Torchon Sixto, veuve du conteur, a participé à l'émission «Métissage » diffusée sur « Magik 9 » le samedi 17 mai à 5 heures p.m., et reprise le dimanche 18 mai à 11 heures a.m. Dans cette émission, elle a déclaré avoir été les yeux et la force de Sixto. Interview.

Haïti: Le Nouvelliste: Marie Thérèse Torchon Sixto, vous êtes en Haïti depuis environ un mois. Dans quel contexte se situe cette visite ?

Marie Thérèse Torchon Sixto: Le mois de mai ramène à la fois l'anniversaire de naissance et celui de la mort de Maurice Sixto. C'est pourquoi je me suis fait le devoir de venir renforcer les activités de la Fondation Maurice Sixto. L'équipe de la Fondation aime tellement ce qu'elle fait, elle aime tellement Sixto, que je me ferais un tort de ne pas participer aux préliminaires des activités qu'elle organise pour marquer le double anniversaire de Maurice. Alors, me voici en Haïti. Et je dis : « bonjour la société », comme aurait dit Maurice.

L.N: Bienvenue en Haïti, madame Sixto. Quelles sont les principales activités de la FMS pour marquer le double anniversaire du conteur?

M.T.T.S: Il y aura une grande surprise. Nous allons sortir un magazine hors-série dans lequel serons publiées des oeuvres de Maurice connues, inconnues, mal connues; et des textes écrits par ses admirateurs. Nous allons aussi organiser des conférences, des représentations théâtrales et une messe d'action de grâces le 24 mai.

L.N: Parlons de la Fondation Maurice Sixto que vous avez vous-même fondée. C'était quand et dans quel objectif ?

M.T.T.S: Je l'ai fondée en 2001. Je crois que l'inspiration m'est venue de
l'au-delà. C'est Maurice qui m'a inspiré. Parce que, vivant aux Etats-Unis, son désir le plus fort, c'était de retourner en Haïti. Quand il se déplaçait de Philadelphie à New-York, il marchait toujours avec son passeport dans l'idée de faire le saut vers Haïti. Mais cela n'a pas eu lieu. Avant l'heure n'est pas l'heure, après l'heure n'est plus l'heure. Alors j'ai pris en charge de le faire revenir au pays qui le faisait le plus plaisir et qu'il a adoré jusqu'à sa mort.

L.N: Mais comment avez-vous procédé pour le faire revenir au pays ?

M.T.T.S: Pour le faire rentrer, j'ai appelé ma nièce Gertrude Séjour, et je lui ai fait part de mon intention. Je lui ai dit : « Après avoir passé 33 ans à l'Education nationale de Philadelphie, je vais prendre ma retraite en Europe. Je ne veux pas laisser les pièces de Maurice. Je ne veux pas laisser Maurice seul à la maison, je te le confie.» Confier Sixto à Gertrude Séjour, c'était lui confier presque tout ce que Maurice possédait. C'est ainsi que la plupart des pièces de Sixto sont arrivées en Haïti. Mais il en reste encore aux Etats Unis, dont la Villa
Léa Kokoyé qu'on ne peut pas transporter en Haïti. La Fondation Maurice Sixto a pris naissance, et dès le départ, elle a suscité un grand engouement au niveau de la jeunesse.

L.N: A part madame Séjour dont vous avez cité le nom, quels sont les autres personnes qui gèrent la Fondation Maurice Sixto?

M.T.T.S: Le staff est composé de : Maurice Prospère, Zachary Maurin, Calixte Clairismé, Sandra Jean-Gilles, Gertrude Séjour, Jacques Fatal Piard. Je leur fait une entière confiance, et leurs décisions sont toujours ratifiées par moi. Je dis un grand merci à cette équipe. Et je ne m'arrêterai jamais de la remercier.

L.N: A part la Fondation Maurice Sixto que vous avez créee, est-ce qu'il y a d'autres institutions qui pérennisent l'oeuvre de Sixto ?

M.T.T.S: Avant la Fondation, il y avait le Foyer Maurice Sixto fondé par le père Miguel. Ce dernier est un autre admirateur de Sixto.

L.N: Vous avez mis sur pied la Fondation Maurice Sixto, est-ce une façon pour vous d'empêcher que son oeuvre soit jetée aux oubliettes?

M.T.T.S: Oh non ! Je n'ai pas ce souci, puisque lui, dans ses oeuvres, il s'exprime d'une façon telle qu'il n'y a pas de place pour moi. Il a tout
forgé dans sa tête, et pour lui-même. Même les personnages, il les a connus avant moi. Comme je soutiens la fondation, je ne peux que le soutenir aussi. L'oeuvre de Sixto peut vivre de par elle-même. Des fois on me demande dans quelle mesure j'ai aidé Maurice dans son oeuvre. Je dis : «
Il y a le soutien moral, il y a le soutien physique, et le soutien tout court. Moi, j'étais avec Maurice, j'étais sa force, j'étais ses yeux. C'est tout. »

L.N: Comment l'oeuvre de Sixto continue-t-elle à vivre dans la diaspora ?

M.T.T.S: Sixto est apparu très tard dans la littérature et il s'y est fixé.
C'est tout ce que je peux dire.

L.N: Est-ce que vous pouvez camper pour nous maintenant le personnage ?

M.T.T.S: Maurice Sixto est né aux Gonaïves le 23 mai 1919 de Maria Bourand et d'Alfredo Sixto. Il a commencé ses études classiques dans sa ville natale, avant d'entrer à Port-au-Prince pour les poursuivre à Saint-Louis de Gonzague. Déjà, à l'école il faisait rire. Il vivait sans problème jusqu'à la mort de sa mère. C'est un coup dur qui a marqué toute sa vie. Le mariage de son père avec une jeune fille qui avait presque le même âge que lui l'a révolté aussi. Il est entré à l'école militaire. Plus tard, il a laissé l'école militaire et est devenu professeur, guide touristique, etc. En dépit du fait qu'il avait toutes ces cordes à son arc, Maurice a connu des situations financières très difficiles en Haïti. Il m'a toujours raconté que c'est parce qu'il marchait avec des semelles percées en Haïti qu'il avait décidé d'immigrer en Afrique. Mais il avait bon coeur. Il se penchait sur toutes les petites misères, comme sur les grandes.

L.N: Parlez-nous de votre rencontre avec Sixto.

M.T.T.S: C'est plutôt personnel. Comme Maurice, j'ai perdu ma mère très tôt. Mon père médecin était pris par son travail médical et les jeunes femmes qui le convoitaient. J'ai grandi vite, je me suis mariée très jeune. Et ce n'était pas ce qu'il fallait. Et, me rappelant que mon père m'avait dit un jour : « quand une vie ne vous plaît pas, vous la changez », j'ai du refaire ma vie. J'ai eu deux époux avant Maurice Sixto. Il ne m'a pas choisie, je l'ai choisi (rires !).

L.N: Qu'est-ce que votre présence a apporté dans sa vie d'artiste?

M.T.T.S: Tout. Tout. Tout. Ca a d'abord donné à Maurice Sixto confiance en lui. Etre accablé d'une cécité, ça ne vous grandit pas, au contraire, ça vous affaiblit. Mais chez Maurice, ça a développé doublement tous les autres sens aux dépens de sa cécité.

L.N: Est-ce qu'on doit comprendre que toute l'oeuvre de Sixto a été conçue pendant qu'il vivait avec vous ?

M.T.T.S: Oui. J'étais la cheville ouvrière de tout.

L.N: On doit vous remercier d'avoir aidé à l'épanouissement du conteur.

M.T.T.S: J'en suis fière.

L.N: Comment concevait-il ses contes ?

M.T.T.S: Il avait sa cassette. Dans la solitude, il se mettait devant son magnétophone, et l'histoire venait spontanément. J'imagine qu'à chaque fois que Sixto créait un conte, il sortait du milieu qui l'entourait pour retourner en Haïti. Maurice Sixto a laissé le pays et c'est en Afrique qu'il a commencé à créer ses contes. Mais à les écouter, on sent qu'Haïti habitait Sixto, même quand, lui, il n'habitait plus en Haïti. C'était dans son intérieur. Il charriait le pays avec lui. Il n'a jamais fait des nouvelles sur Haïti, il n'avait aucun contact avec le pays.

L.N: Quelle est l'oeuvre de Sixto qui vous marque le plus ?

M.T.T.S: mC'est Léa KoKoyé. C'est ce conte qu'on avait conçu ensemble. D'ailleurs ma villa aux Etats-Unis s'appelle « Villa Léa Kocoyé »


Bien-Cher Louis-Pierre
blouispierre@yahoo.fr

Source: lenouvelliste.com

 

 

 

 

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Dessin animé « Ti Sentaniz » : grand favori des enfants

L’animation Ti Sentaniz connait un franc succès parmi les enfants. Pilier central de la campagne «Yon Ayiti san Restavèk !» lancé en octobre 2009, ce film devra sensibiliser la génération montante à rejeter les pratiques culturelles qui portent atteinte aux Droits de l’Homme, ceux des enfants en particulier.

La Fondation Maurice A. Sixto se réjouit que l’animation Ti Sentaniz du jeune réalisateur haïtien Jud-Alix François connaisse un grand succès parmi les enfants. Lors du passage de la caravane Sinema anba zetwal/Cinéma sous les étoiles dans des campements dans la commune de Tabarre les enfants ont désigné Ti Sentaniz comme leur film favori. C’est le même cas dans divers centres d’hébergements qui ont réclamé le dvd Ti Sentaniz à des fins de loisirs et de sensibilisation.

L’animation Ti Sentaniz, inspirée de l’œuvre originale de feu Maurice Sixto, dénonce l’exploitation et les abus dont sont victimes les enfants à travers le système restavèk. Le film s’achève sur une extra scène qui ouvre une perspective heureuse aux enfants dits restavèk.


Le dessin animé d’une demi-heure environ est produit par la Fondation en partenariat avec le projet « Kore Dwa Moun » de la PADF grâce au soutien de l’USAID ainsi que le support des médias haïtiens, principalement les chaines de télévision.

La Fondation Maurice A. Sixto ainsi que le projet « Kore Dwa Moun » de la PADF espèrent aussi que la campagne  « Yon Ayiti san Restavèk » va prévenir l’amplification du phénomène restavèk surtout après le séisme du 12 janvier en sensibilisant la famille biologique à réfléchir deux fois avant de confier leurs enfants à une autre famille.

Ils espèrent également que cette campagne favorisera le changement de comportement de la famille d’accueil vis-à-vis des enfants Restavèk pour que ces enfants reçoivent affection et amour et qu’ils soient l’objet d’un traitement respectueux de leur dignité.

A date, Ti Sentaniz est la seule animation contre la traite d’enfants, produite par une équipe d’animateur-graphiste haïtien.

Fondation Maurice A. Sixto

Spot Ti Sentaniz: 

 

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il etait une fois .... Maurice Sixto

Il était une fois, un homme, un haïtien, un de ceux-là que l'on voudrait voir vivre pour toujours,  mais… la nature a ses lois.

Ainsi, de toute la  panoplie des grands et inoubliables hommes qu' a vu naître notre chère Haïti,  nous prenons un vif plaisir à mettre en évidence, en vue de lui rendre un hommage bien mérité,  un très bel échantillon de notre fierté nègre: MAURICE A. SIXTO! 

Pourquoi Maurice SIXTO? Eh bien, il est des moments de l’existence où un peuple se doit de se tourner vers ce qu’il a produit de valable et y puiser cette bouffée régénératrice qui lui dit que tout n'est pas perdu.  A ce moment où précisément Haïti, telle une mère abandonnée, semble se demander: "Mais, où sont mes vaillants fils"?  Maintenant où l’on compare notre île à un bateau à la dérive, sans gouvernails ni capitaine, il est bon, réconfortant même, de se souvenir, d’un M. Sixto, par exemple.

QUI EST MAURICE A. SIXTO? 

Né aux Gonaives le 23 mai 1919, il est le fils de l'Ing. Alfredo SIXTO  et petit-fils d’Adolphe SIXTO, originaire de St.T homas (ILES VIERGES).  Sa mère, Maria Bourand, fille de Alice de Vastey, n’est autre que la petite fille du Baron de Vastey.

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